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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 23:51
Introduction sceq3           
Odile Thuilier
26 sept 2006
 
Education et sciences humaines
 
Objectifs : Construire instruire son mémoire en s’appuyant sur un faisceau multiréférentiel :
Psychologie, sociologie, histoire, philosophie de l’éducation
 
Confronter avec son propre sujet de mémoire
Rédaction de synthèse liée à sa propre question de mémoire, penser à faire le lien avec son propre projet de recherche. Quels sont les apports des différentes disciplines : ça se complète ? S’oppose ? S’articule ? Pour pouvoir argumenter et se repérer dans les choix conceptuels, pour pouvoir argumenter dans la soutenance du mémoire. Dire, expliquer les différents apports des différentes disciplines au service du mémoire.
 
Epistémologie : discours sur les sciences, histoire des sciences
Qu’est-ce qu’une science ? Qu’est ce que la science ? Evolution de l’histoire des sciences et des techniques en rapport avec les pratiques sociales et humaines. Les sciences si elles n’évoluent pas, peuvent être érigées en dogme. Les sciences humaines et sociales dites molles sont des sciences jeunes.
 
Les savoirs évoluent, se constituent, se stabilisent par rapport à des pratiques sociales de référence .
Illustration de cette phrase : Vigarello Georges : un des fondateurs des sciences de l’éducation, analyse des photos de la pratiques du ski au début du siècle : on y voit des branches d’arbres près des pistes, il y avait des grosses chaussettes et pulls de laine, des planches en bois très lourdes, qui conditionnent une certaine pratique de la descente. (Idem pour scaphandres.) Aujourd'hui les pratiques sont différentes : l’environnement est aménagé pour le ski, les portes de passage sont faites avec des matériaux composites souples sur lesquels les skieurs s’appuient pour reprendre une impulsion.... Le rapport à l’environnement et les techniques ont évolué ce qui influe sur les pratiques et par la même sur les loisirs. La recherche fondamentale n’a pas toujours un impact direct immédiat sur les pratiques sociales. Charpak ne sait pas encore ce que ses recherches vont avoir comme retentissement sur la vie de tous les jours. Exemple de la santé. Autour des épidémies, il a fallu évoluer sur le matériel d’injection. La recherche a été interpellée pour améliorer les techniques de stérilisation et d’injection. Mais le matériel a changé les gestes des professionnels.
 
Il y a interpénétration de la recherche et des pratiques sociales.
C’est plus délicat à observer lorsque l’on regarde dans les pratiques éducatives (y compris l’animation). Exemple : l’évolution des toiles de tentes a eu un impact sur les randonneurs. L’évolution des sciences humaines modifie nos pratiques éducatives. Les problématiques que l’on rencontre au quotidien dans l’éducation interpellent la recherche. Mais la recherche n’est pas d’abord utilitariste. Ce n’est pas d’abord pour résoudre les problèmes du quotidien.
 
Praxis : pratique réfléchie questionnée
Praxéologie : recherche de l’action efficace.
 
D’où viennent les idées, les modèles, les concepts ?
Il y avait une sorte de définition de l’atome chez les Grecs, mais le savoir a évolué. Ce qui peut faire une discipline constituée : elle doit avoir des fondements épistémologiques. Cela participe d’une réflexion philosophique sur l’éducation. D’où viennent les sciences de l’éducation ? Qu’ont-elles de scientifique ?
Projet : mot fort : formation par la recherche qui participe à la professionnalisation. Praticien réflexif : le professionnel réfléchit à partir de ses pratiques ; la pluralité des points de vue est nécessaire.
 
Il faut être précis dans le vocabulaire pour faire un travail scientifique. Les mots ne sont pas vraiment des synonymes.
Exemple : Ethique questionnement existentiel Ricoeur grec pas forcément écrit. Déontologie origine latine, sens différent : règles codifiées charte écrite. On ne parle pas n’importe comment des gens sur lesquels on fait de la recherche dans le cadre d’un mémoire. Ex : les enseignants ne font pas d’effort. Problème déontologique. Principe énoncer sans dénoncer. Quand on a à argumenter, ne pas utiliser d’injonction : le travailleur idéal doit … ne doit pas.
 
 
Sciences de l’éducation : d’où ça vient ?
Philosophie de l’éducation : Christiane Peyron Bonjan a été l’élève d’Ardoino, Vigarello… Il faut se repérer dans le panorama des théories de l’apprentissage et de l’éducation. Qu’y-a-t-il de spécifique ?
 
Il y a eu un 1er mouvement aux 17 et 18 èmes siècles. Il y a eu un moment important : la révolution française. Quelle conception de la cité ? Pas de projet éducatif qui ne soit un projet politique. (Ardoino). La constitution des grandes écoles s’est faite à ce moment, il y a eu un projet de démocratisation de l’école. Raison et science contre obscurantisme, uniformisation de la langue (oc oil) dans le but d’apporter à tous les lumières de la science. Il y a eu une volonté de rationaliser les discours et les observations sur la nature, l’être humain l’éducation. Ex : en médecine Ambroise Paré travail sur les cadavres (interdit à cette époque, il s’est caché). Débat entre croyances et sciences. Mouvement pour contribuer à des connaissances plus rationalisées ( Sciences de la vie, de la matière et de l’homme). A ce moment est apparue la taxonomie : science de la classification (ex du vivant vertébrés, invertébrés….Classification des sciences. Quelles différentes sciences, qu’est ce qui les caractérise ? Une case est restée vide longtemps : éducation, pédagogie.
 
Première tentative de rationalisation des pratiques éducatives
Pour les pratiques éducatives : un auteur oublié a voulu rationaliser les discours : Marc Antoine Jullien fils dit Jullien DE PARIS (1775 - 1848), collaborateur de Pestalozzi (Suisse). Dans cet institut, on a voulu faire une mise en pratique de principes de Rousseau. DE PARIS a voulu soumettre les pratiques éducatives au même regard rationnel que les autres sciences. A toute chose on doit pouvoir trouver une cause. Si on ne peut démonter, démontrer les réalités, ce n’est pas scientifique. Ex : il ne suffit pas d’aimer les enfants pour bien faire la classe.
1ère approche de la pédagogie : ce qui est pratique. Description rigoureuse des pratiques, étude de la psychologie de l’enfant, connaissance comparative des progrès selon les types d’éducation, de formation. Peut-on se donner une théorie générale de l’éducation ? C’était le projet de Jullien de Paris fonder une science de l’éducation à peu près positive, quasi expérimentale. Méthode expérimentale : elle existe. Dans le monde de la matière, certains phénomène s’y prêtent bien mais certains aspects ne s’y prêtent pas, donc quasi expérimentale. Il profite de l’institut fondé par Pestalozzi en Suisse pour mettre à jour un traité d’observation, mettre à jour une méthode d’éducation, un questionnaire pour recueillir toutes les informations possibles pour toutes les pratiques pédagogiques, organiser des comparaisons à l’aide de tableaux, pour obtenir des principes certains afin que cela deviennent à peu près expérimental. Peu de monde répond, on va oublier Jullien De paris. Il lui a manqué des méthodes rigoureuses et des théories d’appui. Il manquait l’épistémologie, les théories de référence. Pas de fondement scientifique.
 
Rationalisation des pratiques de formation et des pratiques pédagogiques
Le souci d’organiser l’école est apparu à la IIIème République avec la formation des maîtres. C’est le ministère de l’Instruction Publique au 19ème siècle qui est à la base de ce mouvement. Dans la formation des maîtres, la notion de psycho pédagogie apparaît vers 1880, 1885… C'est les premiers travaux russe de la théorie béhaviouriste mis en lien avec les pratiques. Il y a un contexte social et politique qui intervient dans la rationalisation des pratiques. Pourquoi ne s’empare-t-on pas des résultats de la didactique pour modifier l’école ? Cela ne passe pas forcément tout de suite.
On va rationaliser la pratique pédagogique. Quelle place pour la pédagogie dans les sciences ? Ceux qui essaient d’établir des taxonomies essaient de trouver ce qui différencie les approches, ce qui les rapproche, en quoi elles peuvent être articulées. Dès 1600, on essaie de classer les sciences selon l’objet sur lesquelles elles portent.
 
Pour les sciences de l’éducation,
Quel objet traitent-elles ?
Quelles sont ses origines ?
Quel degré de sciences ou d’art ?
 
Vocation : on serait voué à être un bon enseignant ?
Pédagogue : transmission, transfert des connaissances, discours sur l’homme connaissant : ordonnancement des savoirs, ordre des savoirs, ajustement des savoirs aux connaissances des enfants, exercices qui peuvent aider les enfants à apprendre
Distinction didactique pédagogie : il y a des différences. Diderot, D’Alembert ont publié un dictionnaire raisonné des arts et des métiers. Les Membres de la société d’éducation ont placé l’histoire, la philosophie de la science et la poésie dans le classement des sciences.
 
Que mettait-on derrière le terme de pédagogie ?
Art de retenir
Psyché
Education de la morale
On parle de la pédagogique : Marie Ampère
 
On différencie les mondes. Ces sciences décrivent elles des phénomènes ou dégagent-elles des lois ? Distinction théorie et modèle. Sciences qui s’intéressent au manifeste ou au caché (psycho). Manifeste : changement de comportement. Caché : son mode de fonctionnement. Rapport à la théorie et à la pratique. Y a t-il des théories de référence en sciences de l’éducation : oui systèmes de référence, mais aussi modèles, ils n’ont pas la même force. Qu’est ce qui peut faire apprendre ? Modifier le comportement. On va retrouver une science de l’éducation avec Durkheim à la Sorbonne. Il ne fera pas de référence à Jullien
 
 
 
Différence entre théorie, modèle et pratique
 
Etrangers
Abstrait
       Théorie
 Toute théorie se construit à partir des pratiques.
De la pratique vers la théorie il y a un travail de distanciation :
vers des lois , des principes valables pour tous
 Repérer les principes,
les règles de fonctionnement, et élaborer des théories
                                       Modèle
 
 
                                                                       Pratiques  savoirs concrets «qu’on crée » sensible familier
Mouvement piagétien du familier vers l'abstrait
 
Il y des malentendus qui vont avoir à faire avec la manière de transmettre les savoirs. Savoirs concrets qu’on crée. Distinction col blanc col bleu. Ouvrier intellectuel. Distinction concepteur, et petites mains, discours péjoratif, lutte des classes. Michèle Genthon : on a tous des modèles dans la tête. Les théories nourrissent les pratiques (Donadieu) Lire permet de rénover ses pratiques quand on est en crise. Un modèle n’a pas la même force de proposition qu’une théorie ; il n’élabore pas des lois universelles. Exemple patron de couture, gabarit, fiche technique. On a généralement un modèle d’enseignant qu’on ne veut pas être ou qu’on rêve de devenir. Le modèle est plus confortable pour agir que la théorie. Si on donne la fiche de la tarte à la tomate, ce n’est pas du même ordre, du même niveau de discours. Références dessous : travaux de l’approche behavioriste. Pavlov, Skinner. Elles viennent de la psycho expérimentale. C’est là qu’elle est reconnue comme science. Cette discipline va nourrir les sciences de l’éducation. D’autres vont l’alimenter aussi, comme la socio… Cognitivisme : approche cognitive, cognition, connaissance
 
Modèle du développement : Piaget, Vigotsky. Ils ont développé des modèles du développement de l’intelligence. Pourquoi pas théorie ? Ce ne sont pas des lois universelles. Ils proposent une organisation un des règles de fonctionnement et de développement de l’intelligence : psychologie cognitive, voire clinique.
Telle stratégie utilisée par l’élève inférée à partir de l’élève. On essaie d’isoler pour repérer des conditions, des stratégies.
 
Derrière les modèles, il y a des théories de référence. Comment les repérer ?
Par exemple pour Piaget : il faut se poser des questions : quelles formation initiale, bibliographie, sources ? Travaux ? Intelligence qui se développe par stades. Il a lu Kant. Il a une formation en biologie. Ses modèles sont issus des sciences du vivant. Ex : assimilation : Incorporer des éléments, absorber, des informations, des stimulis.Ex : accommodation : Accommodation de l’être humain à son environnement. Les informations modifient et structurent notre pensée. Intelligence : faculté d’adaptation de l’être humain à son environnement. Il pense avec un modèle biologique. Ex : modèle de la cellule. Vigotski : relié à quelle théorie ? Quel modèle politique ? Socio constructivisme.
Lien de fondement épistémologique
Modèle en pédagogie, éducatif, courant éducatif, Freinet, Montessori… On ne parle pas de théorie.
 
Quelle lignée pour mes concepts ? Quel champ ? Quelle discipline ?
Jeu : Chateau, Wallon
Différencier, rapprocher, coordonner les concepts… Le concept de régulation  dans différents champs : mécanique, formation… Est-ce que cela a quelque chose de commun ? Le modèle est plus opérationnel, plus pratique. Qui est un théoricien en sciences de l’éducation ? Il y en a très peu.Modélisateurs, penseurs de l’éducation : Meirieu. Mais ce n’est pas un théoricien. Il y a des emprunts à des sciences connexes. Le discours pédagogique fait des emprunts à d’autres secteurs : remédiation (santé), objectif (ingénierie militaire)
 
Autonomie : qui en parle ? Philosophes ?
Formation tout au long de la vie : selon le pays, marquage différent…
 
Historique des sciences de l’éducation
C’est dans le cadre de la formation des maîtres que la science de l’éducation est apparue d’abord à La Sorbonne, avec Durkheim, à l’intention des élèves maîtres puis des étudiants. Au départ on l’avait appelée « psychologie appliquée à l’éducation ». Ce cours va trouver son public car l’offre crée la demande. Il y a eu des grands noms qui ont attiré. Au départ, elle n’avait pas très bonne presse, même auprès des enseignants, même du primaire. Pour eux, la formation était suffisante. En Second degré, le mot pédagogie rendait les professeurs très méfiants. On se demandait : est-ce des recettes pour agir ? des modèles ? Les enseignants militants ont soutenu, c’est ce qui a permis de continuer. Tout s’est arrêté à la 1ère Guerre Mondiale. Lié à la réorganisation des écoles normales, on va voir réapparaître des choses autour de sciences de l’éducation.
1er diplôme en sciences de l’éducation licence en 67, maîtrise en 68. A Aix, cela a d’abord été une émanation de l’UFR de Psychologie. Bonniol avec un groupe d’enseignants, a crée au départ le département de psycho pédagogie. La science de l’éducation est devenue les sciences de l’éducation avec une inspiration suisse, issue de l’ex institut Rousseau. L’idée en est des approches plurielles, avec la création d’un cursus spécifique. Ardoino, Vigarello, Mialaret… sont parmi les principaux fondateurs. Jean Chateau s’est intéressé au jeu chez l’enfant. Ardoino a reçu la légion d’honneur cet été. Il y a eu un grand rassemblement des grands noms dans le pluriel des sciences de l’éducation, dans la multiréférentialité (Ardoino).
 
Les sciences de l’éducation et la multiréférentialité
Il s’agit d’un faisceau de sciences connexes qui viennent apporter leur point de vue à l’éducation des enfants et à la formation des adultes (andragogie), extension du champ. Un terme est très fort au niveau des méthodes de recherche : multiréférentialité. Le rapport au réel est travaillé différemment. Groupes témoins et s’intéresser à la parole de l’autre n’est pas du même ordre. On travaille sur la construction de dispositifs de recherche les plus judicieux possibles. Ne pas opposer méthodes qualitatives et quantitatives.
 
Quelle est l’identité des sciences de l’éducation : on regarde les recherches : être capable de se donner plusieurs approches pour des mêmes phénomènes.Le point de vue pan optique est impossible. L’idée est de pouvoir étudier, regarder un objet, une pratique, un phénomène avec plusieurs approches. On peut l’aborder avec les différences des points de vue de la socio, de la psycho… Idée de l’ouverture, ne pas s’engoncer dans un point de vue, pouvoir se placer d’un autre point de vue. Il faut situer d’où l’on parle. Contre la pensée unique, s’emparer de différents points de vue l’idéal étant d’arriver à articuler les différents points de vue.
 
Exemple : Aux USA, par rapport à l’épidémie du HIV, quand on vidait son appartement, on vidait des kilos de médicaments de trithérapie. Ils ne prenaient pas leurs médicaments ? Autre point de vue : rencontrer des patients, voir comment ils gèrent la lourdeur de leur traitement au quotidien. Entretien avec les patients. Difficulté d’observer une prescription médicale lourde. Problème de l’observance du traitement.
 
Conseil pour une recherche de niveau master 1. On est préoccupé de mutiréférentialité. S’emparer d’un certain nombre de concepts. Il vaut mieux en mettre moins, mais les maîtriser mieux à ce niveau. Par exemple approche avec deux modèles ou théories de référence. On peur relier les différentes interventions. Manipuler les comptes-rendus de recherche dans la « revue française de pédagogie » pour se familiariser. Consulter des mémoires à partir de Noël mais bibliothèque de centre de documentation à Lambesc. Il faut donner un chèque de caution. En voir plusieurs. Qu’est ce qui est spécifique, de quoi ils traitent, quelle méthode, quel cadre conceptuel ?Articulation entre différentes théories et modèles de l’apprentissage. Auteurs qui ont essayé de classer. Entrées, points de repère, de lecture… Tableau A3 à élaborer
La psychologie clinique s’intéresse au rapport au savoir. Le projet de recherche doit être un projet de connaissance. Il interpelle les chercheurs. Il doit être en lien avec des questions socialement vives.

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ3 : éducation et sciences humaines
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