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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 21:39
Michel Vial 26 septembre 09 
Responsable Chantal Eymard
Cours 1
 
 
Méthodologie
Modalités de validation à voir avec Chantal Eymard
 
On ne peut pas réussir cette UE en ne venant pas en cours. Il est souhaitable de faire des groupes de travail qui se réunissent en dehors des cours pour faire des synthèses partielles pour établir la confiance entre les membres du groupe de telle sorte que l’on puisse laisser deux personnes prendre les cours pour les autres. Groupe maxi 4. Cela fonctionne à condition qu’il n’y ait pas de tire au flanc. On peut se relayer pour les cours. On peut y gagner en déplacement, en sécurité, en ne se déplaçant que pour un cours sur 4.
 
Bibliographie : c’est rare qu’on ait besoin de lire un livre en entier. Lire, c’est écrire. Il faut noter l’essentiel de ce qu’on lit. Il faut pouvoir recopie des citations exactes avec le numéro de la page. Il faut se faire une banque de données de citations.
Sélection de livres :
A lire d’urgence : Eymard Vial Thuillier « Le mémoire de fin d’étude » éditions Lamarre. Sauter les passages relatifs aux soins infirmiers.
« Epistémologie et instrumentation en sciences humaines » Pourtois Eymet à consulter pour des points particuliers, ne pas le lire en entier.
« Le lien éducatif : contre jour psychanalytique. » Mireille Cifali
Il peut servir à la méthode clinique. Il donne un référentiel général sur la relation éducative. Il donne un positionnement épistémologique pour cette UE, méthodes qualitatives.
Quand on a bien pris ses notes de cours, le travail commence. Il faut compléter par un travail de lecture. Les cours permettent d’entrer dans le travail personnel, ils ne le remplacent pas.
 
Généralités
Il faut absolument différencier être en recherche et faire de la recherche.
Etre en recherche, qualité attachée à la personne, curiosité intellectuelle (processus, façon d’être qui tourne autour de l’idée de se remettre en question, c’est un travail qui se fait dans la durée). C’est une qualité nécessaire à tout professionnel digne de ce nom. Ce n’était pas le cas il y a seulement 15 ans. C’était moins important. Il y avait la division du travail, avec d’un côté des agents, qui exécutent, de l’autre des chefs qui pensent. Maintenant, on exige que tout le monde pense. C’est la professionnalisation. C’est être capable de réfléchir à ce qu’on fait, être réflexif. La compétence aujourd’hui, ce n’est pas que du savoir faire, c’est aussi du savoir dire et du savoir penser. Etre en recherche, c’est pratiquement une valeur professionnelle. C’est être en lien avec une valeur professionnelle, la plasticité, le contraire de la rigidité, de la certitude, l’idée qu’on est en changement, que vivre, c’est changer. C’est le contraire de penser que vivre, c’est exploiter un capital. Etre plastique, c’est se prendre comme propre objet d’apprentissage, accélérer son propre changement.
Pour être professionnel, un chercheur doit être en recherche, mais pas plus ni moins que les autres professionnels. La recherche est une profession comme les autres. On ne peut pas se dire chercheur si one fait pas de la recherche. C’est un métier. On est chercheur tant qu’on fait de la recherche.
Faire de la recherche, c’est toujours dans une communauté scientifique. Chercheur indépendant, cela n’existe pas. On est chercheur si on est affilié à un laboratoire de recherche.
Quelqu’un qui aurait une thèse et resterait seul sur son lieu de travail n’est pas chercheur. Etre chercheur, c’est produire.
Dans un laboratoire, on côtoie des personnes qui ne travaillent pas forcément sur les mêmes thématiques. Le Laboratoire Unité Mixte de recherche inclut des personnes de l’université de Provence, de l’INRP et de l’IUFM d’Aix Marseille. Dans ce laboratoire, il y a 5 ou 6 axes de recherche. Le même chercheur peut appartenir à plusieurs équipes. Faire de la recherche, c’est appartenir à un collectif de recherche. Il faut être accepté, on est évalué par un conseil externe en fonction de critères prédéfinis.
Faire de la recherche, c’est produire des textes scientifiques. Toute recherche se termine par un texte. Cela ne peut être une vidéo ou un médicament. On produit des comptes-rendus de recherche. Les règles d’écriture en diffèrent d’une discipline à l’autre.
Il y a différentes catégories. La thèse est un compte rendu de recherche, les articles en sont une autre forme, les communications écrites, à des colloques, en sont une autre forme. Il y a aussi des communications orales sous formes de séminaire.
Il peut y avoir des objets produits par la recherche. Médicaments par ex. Ce ne sont pas les objets de la recherche. Ces objets peuvent avoir un autre statut. Cela peut être des preuves, par exemple des scènes en vidéo.
Cela s’apprend, c’est de l’autre du comment faire. Pour ce qui est de comprendre ce qui se passe, il vaut mieux s’intéresser aux processus, à la façon d’être qu’on a quand on fait des procédures.
Processus : Il est porté par un sujet. Il est de l’ordre de l’attitude, de la façon d’être, de l’énergie que je convoque, du style que j’adopte, y compris sans le savoir.
Procédure : technique, comment faire. Cela s’apprend.
Epistémologie : ce que l’on considère comme étant un savoir. Au nom de quoi je dis ça c’est un savoir, et ça non ? Il y a différentes façons d’y répondre.
Aujourd’hui, 99% d’épistémologie.
 
La difficulté pour être un chercheur, ce n’est pas la procédure à apprendre, c’est le processus. Les procédures sont importantes, mais elles ne sont pas fondamentales. Devenir un chercheur, c’est se travailler, ce n’est pas seulement des techniques.
Faire de la recherche, c’est communiquer des connaissances.
 
3 caractéristiques d’un chercheur :
 
- Appartenance à une communauté, un groupe de travail. Son identité, il la construit dans ce groupe, et pas tout seul dans son coin.
- Autorisation : Se dire chercheur, c’est oser se dire chercheur. Oser parler en son nom. Autoriser, devenir auteur, signer ce que l’on dit, se mettre à l’origine de sa propre parole. C’est prendre des risques. Oser faire une interprétation. Ne pas se mettre sous la dépendance d’un directeur.
- Communication : un chercheur communique, expose, montre ses idées, met en débat. C’est le contraire de se protéger. Ce qui n’est pas dit n’existe pas dans la recherche. On ne craint pas de se voir voler les idées. Il ne faut pas confondre piquer et mettre en commun.
 
Qu’est ce que la recherche ?
 
C’est communiquer de la connaissance. Mais c’est la définition de la science, pas de la recherche. Il faut distinguer les deux. Il n’y a qu’une seule science. On est dans la science ou non, quelle que soit sa discipline, sa méthodologie. C’est une démarche contrôlée, avec tous les problèmes que cela pose, avec contrôle, raisonnement, analyse, exhibition de ce qu’on fait.
Contrôle : voir, surveiller. Ce qui n’est pas vu, pas surveillé, n’est pas de la science. C’est ce qu’on peut reprocher à la para psychologie par exemple.
Quand on fait de la recherche, on écrit pour les chercheurs.
 
La science, c’est une communication où on travaille un double processus : implication distanciation. C’est un processus double fait de choses contradictoires. L’implication est un état de fait. On est impliqué, on ne s’implique pas. Le verbe pronominal n’existe pas en français. On est impliqué par le contexte, la situation où on est. Etre retenu par, formaté par… Quand on veut faire exprès, on devrait employer le verbe s’investir, qui est de l’ordre de la volonté.
On doit reconnaître l’implication pour pouvoir se distancier. Mais personne ne sera jamais que distancié. Il n’arrive pas un jour où on peut dire ça y est je suis distancié. On est sans cesse pris entre implication et distanciation. Faire de la recherche c’est travailler ce double processus de façon consciente.
 
On communique de la connaissance, pas du savoir. La différence, c’est quand le savoir a toujours tendance à se faire passer pour vrai, la connaissance est régulable, un résultat de recherche est vrai tant qu’une recherche suivante ne l’a pas réfuté. Toute connaissance réfutée n’est pas fausse, elle est dépassée. La science n’est pas le domaine de la vérité. C’est un travail qui avance par régulations successives, péniblement, dans la durée. 
 
Il n’y a qu’un science, mais deux façons de faire de la science, deux grandes pratiques de la recherche, deux mondes professionnels qui communiquent mal.
D’un côté il y a les sciences de la nature, qui ont leur façon à elles de pratiquer la recherche, et de l’autre les sciences humaines et sociales. Cela s’indique que l’homme est pris dans un contexte social.
Dans les SN (Sciences de la Nature) on travaille uniquement sur la preuve. Dans les sciences humaines, on travaille aussi sur ce qui s’éprouve, et pas seulement sur ce qui se prouve. Sur les opinions, les ressentis, les choses qui ne sont pas admises dans les sciences de la nature, car ce ne sont pas des faits objectifs. Une compétence, ce n’est pas que du comportement, c’est aussi du dit et du ressenti.
Les sciences de la nature travaillent uniquement avec la démonstration rationnelle. La façon la plus intéressante pour eux c’est la formalisation mathématique. Dans les sciences humaines, on n’est pas là pour convaincre. On est là pour montrer, par pour démontrer. La formalisation peut être langagière. En SN une formalisation langagière est inacceptable. En sciences humaines, il est suspect de passer à côté de la nature particulière de l’être humain.
Dans les SN on ne travaille que sur du concret. Mais ce concret peut être virtuel aujourd’hui. Personne n’a jamais vu un neutron. L’intérêt de la matière, c’est qu’il peut y avoir transformation, et cela peut s’expliquer. Les sciences humaines partent du principe est que ce qu’elles étudient est dans le changement ; on ne transforme pas un sujet, il évolue. Il vit. Rien ne peut être identique dans ces deux façons de faire de la recherche. Les SN travaillent sur des objets existants, les sciences humaines sur des existences dont on peut toujours douter, qui sont éphémères et fragiles, inconsistantes, changeantes, dynamiques… En revanche chacune de ces deux façons de faire de la science doit aboutir à produire de la connaissance. Certains chercheurs ont décrété que seules les sciences de la nature sont des sciences.
 
Médecine et psychologie expérimentale et cognitive se veulent de la nature. Mais la médecine soigne aussi des humains.
 
Problème avec l’expression recherche scientifique.
Est-ce qu’une recherche qui n’est pas scientifique est encore une recherche ?
 Toute recherche est scientifique. A côté, il existe des études et elles peuvent être plus ou moins scientifiques. Elles peuvent être faites de façon bricolées (professionnelles ou appliquées), ou certaines peuvent être scientifiques à un critère près. L’étude est faite pour résoudre un problème, pas la recherche. C’est une démarche de résolution de problème. Elle va fabriquer quelque chose d’utilisable, puisqu’elle va résoudre un problème.
On va payer une étude pour soigner les symptômes d’une maladie. Mais comme il ne soigne pas la cause, ce n’est pas de la recherche. Certains managers se plaignent. On a inventé le coaching de manager pour répondre à ce problème. C’est une étude. Si je veux faire une recherche sur le coaching, je peux me demander s’il s’agit de formation avec de l’accompagnement ou du soin avec la Programmation Neuro Linguistique (PNL). L’étude est dans la praxéologie. Il s’agit de l’action efficace.
Une recherche ne part jamais sur un comment, qui correspond à une étude. Par exemple pas de mémoire sur comment motiver les élèves. Les recherches sont faites pour avancer la recherche, pas les pratiques. Cela ne veut pas dire que la recherche n’ait aucun lien avec les pratiques. Les recherches sont sur des pratiques, mais pas pour changer les pratiques.
La recherche peut nourrir les pratiques, elle a une utilité sociale, mais ce n’est pas son objectif. Il s’agit de produire de la connaissance.
Les études peuvent être faites de manière plus ou moins scientifiques. Certaines sont faites avec les outils de la recherche. Les consultants et experts n’ont pas besoin de faire des études scientifiques. Ils peuvent faire des choses utilisables, utiles, avec des machins bricolés par des professionnels.
La recherche commence quand il y a une méthode de recherche utilisée. Pour une étude, on pique des outils, des techniques.
Pour une méthode, il faut tout prendre.
 
La méthode de recherche
3 temps 
recueil
traitement
exploitation
Les méthodes sont en nombre limité. On n’est pas là pour inventer une méthode, mais on peut s’y référer.
5 méthodes
quasi expérimentale
différentielle
historique
clinique
ethnos (ethnologie, anthropologie, ethno méthodologie)
6ème pas claire méthode systémique, recherche action.
 
Le problème du chercheur est de choisir une méthode. L’erreur des débutants est de choisir la méthode à la fin. Ils travaillent sans méthode. Ils n’arrivent pas à faire leur mémoire en un an.
La méthode indique les choses à faire ; pour certains, la méthode est comme un trajet en train, pour d’autres comme une boussole. La méthodologie est dès le départ d’une aventure de recherche.
Il faut ouvrir plusieurs fichiers. Il faut avoir un ordinateur chez soi. Un fichier s’appelle méthodologie. Un autre est lecture. Les références doivent être précises. Il faut ensuite un fichier thématique. Les trois fichiers sont à travailler en parallèle. Partir d’un mot clé pour faire une recherche sur internet. Chercher ce que les gens ont dit sur ce thème. On ne peut prendre ce qui a déjà été choisi comme sujet. On aboutit alors sur une question de recherche. Il faut au plus deux mois pour passer d’une thématique à une question de recherche.
Selon la méthode choisie, la méthode choisie va impliquer un traitement particulier.
 
 
La notion de savoir
On a besoin de lire pour aller chercher des savoirs.
Savoirs pratiques formels théoriques. Selon Vial
3 cases prises dans une boucle.
 
Les savoirs pratiques sont des savoirs expérientiels. Ils sont incorporés et à 90 % inconscients.
Toute une série de techniques permet de passer de ces savoirs expérientiels à des savoirs d’expérience (nommés, décrits). Les savoirs pratiques finissent pas devenir des savoirs formels.
 
Les savoirs formels. Ils ont été mis dans des référentiels, ils sont normés, cela devient des notions. On passe de l’un à l’autre la plupart du temps par des études. Relation d’expérience faite pas des professionnels pour organiser leur profession, par exemple en faisant un référentiel.
Ex protocole pour une injection.
La notion est quelque chose d’un peu flou. C’est un mot qui supporte plusieurs définitions. Dans les années 70, le mot projet était une notion. Dans les années 60, le mot objectif était une notion. Aujourd’hui, le mot compétence est encore une notion, un peu vague, mais qui rend des services dans leur métier. La notion apparaît comme autonome/
 
Les savoirs théoriques : les concepts sont mis en lien entre eux. Les concepts reliés entre eux apparaissent comme une théorisation ou une théorie. Les concepts sont référencés. Ils sont signés par des auteurs. Il est daté. Cette date est importante. Dans une recherche, on attend des citations récentes (moins de 10 ans). On attend aussi des recherches en anglais. C’est un critère nouveau. Les concepts doivent être problématisés. Problématiser, c’est construire un problème mais pas forcément pour le résoudre. Les problèmes les plus importants sont ceux qui n’ont pas de réponse. C’est avec ceux-là qu’on fait de la recherche. On n’est pas là pour trouver une solution.
Problématiser : mettre en tension des choses qui d’habitude ne vont pas ensemble. Le savoir théorique est issu de recherche inscrite dans des disciplines.
Ici sciences de l’éducation, pas psycho, pas socio, recherche en sciences de l’éducation. Question à se poser : ce à quoi je m’intéresse en quoi cela intéresse-t-il les sciences de l’éducation ? On peut utiliser les théories de la sociologie ou de la psycho. Mais ce qu’on fait ici ne peut être fait ailleurs. Les enseignants n’ont pas l’apanage de l’éducation.   
 
Critères de qualité d’un mémoire
 
Ce qu’on attend d’un chercheur, c’est qu’elle soit conduite avec :
-          détachement : pas d’idéologie, de convictions, on s’appuie sur des références et pas des idées reçues. On ne peut se servir dans un mémoire de ce qui a été dit dans un cours. On n’est pas là pour régler les comptes à l’Education Nationale.
-          Vigilance : le pouvoir de soupçonner qu’on peut dire une bêtise. Cela fait partie de l’auto évaluation.
-          Rigueur : ne pas se contredire, sauf quand on veut créer un débat.
-          Désir d’intelligibilité : désir de se faire comprendre. Tenir compte du lecteur. Jeu ambigu et difficile à tenir. Ceux qui lisent savent de quoi l’on parle. Les annexes sont importantes pour comprendre tout ce qui s’est fait sur le terrain, mais le terrain doit être anonymé.
-          Pertinence aux contextes sociaux : Qu’est ce que cela changerait si tous les praticiens lisaient mon texte ? On doit pouvoir apporter quelque chose d’intéressant pour les praticiens mais pas forcément utilisable tout de suite. La recherche doit être ancrée dans un milieu professionnel, en tenir compte. Il ne faut pas être englué dedans, mais il faut être en phase.
-          Cohérence de la méthode : Une méthode est un parcours idéal. Ce qu’on va faire sur le terrain est une démarche de recherche. Il y a toujours des écarts entre la méthode et la recherche. Toute recherche demande d’adapter sur le terrain ce qu’on a à faire. Quand on parle de la passation, il faut aussi parler de la réalité sur le terrain. On doit malgré tout être cohérent avec la méthode, sachant que le terrain va résister.
-          Questionnement éthique : il y a une déontologie. Rendre anonyme fait partie de la déontologie de la recherche, c’est pour protéger les gens qui ont bien voulu participer à la recherche, pour qu’on ne se serve pas de ce qu’ils ont dit contre eux. Par moments, on a besoin de dire des choses sur les gens que les gens ne savent pas eux-mêmes. Il y a là un problème éthique. Exemple d’une personne qu’on ne peut reconnaître de l’extérieur dans un livre, mais si la personne le lit, elle se reconnaîtra. Il y a danger pour elle de lire cela. La recherche est une pratique risquée. On risque d’avoir des procès, et on n’est pas là pour mettre les gens en danger.
 
 Le problème éthique est beaucoup plus important que la rigueur. L’épistémologie dans la recherche est à régler tout le temps. Il y a tout le temps des problèmes à régler.
 
Tour de manège
Des gens vont venir parler de différentes méthodes, de différents points de vue.
 
Ce qui permet de les distinguer :
 
contrôle
accompagnement
mécaniscisme
biologisme
Méthode (quasi) expérimentale
On doit avoir écrit avant d’aller sur le terrain un protocole de recherche. Programmation stricte. Si je m’écarte du protocole, c’est un biais, un imprévu qui enlève de la valeur.
Recherche d’une causalité
Ethnos
sentiment d’appartenance à un groupe, à une tribu. On développe des signes qui permettent de se sentir membre d’une tribu. On étudie les signes qui permettent aux gens de dire qu’ils appartiennent à un groupe.
Voir comment les signes évoluent en fonction de l’âge des membres, …
Différentielle
Elle a été inventée ne plus chercher des causes, mais de dévoiler des tendances, de directions qu’un groupe peut prendre en fonction de variables. On utilise des corrélations, des calculs statistiques. On est dans une description de dynamique, de tendances.
Clinique
Elle s’intéresse en priorité à l’histoire des sujets. Ce que l’on fait aujourd’hui dépend de la façon de vivre son passé ; certains passés nous empêchent, d’autres nous permettent de faire des choses. On voit comment l’histoire de quelqu’un interagit dans la relation à l’autre.
En psycho, on aurait tendance à faire de la clinique du sujet. En sciences de l’éducation, ce qui nous intéresse c’est le dialogue, l’interrelation, le lien éducatif. Comment les expériences qu’on a eues façonnent notre présent.
Quantitatif : utilisation des statistiques
Recherche action
On crée un groupe le temps d’une recherche.
 Il y a un collectif de recherche : il y a un chercheur et des praticiens. On développe avec eux un projet de recherche qui doit les intéresser et intéresser le chercheur. On est tous chercheur. Ce que les partenaires vont apporter est aussi important que ce que le chercheur va apporter. C’est un système communautaire plus que collectif. On ne publie que si tout le monde est d’accord. Le chercheur doit déballer son interprétation. Mais c’est le groupe qui décide, qui valide.
Historique : à cheval sur deux paradigmes
 
Les rois, les événements, s’il n’y a pas de trace
Cela n’existe pas. On mesure par la fréquence.
On peut faire des tableaux statistiques. Ce qui compte, c’est la récurrence.
Ex : à telle époque l’espérance de vie était
A 35 ans.
Histoire des mentalités. Ce qui compte c’est la singularité. Un événement qui n’est arrivé qu’une fois peut être très important. Ex : bombe atomique.
C’est très proche de l’ethnos.
 
 
Le directeur de mémoire est engagé dans une démarche, il est responsable de la personne. Le directeur, s’il pense que le mémoire est de qualité, choisira pour le jury quelqu’un du même paradigme. Quand on juge un étudiant, on juge son directeur.
Toutes les méthodes de recherche peuvent être bonnes à condition de respecter les critères de qualité. Attention à ceux qui considèrent qu’in n’y a qu’une méthode de valable. Il n’y a pas de hiérarchie dans les méthodes. Le M1 est le début d’un cycle d’initiation à la recherche. Le directeur choisit l’étudiant et l’étudiant choisit le directeur de recherche. Les deux peuvent arrêter si cela se passe mal. Chacun a besoin de l’autre pour remplir ses propres objectifs. Il y a besoin réciproque. Un directeur n’est pas obligé de prendre. Tout le monde a intérêt à ce que cela marche. L’étudiant va apporter des lectures que le directeur n’a pas faites. L’étudiant n’est pas qu’en position de demande. Le directeur apprend toujours des choses. On dirige un mémoire, mais on accompagne aussi quelqu’un. Il y a des apprentissages obligatoires à faire, mais il faut aussi accompagner quelqu’un pour qu’il fasse son chemin à lui.
Le mémoire de M1 est un brouillon du M2 qui est un brouillon de la thèse. Il faut 15 jours pour rédiger un mémoire de M1, un mois pour un mémoire de M2, un an pour une thèse.
 
Mialaret est dans le mécanicisme, mais il dit des choses très intéressantes sur les méthodes expérimentale et différentielle.
HJ

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ6 : méthodologie 1 - épistémologie
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