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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 19:11
Cours 2
 
Mercredi 4 octobre
(prochaine intervention le 18 octobre)
Colette Aubert Géa Ref bibliogrpahique : « Quelle formation pour enseigner l’oral »
Retraitée professeur des écoles
Institutrice Maîtresse Formatrice
Thèse en sciences de l’éducation sur l’oral
Chargée de cours
 
 
Différence apprendre et enseigner
« J’ai appris à lire à X promotions d’élèves…. »
 
Confusion : ce sont les élèves qui apprennent, le professeur lui, enseigne = installe les conditions favorables à l’apprentissage.
On n’apprend rien à quelqu’un qui ne veut pas apprendre.
 
Avant la naissance des sciences de l’éducation, la pédagogie était considérée comme un art, relevait d’un talent.
Les premiers à s’élever contre cette idée furent les didacticiens des maths qui mirent un coup de projecteur sur le contenu des enseignements, des savoirs à transmettre. (naissance des sciences de l’éducation)
Dès lors, la pédagogie pris moins d’importance et a vu son champs se restreindre.
 
Ce sont les travaux de Piaget ( et des constructivistes et néo constructivistes) et des socio-constructivistes, qui ont révélé qu’apprendre revelvait un processus particulier.
Les théories de l’apprentissage (constructivisme, socio constructivisme, cognitivisme…) n’étaient étudiées jusqu’alors qu’en psychologie. Ils ont jugé que certaines théories pouvaient être transférées à l’apprentissage scolaire. On est passé alors de l’étude de l’apprentissage de l’enfant à celle de l’élève. 
 
La didactique et la mise a jour des théories de l’apprentissage ont permis de mettre à jour les techniques employées souvent de façon inconsciente par les pédagogues.
ð       professionnalisation de l’enseignement et naissance un nouveau champs, celui de l’évaluation.
 
 
Les 4 dimensions de l’enseignement
Quand on est un professionnel de l’enseignement, il faut savoir tricoter toutes ces dimensions:
-          didactique
-          apprentissage
-          évaluation
-          pédagogie (son champ s’est réduit : on y a retiré les champs précédents.) Quand on est dans un milieu scolaire, on est dans un espace et un temps contraints. Il va falloir s’adapter, créer les conditions favorables aux apprentissages. L’intéressant quand on se professionnalise, c’est de démêler les 4 brins de l’écheveau.
 
Ils sont travaillés en autonomie dans les facultés, mais dans les classes, tous ces champs sont en relation, en même temps.
 
L’enseignement est influencé par la vision du monde du professionnel (= allants de soi, épistémologie, idéologie, modèles du sujet, expériences vécues…)
 
 
 
La vision du monde
V.M.
 
Apprentissage ------------------     Evaluation
 
 

Pédagogie                                           Didactique
 
 
Plus on est au clair avec sa vision du monde, plus on est apte à enseigner. (nécessité d’effectuer un travail sur soi). L’enseignant apprend en classe, sur lui-même, par le regard des apprenants.
Les recherches ont mis à jour que selon sa vision du monde, on a tendance à favoriser un modèle plutôt qu’un autre. Or, plus on est armé en modèles, mieux on les connaît et mieux on sait jongler avec, meilleur praticien on est, et + efficient dans son travail on devient.
 
Extrait d’un livre de Colette Aubert Géa sur les propos des étudiants stagiaires en formation.
Séquences animées par des stagiaires puis discussion  avec la formatrice : 
Le passage au tableau : pourquoi as-tu envoyé tel élève au tableau ?
 
-          1 les élèves qui n’avaient pas compris mon explication comprendront peut-être mieux avec les mots d’un pair.
-          2 Cet élève a le bon résultat sans avoir utilisé la notion présentée, mais il a perdu beaucoup de temps, c’était bien de présenter le savoir enseigné.
-          3 La procédure utilisée par cet élève est originale et rapide, elle me permettra d’avancer dans le programme.
-          4 J’ai envoyé au tableau l’élève qui réussit le mieux pour donner l’exemple.
-          5 Cet élève était en fin d’apprentissage de la notion, formuler l’aidera à consolider ses connaissances.
-          6 Cet élève ne réussit pas souvent, mais cette fois, j’ai constaté que ses résultats étaient justes. L’envoyer au tableau permettait de le valoriser.
-          7 Cet élève est trop sûr de lui. Il gêne les autres. Cela permet de montrer qu’il peut se tromper.
-          8 Je ne sais jamais si cet élève trouve les résultats tout seul, il papote tout le temps.
-          9 Cet élève est lent, il n’avait pas terminé, je voulais voir s’il avait compris.
-          10 Je voulais vérifier si l’élève avait employé les bonnes procédures.
 
1 ; 2 ; 3 ; 4 : revoient aux savoirs, à la didactique. Le but = avancer dans les contenus.
5 Utilisation de l’oral pour faire accéder plus facilement au savoir : pédagogie
6 ; 7 favoriser le pilotage de sa classe : pédagogie
8 ; 9 ; 10 vérifier si l’élève a compris : évaluation
 
Réponse inadaptée : c’est pour rendre la classe vivante, pour que les élèves bougent.
 
Evaluation 
Deux logiques de l’évaluation : logique du contrôle et logique de l’accompagnement (une partie de la logique du reste de l’évaluation comme la nomme M. VIAL).
 
-          Quand on a tendance à faire beaucoup de contrôle, = désir de maîtrise.
But du contrôle : exercer une pression sur les élèves
                           L’enseignant peut avoir besoin de se rassurer
 
-          Quand on n’est que dans l’accompagnement, que le contrôle devient une formalité parce qu’on a des contraintes administratives, cela en dit long sur ce que l’on est. On est plus proche de l’enfant que de l’élève.
 
Dans l’enseignement, on se présente sous 3 aspects :
Ce que l’on dit < Ce que l’on fait < Ce que l’on est
 
Ce que l’on est = le plus difficilement observable (peu de critères objectifs). Traduits par les lapsus et actes manqués. C’est aussi ce qui a le plus d’impact surtout avec les tout petits (moins avec les étudiants dont l’identité est déjà construite).
Il y a ensuite ce que l’on fait, les projets des élèves, les discussions, les temps de parole que l’on ouvre.
Dans l’enseignement, on est beaucoup dans le dire. 19% du temps seulement est attribué à l’élève. L’enseignant mobilise la parole. Toutefois, il ne reste très peu de traces de ce que l’on dit.
 
Dès la naissance on est baigné dans une vision du monde : culture, éducation idéologie…. Quelquefois, on va carrément dans l’idéologie de ses parents, ou alors totalement à l’opposé.
 
Ce qui compte aussi, c’est l’épistémologie des disciplines que l’on enseigne. Quand on est amené à enseigner le français et les maths, si on mélange les deux disciplines, cela crée des confusions. Par exemple, pour un matheux : Je n’ai jamais réussi parce qu’on parlait de règles d’orthographe. Il faut prendre des précautions avec les mots qu’on utilise quand on est enseignant.
Les modèles du sujet
L ‘élève est un sujet, mais quel est son statut ? est-il…
-          davantage un enfant ? un élève ?
-          A dominer ?
-          Un vase vide qu’il faut remplir ?
-          Un être en construction ? ………..
 
Un professionnel doit se poser ces questions et savoir ce qui a le plus d’importance pour lui, où il se situe.
Vial : Selon que l’on donne plus d’importance à un lien ou à un autre, l’enseignement prend une autre couleur.
Si l’on privilégie le lien entre :
·          Didactique et évaluation : importance donnée à l’acquisition
Mots clés : objectifs, dispositifs, outils, mémorisation
·          Didactique et pédagogie : importance donnée à la socialisation
Mots clés : motivation, participation
·          Pédagogie et épistémologie : importance donnée à la signification du formé
Mots clés : appropriation, changement, jeu, plasticité, maîtrise de soi
·          Epistémologie et évaluation : importance donnée à la construction de sens nouveaux
Mots clés : personne, travail sur soi, énigme de l’autre, place à l’autre
 
Toutes ces dimensions sont nécessaires, mais donner une dimension particulière, c’est donner une couleur particulière, valoriser un champ, c’est en négliger d’autres qui ont leur place à l’école.
 
Pourquoi pas de lien entre pédagogie et apprentissage ?
Apprentissage sans contenu n’a pas d’existence. Michel Vial l’a laissé un peu de côté. C’est un peu ce qui a précédé les sciences de l’éducation.
 
Vision du monde = allants de soi, hérédité, vécu, idéologie du sujet : points rarement questionnés.
Les valeurs dans l’éducation sont étroitement liées au modèle de l’évaluation. Cela conditionne les modèles choisis dans l’enseignement.
 
Le rapport au modèle du sujet va entraîner une vision relative à deux visions opposées :
Le statut de l’erreur : erreur profitable (constructivisme) ou faute (béhaviorisme) ?
Il faut avoir travaillé sur soi dans son rapport à la faute et à l’erreur.  
L’erreur est constructive si elle est constatée par l’élève lui-même.
La cohérence entre l’être, le dire et le faire est essentielle. Ainsi, l’enserignant doit aussi s’autoriser l’erreur. Si elle n’existe pas, il n’y a pas adhésion au discours de l’adulte. Il faut une bonne dose d’humilité pour s’adresser à un groupe.
 
Oral = une clé pour dépasser les inégalités sociales.
Oral, parole = ce que l’on dit mais la façon dont on s’exprime trahit également le milieu social dont on vient, notre culture, ce que l’on n’a pas résolu à l’intérieur de soi-même. Il ne suffit pas de parler pour apprendre à parler. Une sélection s’exerce alors par l’oral. Ne pas travailler l’oral à l’école, c’est faire perdurer les inégalités sociales. 
 
Moments de parole 
Quoi de neuf : Imbert
Parlons-en : moment de parole créé par Colette Aubert. Elle a travaillé en ZEP. On pouvait parler de ce qu’on voulait à condition de l’avoir préparé.
Aucun règle n’était imposée de façon arbitraire. Ce sont les enfants qui après s’être vus (séances filmées), ont élaboré les règles régissant la communication dans le Parlons-en.
 
Statut de l’évaluation dans l’oral dans le Parlons en : les élèves s’entendent et se corrigent eux-mêmes. En installant le rituel du Parlons-en, la parole devient plus institutionnelle. Travailler avec des leçons n’a pas forcément d’impact sur la vie quotidienne. Le projet était qu’en laissant entrer les savoirs bruts dans l’école, cela pouvait permettre de les retravailler et de réinvestir hors de l’école.
 
Témoignage d’un aide éducateur : des personnes issues de cités ont un langage interne. Regroupés en fac et issus de cités différentes, ils se sont retrouvés mais ne se comprenaient pas. Ils ont donc choisi de s’exprimer dans un français standard pour se comprendre.
On n’intègre pas de force. Mais il faut donner aux gens les outils pour s’intégrer. Il ne s’agit pas de formatage.
 
Le bâton de parole : il peut être utilisé en maternelle pour faire circuler la parole. Mais le micro ou le bâton enlève de la spontanéité. Dangers du caméscope ou de l’enregistrement audio : c’est dur de se voir soi-même. 
 
Par la parole, il n’y pas que le langage qui se travaille, mais aussi le comportement (apprendre à vivre ensemble, apprendre à s’écouter…). On utilise la parole pour travailler sur les conflits.
 
Classe = lieu des apprentissages et de la socialisation.
ð       La parole est le lien entre les deux.
 
 
La classe proprement dite = un collectif mais aussi une pluralité d’individus
Cette année, j’ai une classe vivante, remuante
Classe considérée comme une entité, un tout. C’est un écueil que de penser uniquement de cette manière et d’oublier derrière les individus qui sont tous différents.
Comment donner sa place à chacun pour qu’il puisse être lui-même ? Là, on entre dans le champ de la pédagogie. Il va falloir se trouver des méthodes, des dispositifs qui vont permettre cela.
Mais le côté collectif est aussi formateur. On en a besoin aussi pour faire avancer les apprentissages. Il faut donner à l’élève les moyens de voir ses différences avec l’ensemble.
ð       On est face à un paradoxe : on a 2 aspects complètement antagonistes : le tout et l’élève, on est dans un dialogisme permanent. Quand on est dans un extrême, ne pas oublier que l’autre extrême existe. Equilibre entre le collectif et l’individu. C’est un travail d’équilibriste.
 
Intérêt ou souffrance de l’anonymat en faculté. Certains le préfèrent aux relations dans la classe.
Varier les situations : petits groupes / grands groupes, = travail d’équilibriste qui permet d’avancer, de confronter des idées… Le grand groupe est nécessaire pour les synthèses, pour les avancées dans les savoirs. Le petit groupe est utile pour les remédiations.
 
Nous sommes sollicités pour construire une pratique réflexive en tant que chercheur.
 
Sujets possibles le 18 octobre : le 1er jour de classe
Les différentes cultures dans la classe et le milieu d’origine
L’apprentissage de la lecture
Le travail en groupe
 

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