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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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Comme toutes productions humaines des erreurs ont pu être faites!

 

Vous pouvez toujours réagir grâce aux commentaires

 

Tous questionnements, grognements

 

et autres réactions sur les cours sont les bienvenus

 

et même indispensable pour un travail d'échange constructif !

 

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 19:13

Pratiques professionnelles

11 10 06

maître de conférence IUFM

Frédéric Saujat

Cours 3

 

... activités et métier

 

Outils théoriques pour réfléchir

 

Travail à la charnière des sciences du travail et de l’éducation

Exercice du métier d’enseignant en milieu difficile

Ergonomie des métiers de l’éducation

 

Axe 4 UMR : INRP IUFM Université de Provence

Pour poursuivre un doctorat il faut choisir un laboratoire.

Axe 1 : a explosé

Axe 2 : Didactique comparée S. Johsua et A Mercier

Axe 3 : Anthropologie du didactique : Chevallard

Axe 4 : sociologues et ERGAPE approche ergonomique

 

Petite histoire

Bout de corpus

Qui situe les rapports entre gestes professionnels et activités

Un enseignant de lettres en région parisienne. Il sort d’un cours avec une classe de 4ème. Il arrive en salle des profs très en colère. Il doit les retrouver après la pause.

L’entrée déclenche des réactions des profs présents et il n’écoute pas les réactions de ses collègues.
Recherche conduite à la demande du SNES

Il est membre intermittent du SNES : il évoque l’accès d’une partie des élèves de milieu populaire en collège. Les ressources en termes de métier sont plus ou moins identifiables.

Cette anecdote concentre toutes les dimensions de l’activité.

 

la question des prescriptions

Qu’est ce qu’on nous fait faire ? -> ce qu’on demande

Sentiment d’un décalage croissant entre ce qu’on demande aux enseignants et ce qu’ils peuvent faire en conditions réelles. Ecart entre le travail réel et le travail prescrit.

C’est un des couples essentiels de l’ergonomie de l’activité.

Les exécutants ne se contentent pas d’appliquer mais doivent exercer de la variabilité pour s’adapter, même dans les métiers les plus taylorisés.

Caractéristiques de l’école d’aujourd’hui :

- Accroissement quantitatif des prescriptions ; élargissement des missions de l’école.

- Accroissement qualitatif : on attend plus de l’école d’aujourd’hui que ce qu’on attendait il y a 20 ans. Paradigme organisé autour d’une logique la compréhension autour de la notion de compétences.

Avant l’école fonctionnait sur le paradigme de la restitution (j’apprends j’applique).

Aujourd’hui, on ne demanderait plus quelle est la capitale de la France,  mais plutôt qu’est ce qu’une capitale ?

Entrée dans une logique de compréhension, parallèle à la notion de compétence, opposée à la notion de performance.

L’élève doit avoir compris. Cela complique la tâche des enseignants.

On ne sait comment permettre aux élèves de construire les compétences attendues, surtout  dans les milieux populaires, qui fonctionnent surtout dans une logique de restitution. Mais on n’a pas donné les clés pour construire ces compétences. Les dispositifs pour hisser la quasi-totalité des élèves sont sous la responsabilité des enseignants. C’est nouveau. Cela nécessite de refabriquer du métier pour pouvoir faire face à cette exigence nouvelle pour amener les élèves à une logique de compréhension.

Brouillage de l’identité professionnelle.

On laisse à la charge des gens la nécessité de faire vivre ces prescriptions.

 

Prescriptions à faire et pour faire

 

Commet on s’y prend pour faire ce qui est à faire ?

 

Bonne prescription : elle dit ce qui est à faire et elle donne des ressources pour le faire.

Accroissement de la charge de travail et procédures à la charge des opérateurs tendance générale en France dans les hôpitaux et les services publics.

Les gens sont mis en situation de responsabilité, par rapport aux modes de prescription antérieur, mais responsabilité sans responsabilités : on ne peut agir si sur les objectifs ni sur les moyens à mette en œuvre pour les atteindre.

De plus en plus de pression pour atteindre les résultats

LOLF : loi organique pour les finances. Loi cadre pour rationaliser les critères financiers dans les services publics.

Obligation de résultat, alors qu’avant obligation de moyen.

 

Illustration : Film sorti en février 2006

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés

 

Réalisé par Marc-Antoine Roudil, Sophie Bruneau

Film français 

Genre : documentaire

Durée : 1h 20min.

Année de production : 2005

Distribué par Bodega Film

Synopsis : Chaque semaine, dans trois hôpitaux publics de la région parisienne, une psychologue et deux médecins reçoivent des hommes et des femmes malades de leur travail. Ouvrière à la chaîne, directeur d'agence, aide-soignante, gérante de magasin...
Tour à tour, quatre personnes racontent leur souffrance au travail dans le cadre d'un entretien unique. Les trois professionnels spécialisés écoutent et établissent peu à peu la relation entre la souffrance individuelle du patient et les nouvelles formes d'organisation du travail.
A travers l'intimité, l'intensité et la vérité de tous ces drames ordinaires pris sur le vif, le film témoigne de la banalisation du mal dans le monde du travail. Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés est un huis clos cinématographique où prend corps et sens une réalité invisible et silencieuse : la souffrance au travail.

 

Basé sur des travaux de Christophe Dejour, psycho dynamicien du travail  film sorti il y a quelques jours

 

 

Cela génère des soucis.

Il faut resituer les gestes professionnels dans l’activité par laquelle il essaie de faire ce qu’on lui demande de faire.

Les gestes professionnels de l’enseignant ne sont pas dirigés uniquement vers les élèves.

Les décisions ne sont pas seulement pilotées par les soucis didactiques mais aussi par un souci d’efficience.

Il faut trouver aujourd’hui des formes d’usage de soi qui soient efficaces et dont on puisse retirer une forme de plaisir.

Ce n’est pas le cas du professeur qui est présenté dans l’anecdote, qui vit dans la souffrance.

 

L’activité professionnelle peut être regardée à partir de 4 dimensions en conflit :

 

dimensions impersonnelles de la tâche

 « on » opérateurs interchangeables, mais ce n’est pas le cas.

 

Dimension personnelle de l’activité

La façon dont chacun essaie de bricoler

avec les prescriptions pour en faire quelque chose

 dans son travail réel,

avec une coloration personnelle et subjective.

 

Dimensions  trans-personnelles

Elles traversent les personnes

Le rapport au métier

Ensemble ouvert jamais achevé de valeurs,

de manières de faire le métier

transformation de l’objet du travail

qui ne permettent plus de faire

 le métier comme on l’a appris

problèmes inédits pour « enrôler les élèves rétifs

aux formes d’apprentissage scolaire»

collectif sédimenté

 

Dimensions inter-personnelles

Collectif vivant

Rapport inter-personnels

avec les collègues de travail

avec les collègues qui ne sont plus là

mais ont marqué par leur

 manière de faire leur métier.

 

 

Tout est réuni pour que l’activité soit contrariée.

Cela a des répercussions sur les dimensions personnelles : impression de pédaler dans la choucroute, les ressources font de plus en plus défaut, le répondant collectif pour aider chacun dans les difficultés qu’il rencontre.

Comment on peut faire ce métier avec les compétences que l’on a ?

Au delà des dimensions personnelles, c’est le métier qui est interpellé. Cela appelle à une recomposition du métier.

Mais les conditions pour le recomposer ne sont pas réunies, et  chacun est livré à lui-même face aux difficultés de la prescription.

Chacun rencontre les mêmes difficultés dans son travail et chacun a l’impression d’être seul face à ces difficultés.

 

Distinction Métier profession

Professionnalisation : rationalisation du métier.

La façon  dont les gens retravaillent les conditions de leur métier pour en faire quelque chose d’efficace par rapport aux prescriptions.

 

Définition  du métier : « ce qui permet d’éviter d’errer tout seul devant toute l’étendue des bêtises possibles » JP Darre

 

Jean-Pierre Darré (CNRS) a fondé le Groupe d’expérimentation, recherche, développement et actions localisées (Gerdal). Depuis une vingtaine d’années, sociologues et anthropologues y étudient les « formes sociales de la production des connaissances pour l’action » afin de « renforcer les capacités d’initiative et d’innovation ainsi que les possibilités de dialogue entre praticiens et experts ou techniciens ».

Docteur en ethnologie, Jean-Pierre Darré a, au début des années 1980, été recruté par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour étudier les relations entre les pratiques et les connaissances scientifiques et techniques, notamment dans le domaine du développement agricole. Il a dans ce cadre fondé le Groupe d’expérimentation, recherche, développement et actions localisées (Gerdal). Depuis une vingtaine d’années, les sociologues et anthropologues qui composent ce dernier étudient les « formes sociales de la production des connaissances pour l’action » afin de « renforcer les capacités d’initiative et d’innovation (notamment pour ceux qui ont le moins accès à la parole) ainsi que les possibilités de dialogue entre praticiens et experts ou techniciens ».

Bibliographie :

La recherche coactive de solutions entre agents de développement et agriculteurs

La production de connaissance pour l'action

L'invention des pratiques dans l'agriculture

Quand il y a une défaillance du métier, on est contraint d’errer tout seul. Le métier est un organe de digestion des prescriptions.

Dimension interpersonnelle : l’institution ne crée pas les conditions pour que les gens puissent refabriquer du métier ou qu’il leur suffirait de travailler en équipe.

Le problème est connu en entreprise. Gisement d’expériences utilisé par les DRH pour transmission avec cercles de qualité par exemple dans des objectifs plus ou moins critiquables.

Illusion qu’il suffit de se réunir pour saisir les subtilités, il faut des dispositifs particuliers pour pouvoir refabriquer du métier.

Opacité de l’expérience professionnelle difficile à révéler.
Le métier est une figure à 4 visages :

- le métier neutre

- mon métier à moi

- le métier des autres (histoire du métier) et les collègues de travail.

Ce qui est à la source de l’enveloppement de l’activité, c’est la façon dont chacun arrive à se sortir des discordances des aspects de l‘activité.

Ressources pour accroître l’efficacité et diminuer la souffrance au travail.

Le conflit est constitutif de toute activité de travail.

Toutes les tentatives managériales de réduire les écarts ont échoué.

Ecart car 2 logiques différentes : de la production et du travail vivant, variabilité adaptabilité

Il ne faut pas réduire l’écart, il faut le travailler.

Il faut donner les moyens aux gens de trouver des issues favorables pour sortir de ces conflits.

S’il y a conflit, il y a perte d’efficacité et souffrance.

 

Schéma 2. F. Hubault 95

 

Conflit de logique à partir de la tâche (ce qu’on demande). De l’autre, dimension humaine du travail. Ce qu’on demande aux gens, ce que ça leur demande de faire (charge de travail, fatigue, mise à l’épreuve de l’organisme.

Ce conflit se traduit dans l’activité par des compromis opératoires. 

L’activité c’est ce que font les gens pour faire tenir ensemble 2 logiques contradictoires sur la base des contraintes de la prescription et des ressources du vivant.

Ces compromis se traduisent par des comportements. Ils se traduisent par une performance double :

Economique et humaine (double efficacité : produit de l’activité, objective relative au travail, objective et subjective : efforts déployés par l’opérateur pour en faire une source d’accomplissement)

C’est un bon outil pour regarder en quoi les sciences de l’éducation sont  aveugles à la complexité du travail. 

Beaucoup de travaux ont consisté à regarder les prescriptions en se concentrant sur les comportements et en s’intéressant uniquement aux performances sur les élèves. Cela donne forcément des malentendus. Beaucoup d’enseignants ont l’impression de ne pas se reconnaître dans les recherches car ils occultent une partie des dimensions de leur travail :

On a du mal à placer là les dimensions collective du travail : transpersonnelle et inter personnelle dans le schéma de formalisation d’Hubault. Rapport tâche activité où chacun est placé en face de son activité.

Entre la prescription et l’activité de chacun, il y a un intercalaire social, mais aussi les dimensions transpersonnelles du métier. Yves Clot et D. Faïja ont travaillé sur ces travaux, en s’appuyant sur les travaux de Bakhtine, en s’opposant à Saussure. On apprend à parler en écoutant la langue, mais aussi en observant la façon dont les proches utilisent la langue.

 

Notion de genre : Bakhtine utilise la notion de genre pour parler de l’intercalaire social : entre mes mots et le dictionnaire, il y a la manière dont mes proches utilisent les mots. Manière de penser et de dire constitutives d’autrui pour la rendre efficace dans des situations sociales particulières.

Sans connaissance du genre on peut être décalé dans les propos que l’on va tenir.

Ressources qui ne sont pas dans le dictionnaire.

Métier : être du métier. Chacun de nous est capable lorsqu’il voit quelqu’un dans une activité de dire « Il est du métier », observations relatives au genre.

Quelqu’un qui ne s’est pas approprié les usages dans la communauté scientfique va paraître déplacée

Avoir du métier : la façon dont je m’approprie le métier des autres pour en faire mon métier à moi : notion de style chez Bakhtine : la façon dont je m’approprie le genre pour en faire ma propre façon à moi, mon style.

On ne peut penser les notions de style et de genre indépendamment. On a un modèle d’une grande portée, qui permet d’explorer toute situation de travail et qui permet de faire tenir ensemble des dimensions qui habituellement ne sont pas articulées. Quand il y a problème dans un milieu de travail, c’est qu’il y a un grippage entre genre et style, entre dimension trans-personnelles et personnelles.

I faut puiser dans le genre pour construire son style. Si le genre n’est plus disponible, on ne peut plus construire son style.

C’est une situation catastrophique dans un métier. Perte d’efficacité objective et subjective : sentiment que le travail est une source de souffrance quotidienne.

Couple résultats du travail et des effets du travail de l’autre. Effet du travail sur l’opérateur et relation avec ce que ça demande de faire.

Exemple : collègue à l’IUFM de Clermont Ferrand dispositif d’auto confrontation pour jeunes profs d’EPS. Montrer quand on est en situation d’inconfort. Ils ne valident que ce qui les met en situation de confort.

Cela questionne sur la mise en place d’usines à gaz, sans se poser la question de ce que ça demande.

Les débutants vont valider et invalider des pratiques en fonction de leur sentiment et non des résultats des élèves. Ils sont plus préoccupés par leur apprentissage du métier.

L’enseignant expérimenté est toujours contraint de gérer la tension entre santé et efficacité au travail.

Négative : absence de maladie (médecin)

 

Santé :                                Positive :   état de complet bien être physique mental et social (OMS)

Dynamique (Dejour) : La santé,

c’est trouver les moyens

d’un cheminement original vers un état de bien-être (OMS)

Il n’est jamais définitivement atteint, et chacun

A son propre cheminement

Enveloppement (souffrance)  opposé à développement

 

Ergonomie de l’activité (tradition française) : discipline qui appartient aux sciences du travail.

L’activité du travail repose sur des tensions entre efficacité et santé. Elle est gérée par l’élaboration de compromis. C’est une discipline d’action et de connaissance.

Il s’agit de comprendre le travail pour le transformer, souvent à la demande des intéressés eux mêmes.

Visée de production de connaissance et de transformation du travail

Yves Schwartz directeur du labo ergologie philosophe de formation  visées épistémiques et transformatives

La difficulté pour laquelle l’ergonomie est appelée est la porte d’entrée dans le monde du travail, c’est différent des autres recherches.

Recherche action différente des méthodes indirectes

Technique de l’instruction au sosie (créée par un ergonome italien intervenant à Fiat à Turin confronté à la nécessité de récupérer l’expérience des gens J. Oddone) : on dit à un professionnel : tu imagines que je suis un sosie, tu imagines que je te remplace demain et que personne ne doit voir que je te remplace. Cela oblige à développer et révéler des stratégies mises en place.

Ex pour les éducateurs.

C’est sous la pression du sosie que vont apparaître des choses qui n’auraient pas été dites avant. Les sous entendus du métier échappent au regard, et cela peut provoquer un échec pour celui qui veut essayer de mettre en place une pratique qu’il a vue.

 

Travail sur 2 dimensions :

Tâche : ce qui est à faire

Activité : ce qu’on fait

 

L’activité, c’est pas seulement ce qu’on fait, c’est aussi ce qu’on voudrait faire.

-          le réalisé

-          le réel de l’activité, le réalisé et tout ce qui a contrarié, empêché l’activité.

 

L’instructeur est confronté parfois au réel de l’activité : activité contrariée, empêchée, activité à la forme passive.

Il s’avère qu’une des caractéristiques du milieu professionnel est que le poids de l’activité contrariée est de plus en plus lourd et qu’il prend le pas sur l’activité.

« Je suis plus fatigué par ce que je n’ai pas réussi à faire que par ce que j’ai réellement fait. »

rapport occupation- pré-occupation.

 

Les gens n’arrivent plus à faire ce qu’ils souhaitaient. Les pré-occupations n’arrivent plus à générer de l’activité efficace et deviennent des post-occupations (dans la voiture).

Les gens deviennent prisonniers de ce cercle infernal pré occupations post occupations.

Instruction au sosie : méthode indirecte.

Autre méthode indirecte : cela consiste à mettre en place un dispositif dans lequel le professionnel est amené à Re-vivre une expérience déjà vécue.

Questionner un professionnel pour aller au plus près de son expérience.

Le vécu va être déformé au cours de l’instruction par les questions du sosie.

Est-ce que je peux le faire de telle ou telle manière ? Je ne le fais pas comme ça, mais pourquoi pas ? Quand la situation va être rappelée, elle va être retravaillée.

Développement au sens Vygotskien.

Instruction au sosie enregistré sur bande audio, retranscrit par écrit. On donne le texte à l’instructeur et on lui demande de retravailler à partir de cet écrit. 9 fois sur 10, le professionnel ne se reconnaît plus dans la description de sont travail. Il se rend compte que les choix qu’il faits dans son boulot ne sont qu’une infime part de ce qui est possible. Auto confrontation simple croisée.

 

Vigotski, le comportement réalisé c’est ce qui sort de l’entonnoir, mais en lutte dans l’entonnoir, il y a beaucoup d’autres comportements possibles ; les professionnels souvent ne voient qu’un seul comportement comme possible.

 

Pré-occupations / occupations  / post occupations

Travaux de jacques Curry psychologue social du travail.

On ne peut comprendre les occupations de quelqu’un sans comprendre par quoi il est préoccupé. Cela permet aussi de mieux comprendre les difficultés.

Chacun vit plusieurs temps et vie à la fois.

Les préoccupations sont importées dans les occupations scolaires. S’ils ne peuvent les formaliser, les élèves vont faire un transfert de compétence déplacé, se comporter comme un caïd…

Ils monnayent leur compétence sur un autre terrain que le scolaire et vont donc affronter le professeur.

Un exemple de ce décalage très caractéristique : extrait d’entretien entre un prof d’EPS novice et  un expérimenté (conseil pédagogique).

 

Travail sur des transparents relatant l’entretien et l’auto confrontation          

 

Déroulé de l’entretien puis confrontation au film  de l’entretien par le novice et réactions face à cette confrontation.

Décalage préoccupation du formateur et préoccupation du novice.

Ce qui caractérise les débutants, c’est qu’ils ne peuvent pas se mettre à la place des élèves.

Protagonistes agités par des préoccupations différentes. Le tuteur veut faire passer des contenus. Il ne regarde les occupations du stagiaire qu’avec ses préoccupations de formateur, il ne les voit qu’à partir des élèves.

Il regarde la situation tel que lui la voit en tant que professeur. Travailler avec des débutants produit un effet de loupe sur le métier. 

Quand quelqu’un est regardé de l’extérieur, cela bloque car cela déclenche des mécanismes de défense.

Il est important de réfléchir à la posture du formateur.

Les débutants sont nommés souvent sur les classes les plus difficiles. Les experts vont trop loin en présentant un niveau de métier trop lointain.

L’activité du formateur consiste à faire tomber dans la trappe l’activité du novice pour se concentrer sur l’activité des élèves.

Formateurs : prescriptions officielles et de formation.

Ergonomie : les objectifs sont de révéler les préoccupations et remettre au travail.

 

Renoncer à ses raisons d’agir et s’adapter, ou rester rigide et ne pas être efficace.

 

Efficacité malgré tout : efficacité qui a recours à des arbitrages contradictoires. Elle s’alimente sur des  gestes professionnels basés sur le sens, les raisons d’agir, et les moyens d’agir.

Elle est là pour montrer à l’extérieur (parents, collègues, directeurs…) mais aussi pour se montrer à lui.

Qu’est ce que je peux faire de l’efficience que j’ai acquise pour réfléchir sur le sens que je mets dans le métier. Quand on retravaille le sens, on revoit l’efficience.

 

Du sens vers l'efficacité malgré tout

Des efficience, moyens d’agir vers des raisons d’agir              

 

 

 

 

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