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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 17:07

10 10 06

C. Peyron Bonjan

Philosophie

 

Origine des sciences de l’éducation au sens de savoirs historiques

Le premier qui parle de la science de l’éducation est Durkheim. C’est un philosophe, il fonde la chaire de « morale et éducation à La Sorbonne. Philosophie qu’on va retrouver chez Alain, qui est très rigoureuse, basée sur l’effort. On ne peut permettre à un homme de devenir éduqué que si on lui enseigne une discipline rigoureuse, d’efforts, d’explications, de pensées abstraites, afin que, à force d’obligations morales, de règles, il acquière l’esprit de discipline. Concept clé de cette époque : évolution unidirectionnelle de l’Homme par le progrès (aboutissement de la philosophie des Lumières)

Idée que l’enfant en incorporant l’esprit de discipline va devenir un homme éduqué à vie.

Alain : philosophe, enseignait dans les classes prépa.

Pour enseigner en classe prépa il fallait passer par normale sup. en philosophe (au sortir du lycée) puis par agrégation de philo (pour faire partie des meilleurs enseignants du secondaire).

Alain (ouvrage de référence « propos sur l’éducation »)

Morale : norme a priori qui s’impose de l’extérieur à un individu. C’est de l’ordre du devoir être. (cf. Kant « tu dois parce que tu dois »)

Par rapport à cette époque, la science de l’éducation s’est noyée au XXème dans des pédagogies qui étaient plutôt le fait d’instituteurs, d’enfants s’occupant d’enfants inadaptés qui vont inventer des méthodes pour qu’ils sachent mieux, plus, comme Freinet, Montessori, Steiner. Ils disaient comment s’y prendre dans la classe sans s’appuyer sur des savoirs académiques mais sur des savoir-faire. Ils vont être relayés par des inspecteurs généraux qui vont vouloir que les instituteurs soient formés par des psychopédagogues (chaires créées dans les écoles normales). C’est un progrès mais en même temps une réduction. On ne confie ces chaires qu’à des agrégés de philosophie de normale sup. On dit qu’on ne peut faire de pédagogie sans connaître le développement psycho cognitif des enfants (respect des stades)

Pourquoi les agrégés de philo donnent ces cours ? Parce qu’ils ont un certificat obligatoire de psycho. Ils enseignent la psychologie cognitive, la philosophie de l’éducation et l’anthropologie sociale (l’élève instit doit pouvoir comprendre un élève dans son milieu, sa culture, son contexte…)

Des enquêtes sociales sont menées pour s’adapter aux demandes.

 

A partir de là naissent les sciences de l’éducation, dans 3 universités (Caen, Bordeaux, Paris) qui créent un certificat de maîtrise des sciences de l’éducation :

Les sciences de l’éducation viennent comme spécialisation d’autres formations

(réf : ouvrage sociologique sur les sciences de l’éducation d’Eric Plaisance ???)

Gaston Mialaret normalien de mathématiques, à Caen est un des fondateurs. Constatant que des mathématiciens se destinaient à l’enseignement sans maîtriser ni la psychopédagogie, ni l’anthropologie sociale, ni la philosophie ou l’histoire de l’éducation, il a proposé un certificat de sciences de l’éducation (en même temps des démarches similaires étaient entreprises à Bordeaux et à Paris). Cela se passe entre 1968 et 1970. Cela a mis 5-10-15 ans pour que cela devienne une licence. Il n’y a pas de DEUG.

 

1er temps : 5 disciplines majeures et têtes de files:

Histoire (Lelièvre, Rioux)

Philosophie (Berger, Reboul à Strasbourg, Avanzini à Lyon, Houssaye à Rouen,Peyron-Bonjan à Aix Marseille

Sociologie (Bourdieu, Establet sociologues formés en philo)(Vigarello, Lahire)

Psychologie

Pédagogie (anciens et nouveaux) ( Philippe Meirieu à Lyon, Jean Houssaye, agrégé de philo au départ, mais plutôt pédagogue, Claparède, Dewey, Montessori, Freinet….)

 

Laboratoire d’Aix en Provence : psychologue, sociologue (Establet), Mélian (historien), puis Roux, philosophe (Peyron Bonjan). Il n’y a pas de pédagogue. Il émerge des questions transversales communes. Comment enseigner (didactique), comment évaluer (évaluation), comment l’élève apprend (apprentissage). Les anciens d’histoire socio philo vont retrouver des mathématiciens, physiciens, spécialistes de l’apprentissage. Mais ils vont continuer à avoir une attitude liée à leur formation première. Ex : Bonniol est rentrée dans l’évaluation en tant que psycho, comme Michèle Genthon, qui en apprentissage avait un point de vue de psychologie des apprentissages.

 

Tous ces gens sont juxtaposés dans des labos. Ils sont toujours formés mono disciplinairement avec leur formation originelle. Les sciences de l’éducation seront constituées en sciences quand elles auront une épistémè commune et des méthodes non empruntées aux sciences naturelles ou humaines.

Actuellement, pas encore de constitution épistémologique sur les savoirs en sciences de l’éducation.

Points de vue issus de différentes disciplines comme méthode clinique issue des cliniciens, expérimentale de la psychologie expérimentale.

 

Exemple : Constitution de la didactique face au flou de la pédagogie

Le premier modèle théorique didactique a été inventé par les mathématiciens pour les mathématiques (Chevallard, Dupin…) et transféré sur d’autres savoirs. Ce modèle a éclaté en autant de didactiques qu’il y a de disciplines, sous disciplines, laboratoires,…

Ex : physique : Joshua, sports, géographie. Cela permet aussi d’avoir plus d’heures d’intervention.

De l’unité initiale philosophique, les savoirs éclatent fin XIX ème il y a un effet de rapprochement des savoirs avec des contrats de recherche, mais pour avoir des chaires, des heures, les savoirs explosent à nouveau. Il s’agit d’un mouvement de balancier.

La création des IUFM a été une prise de possession des philosophes et sociologues. Il y a de moins en moins de pluridisciplinarité. Didactique des sciences, du français, des langues….

 

Les auteurs de philosophie :

Platon (Le Menon)

Aristote : éthique à Nicomaque (fils d’Alexandre le Grand. Aristote était son précepteur)

Bacon : organon (sur le cognitif et la recherche du vrai)

Descartes : discours sur la méthode ; les passions de l’âme

Spinoza L’éthique

Kant Réflexions sur l’éducation

Nietzsche Considérations inactuelles, Sur l’avenir de nos universités

Hannah Arendt : les origines du totalitarisme et condition de l’homme moderne (lutte contre

les totalitarismes) Inspirations : Nietzsche et Heidegger

Olivier Reboul : Les valeurs de l’éducation (classicisme idéal, mais sans rigorisme)

Morin La tête bien faite  (pas de la philo : conseils aux enseignants)

La philosophie saisie par l’éducation 2 tomes  1/ La culture et les cultures – 2/ … (colloque 2005des philosophes de l’éducation à Dijon édité au CRDP de Bourgogne)

Hubert Hannoun Anthologie des penseurs de l’éducation

 

 

Platon (la République)

Platon a crée l’Académie

Idées clés : pour la Grèce antique, un philosophe est un éducateur. Il permet à l’élève de faire la différence entre la pensée abstraite (theoria) et l’opinion que les Grecs appellent la doxa. L’opinion, c’est ce qui grouille dans la cité, les bruits de l’agora avec ce que tout le monde dit sans réfléchir. A Athènes les citoyens discutent et écoutent à l’agora. Il y a agitation, bruit, et opinions toutes faites.

Selon les philosophes, en suivant l’opinion, je ne pense pas, je répète des choses toutes faites, ou je suis manipulé, ou je dis blanc et noir …

Pas de lieux fermés à cette époque (pour l’étude). Le philosophe déambule dans les rues et va poser des questions comme qu’est-ce que la vertu, le langage, l’amour, l’éducation …

Les élèves essaient de répondre à ces questions et la doxa ressort. Le philosophe est là pour les faire sortir de l’immédiateté, de la croyance, pour avoir une pensée réfléchie sur le sujet…

Socrate est celui qui croit au vrai singulier et unique (1 vérité). Le dialogue éducatif doit déboucher sur la vérité (ce qu’est l’éducation, l’amour….)

Socrate pratique un recentrage progressif par questionnement et utilise 2 méthodes :

_en poussant les élèves à la contradiction, en faisant ressortir les opposés...

ex : 2 généraux, qu’est-ce que le courage ? c’est avancer tout le temps ou c’est savoir se retirer au bon moment.

_en ironisant face à cette incapacité à répondre (2 experts ne peuvent tomber d’accord !)

C’est la Maïeutique socratique: par le dialogue, repérer les failles, les contradictions & se moquer de la non pensée (pour que l’élève sorte de la doxa et advienne à la pensée).

Sur ce modèle, Claude Sautet : « Où se passe le bruit à l’heure actuelle ? : dans les cafés » (plus d’agora). Le philosophe veut mettre en œuvre la maïeutique en créant les cafés philos. Mais, par manque d’experts en maïeutique (de philosophes) pour mener le débat vers la theoria, les cafés philo se sont enfoncés dans la doxa sous le nom de philo.

Philosophes Grecs : concept 1er : le kosmos (une harmonie)

Etre éduqué, c’est refléter l’harmonie, c’est être ce que l’on est réellement dans le kosmos

Ce qu’on voit sur terre n’est pas notre réalité vraie, le vrai est non charnel dans le Kosmos.

3 flammes du Kosmos : le Bien, le Beau, le Vrai (reflétés par chaque être)

Equilibre des corps qui reflètent l’harmonie, en éduquant les corps dans les gymnases (thèses hygiénistes, il ne faut pas trop manger, pas trop boire…)

L’éducation chez Platon est le cheminement de la dialectique ascendante et descendante. Il va des choses sensibles sur terre à ce qui est réel dans le Kosmos. Ce cheminement se passe en 4 cycles éducatifs en vue de la cité idéale :

-         1/ cycle manuel de 0 à 7 ans : cela correspond actuellement à psychomotricité en maternelle (pâte à modeler, vélo..) Si un élève se révèle dans ce cycle, il s’arrête et va regarder les artisans de la cité pour devenir artisan. C’est en vue de la cité idéale.

-         2/ cycle sur le corps de 7 à 14 ans. Puissance physique développé par le sport : combat, joutes, gym, musculation. Si on est très fort là-dedans, on va devenir soldat de la cité

-         3/ cycle sur les savoirs 14-21 ans. Toutes les connaissances (philosophie, géométrie, ….) Travail sur l’intellect. Si révélation dans ce cycle, on devient savant de la cité

-         4/ Si on n’a été en convenance avec les cycles, on entre dans le cycle de la theoria pure.

-         La dialectique ascendante (21 à 35ans) : de la chose sensible visible vers la chose sensible invisible vers de la chose intelligible visible vers la chose intelligible invisible

-         La dialectique descendante (35 à 50 ans) : pratique tous les métiers de la cité : condition pour prétendre à la gouvernance de la cité.
        
 

 Ex : Corps de l’éphèbe Alcibiade. Expression de l’harmonie du beau dans le corps. Si j’arrête de le palper pour découvrir sa courbe, je suis dans le sensible invisible. Si à partir de ces courbes, j’ai accès au beau, à l’idée de l’harmonie du beau je suis dans la dialectique ascendante vers la chose intelligible invisible.

La médecine actuelle ne s’intéresse qu’au corps apparent.

« La république » est le livre de Platon qui parle de la cité idéale.

Philosophie grecque et orientale croient en la métempsychose. Si dans sa vie, on passe notre temps à palper des Alcibiade, à faire des actions qui ne reflètent pas l’idée du bien, le jour où on rejoint le fleuve avec l’évaluateur du royaume des morts, Hadès, il regarde si on a profité du réel abusivement, on va en prendre pour 10 ou 15 réincarnations d’animaux très loin de la forme humaine, le pire étant la forme du ver de terre sous l’eau, l’épaisseur de l’eau cachant la lumière. Plus on a été loin de ce qu’on est dans la vie, plus on mettra de temps à se réincarner dans la forme humaine.

Idée grecque retrouvée chez Martin Heidegger dans « les retrouvailles de l’être en tant qu’être ».

C’est une philosophie de l’éducation où l’on recherche l’équilibre et l’harmonie par une vie ascétique.

Un être éduqué est un être qui va à l’encontre du désir d’avoir toujours plus (=pléonexia). Quelqu’un qui est comme une outre remplie de l’outre de trous aura une vie de déséquilibres et de malheurs.

 

Livre succès de librairie de Luc Ferry, ancien ministre de l’éducation : apprendre à vivre.

Très clairement pour chaque période où fleurit une civilisation (grecque, chrétienne, renaissance….) il décline la vision du monde, l’éthique, la pensée, la politique…

La civilisation grecque pense… et cela donne pour la pensée… pour l’éthique… Il fait cela pour toutes les époques. Il a toujours le même plan. Concepts clés, conséquences. Pourquoi succès de librairie ? Il fait comprendre la culture.

 

 

Aristote

Aristote crée une école (le lycée) où il va former au Kosmos, à tous les savoirs.

Forte influence de sa pensée sur les manières de pensée occidentales. Les catégories comme la quantité, la qualité, les relations, le genre, l’espèce, la causalité, la finalité, ont été inventées par lui dans sa métaphysique.

Il formalise aussi dans ses livres 1er et 2d analytique pour la pensée logique. Il dit « Il y a deux manières de penser :

1/une pensée identitaire (Parménide) qui peut être convertie logiquement en 3 principes

principe d’identité : un chien est un chien il ne peut être un chat ou un homme (A=A)

principe de non contradiction : je ne peux pas avoir une solution à un problème qui peut être vraie et fausse en même temps (A et non A)

principe du tiers exclus : je pense d’une manière binaire : vraie ou faux, homme ou femme, pas de solutions tierce.

2/ une pensée non identitaire (Héraclite)

pensée du mouvant.

Non identité : pluriel et mouvant (Mon mari peut être cela, mais aussi cela…)

Contradiction : il peut être en même temps gentil et méchant

Tiers inclus : 3 pistes au moins pour penser formellement

Il travail sur la logique, notamment sur les formes de syllogismes (majeur/mineur/conclusif) (ex : Socrate est un homme, tous les hommes sont mortels donc Socrate est mortel), sur les formes d’énonciations et les analyses syllogistiques.

Il enseigne la rhétorique, la poétique, la philosophie.

Il est l’initiateur de la biologie actuelle : histoire des animaux (êtres animés), des êtres qui expriment des puissances des Kosmos (pas au sens d’âme).

Différentes biologies selon les êtres animés

Tout végétal exprime une puissance végétative (du Kosmos) (il pousse, grandit et meurt).

Tout animal exprime 2 puissances 1 végétative et 1 sensitive (plaisir / douleur)

Tout humain exprime 3 puissances : 1 végétative, 1 sensitive et 1 intellective

les êtres dans la Réalité ne sont pas séparés, c’est une question d’expression.

Un divin n’a qu’une puissance intellective.

Philosophie de l’éducation : éduquer un individu, c’est éduquer les 3 puissances en même temps. Livre le plus éducatif :Ethique à Nicomaque (livre 5) : fondements de la justice et de l’économie.

Toujours finalité de la Cité idéale, justice idéale : reprise des idées de Platon.

Justice idéale : reflet de l’idée du Bien. Le Bien : harmonie cosmique des actions. Une loi ne sera juste que si elle reflète l’équilibre cosmique.

La transposition concrète de la justice idéale est délicate, on ne peut juger le juste à l’état pur, il crée le concept de l’équité pour la formation des juges. Juge : tiers impartial, désintéressé.

Ex : si une femme vole dans un supermarché pour nourrir ses enfants, pas de sanction.

Si c’est quelqu’un vole et qu’il a de l’argent : niveau 5 de sanction.

Transposition de l’idée du Bien à la justice des hommes, idée de médiateur dans l’Harmonie

Médiateur : « juste milieu » pour un équilibre

Dans l’histoire de l’économie, originairement c’est le troc. Problèmes d’équivalence des biens échangés, injustices .La monnaie est inventée comme tiers médiateur (pour un troc équitable).

Aristote disait le jour où la monnaie sortira de sa place médiane et sera échangée pour elle-même, la cité marchera sur la tête et mourra.

Déséquilibre = mort.

Idée fondamentale du juste chez Platon, Aristote et tous les philosophes grecs.

 

Philosophes épicuriens : Le seul moyen d’être heureux à vie est de jouir de ce que l’on fait tout seul. Si l’on dépend de quelqu’un il peut partir, et on est malheureux.

La langue ordinaire transforme les écoles philosophiques, distorsion du sens épicurien.

Etre épicurien c’est jouir des plaisirs naturels et nécessaires qui dépendent de nous (savoirs, …), ce n’est pas être un jouisseur

 

 

Descartes

rationaliste

les passions de l’âme

Etre éduquer c’est savoir penser avec sa raison et son esprit et se méfier du corps, des affects, des émotions, des passions, de l’imaginaire…

Eduquer un enfant, c’est cultiver sa raison et surtout pas l’imaginaire et les émotions

Qu’est-ce que penser le vrai  pour Descartes ? discours sur la méthode.

lutter par le doute contre les préjugés et contre la précipitation (sorte de doxa)

lutter par la prévention contre soi-même

4 principes essentiels = des règles

_ le Doute dans la philosophie sceptique (suspension de jugement) Descartes n’a pas lu les sceptiques, mais a lu Montaigne qui a lu les sceptiques.

_ la Pensée analytique : il y a des natures simples dans l’univers. Tout ce qui est étudié est soit simple (oxygène), soit composé (H20)

_ la Règle de l’ordre. Pour penser il faut avoir un ordre de recomposition des éléments après le doute et l’analyse. (ex : idées dans le désordre et recomposition pour une dissertation, ordre de composition H2 02 pour faire H20.

_ la Vérification : je vérifie que j’ai mis tous les éléments dans l’ordre pour composer la chose et que j’en n’ai pas oublié.

Méthode pour l’esprit

Méthode pour l’agir

Pour l’action, ex : un homme perdu dans une forêt qui ne sait pas où est la clairière. Postulat : « Il faut que j’avance tout droit sans reculer, et je finirai pas trouver, je ne dois pas hésiter et tourner en rond. » Idée d’une décision rationnellement construite et ne jamais en changer. Idée de la ligne droite.

Seuls l’esprit et la raison font qu’un homme est un homme.

 

Barouk (Benoît en hollandais) Spinoza

Principes de la philosophie de Descartes. Seul livre publié de son vivant

= Explication de la philo de Descartes à un élève Caesarius, à force d’expliquer : développement des contradictions.

Démolitions :

_ concept du dieu créateur et de l’illusion (la vision) anthropomorphique

_ concept de la séparation corps / esprit

Pour être un homme qui existe en sachant ce qu’il est : pratiquer le conatus : effort important pour persévérer dans son être (= règle en éducation).

Quoi que l’on soit, on exprime par corps et esprit (non séparés dans l’espace et le temps) une puissance de la nature.

Le seul moyen sur terre pour vivre ce que l’on est est de pousser à bout corps & esprit au bout de sa puissance

Livre : le traité de la réforme de l’entendement.

4 genres de connaissances ciblées chez l’humain:

- par ouï dire : on croit sur parole

- vague : sans avoir lu, simple répétition

- rationnelle de l’esprit humain su terre qui essaie de trouver du vrai

- intuitive : référence à Platon : nature = kosmos . Nature naturante

Le réel n’est pas ce qu’on voit. A partir des choses sensibles lire les idées du cosmos (Platon), le Réel.

La béatitude éternelle advient grâce à la pensée intuitive, c’est un chemin. Rapporter la réalité au Réel (la nature naturée à la nature naturante).

La béatitude : en présence de tous les êtres vivants et morts, l’expression de la nature naturante, de l’être en tant qu’être.

Cheminement de l’Ethique

Cheminement (métaphysique)

infini mathématique (nature naturante) composée d’une infinité d’êtres

Etre béat : comprendre le monde tel qu’il est, les causes

Etre libre, c’est être conscient des causes qui nous déterminent (Winnicott : être libre c’est savoir gérer ses liens de dépendance) _ Philosophie déterministe

 

L’Infini mathématique se pose en 1 infinité d’attributs qui s’expriment en une infinité d’esprits & de corps, déjà nés déjà morts mais déterminés par la nature à être plus ou moins lumineux. Il faut pratiquer le conatus, donc pousser à bout le corps et l’esprit pour savoir jusqu’à quel niveau de connaissance on peut aller, car sinon on ne peut réaliser ses potentialités.

On est déterminé à être que ce qu’on est, mais on ne va pas forcément jusqu’au bout, si on pratique pas le conatus.


LIVRE 1 à 5 de l’éthique

2 éthiques enchevêtrés (pour qu’elles soient lu par tous les esprits = genres de connaissances par niveau de 1 à 4)

- rationnelle, pour le genre 3 de connaissances (cause première)(avec le logico mathématique, on peut aller jusqu’au livre 3)

- pour ceux qui ne peuvent aller jusque là (les genres 1 et 2 de connaissances) utilisation de scolies, de récits imagés de la démonstration rationnelle.

Traité théologico politique : un éducateur est un prophète ; c’est celui qui peut advenir à la connaissance intuitive, à vie il doit imager, raconter sous forme compréhensible le 4 (genre)

Dans Ethique, plus que 3 genres de connaissances, 1 et 2 fusionnés.


On a tenté de l’assassiner quand il avait 17 ans. C’était un ascète. Ses amis ont publié ses livres après sa mort. Sa famille soutient politiquement ce qu’il ne faut pas soutenir, il va à l’école de la Kabbale, il pose trop de questions, il est exclu. Il passe sa vie en s’enfermant  chez lui et polit des verres de lentilles pour vivre. Il correspond avec Leibniz, qui était entretenu, comme la plupart des philosophes… Il n’a jamais dit qu’il correspondait avec Spinoza. Son livre « L’éthique » est monumental pour le XVIIème siècle.

Simon De Vrise était un de ses amis. Spinoza était hors de son temps. Il était un génie, parce qu’il était décalé par rapport aux concepts de son époque.

Hegel : « pour devenir philosophe, il faut entrer dans Spinoza ».

Spinoza / Education

_ piège à éviter : les illusions anthropomorphiques

_ effort pour arriver à sa détermination (naturante)

Eduquer : c’est communiquer l’effort.

Lire le traité de la réforme de l’entendement

 

Complément / Platon

L’esclave Menon

Menon est un esclave. Esclaves et femmes ne suivent pas les philosophes, n’apprennent pas à penser

Menon n’a reçu aucune éducation mais est humain et participe donc du Kosmos (chacun est une étincelle cosmique)

Socrate met Menon face à un problème de géométrie un peu compliqué, la quadrature du cercle. Grâce à la maïeutique, Menon résout le problème. Sans école et sans maître on contient l’harmonie et elle peut advenir. Le maître et la didactique sont out.

 

Remarques :

JJ Bonniol (platonicien) a créé un laboratoire de sciences. Idée de mettre des éducateurs, des enseignants (praticiens) face à des académiques fous (philosophes, sociologues, psychologues), en « pariant » que les contenus théoriques seraient retrouvés chez les praticiens (car en eux)

Il faut faire contempler les œuvres de l’humain dans les ZEP pour que cela les happe.

Prochain cours C. Peyron Bonjan  : 14 novembre 17h 20h

 

 

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ3 : éducation et sciences humaines
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