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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 21:55

Michel Vial

Oral dans la communication scientifique

2 11 06

 

Préparation d’une communication orale dans un colloque

présentations et critiques

participation d’Agnès Boyer et de Claire Hintzy, doctorantes:

 

 

La communication orale d’un texte scientifique concernent différentes situations : séminaires, colloques, soutenances.

Il existe des règles de communication scientifique, le cours vise à les identifier et les nommer, tout en spécifiant le travail que cela suppose pour les respecter


Ici communication dans la cadre d’un colloque : on est tenu de participer à des colloques dès le MR2 et à plus forte raison en thèse. C’est une situation autant normée que la soutenance d’un mémoire. Il y a des situations beaucoup moins normées : dans le cadre d’un séminaire, d’un groupe de travail, d’un groupe de chercheurs.

Les 3 situations de communication sont des situations publiques. Elles sont toutes ouvertes au public.

Présenter ses travaux dans un colloque relève d’une posture, être invité pour faire une conférence lors d’un colloque en est une autre.

On est en fonction et on a une audience.

Le public : on communique en fonction d’un public. Communiquer, c’est tenir compte de l’autre. Ce n’est pas si facile que ça. Les publics scientifiques sont difficiles. Dans une soutenance de mémoire, on ne sait pas qui est le public : il ne s’agit pas des membres du jury. C’est ouvert à tout le monde. Cela peut être des amis, mais aussi des ennemis.

Le public de la soutenance n’est pas le destinataire de la communication. On ne parle pas pour le public, mais pour le jury.

Le jour de la soutenance, on ne doit pas tenir compte des réactions du public. L’impétrant et le jury sont dans une bulle, même s’il y a des voyeurs.

Dans le cadre d’un colloque, le jury est double : il est constitué de communicants qui viennent exposer leurs travaux à la critique, mais aussi d’aînés. Cela devient une situation d’adoubement aussi importante que la soutenance. On est un apprenti dans la communauté. Il y a toujours une demande de reconnaissance implicite dans la communication d’un travail de recherche.

Dans un séminaire de recherche, des invités ou des intéressés peuvent venir pour écouter. ON est alors dans une situation proche de celle du colloque, mais en plus protégé. On est plus dans une situation d’aide dans un séminaire que dans un colloque, où on est jugé. Ce sont presque des collègues, mais il y a des questions d’antériorité, l’aînesse est prégnante dans la communauté scientifique. On appelle aîné celui qui a été recruté avant nous. Il  n‘y a pas de hiérarchie d’âge ou de grade. 

 

La posture par rapport au public

On n’a pas la même attitude selon la situation de communication.

ON n’attend rien du public dans le cadre de la soutenance.

On attend de la bienveillance dans un séminaire, de la reconnaissance ou de la critique dans un colloque. Dans le cas de la conférence, il y a 2 grandes postures :

-ceux qui flattent le public dans le sens du poil. Ils font de la séduction. Le plus fort là-dedans, c’est Philippe Meirieu. C’est un spectacle dont le but est de séduire l’auditoire, en espérant que dans ce cas, ils vont changer : c’est de la formation. C’est un numéro de formateur, pas de conférencier.

- On peut aussi ne pas vouloir former les gens, seulement les interloquer, leur indiquer des problèmes, des points à travailler. On fait aussi un numéro. La volonté est de déstabiliser, de secouer des attitudes pour les mettre au travail. ON essaie de décaper des certitudes, d’enlever les croûtes mal cicatrisées et de remettre à jour des problèmes. C’était le cadre de la vidéo présentée avec Nicole Mencassi. Cela n’empêche pas de séduire également.

 

Le rituel

L’idée de rituel est très importante. Les communications orales sont institutionnalisées.

ON est dans une institution et représentant d’une institution. C’est parce qu’on est institutionnalisé qu’on a des rituels plus ou moins implicites mais efficaces.

Les règles : ce n’est pas synonyme de rituel. Dans rituel, il y a l’idée de dispositif, de scénario, qui doit amener la personne d’un état 1 à un état 2. Tous les rituels ont à voir avec de l’initiation. Il s’agit d’une saynète réglée. Les règles organisent les rituels.

 

L’institution dont on parle ici est l’ordre scientifique, ce n’est pas l’université. C’est encore moins l’université de Provence. C’est une institution avant tout symbolique. Ce n’est pas une organisation.

L’ordre est symbolique : c’est le scientifique. On ne peut prétendre faire une recherche et refuser l’ordre symbolique du scientifique. Certains essaient mais en général cela ne fonctionne pas.

 

Rapports science : vérité à questionner

Cela veut dire quoi scientifique ? Quel est le rapport avec la vérité ? Cela veut dire quoi se présenter quelque part comme étant un scientifique ? De quoi est-on garant ? Que porte-t-on ? Que représente-t-on ? Que fait-on du problème de la survalorisation (positivement et négativement) du scientifique pour ceux qui n’en sont pas ?

On peut avoir pris des postures de professionnels qui ne sont pas pertinentes au scientifique.

Faire de la recherche, c’est accepter d’être un des acteurs dans ce jeu-là.

Il faut se construire une image dans la communauté scientifique.

Rares sont les scientifiques dans les sciences humaines qui se fond croire qu’ils détiennent la vérité.

Dans la communauté scientifique, ce qui compte, c’est travailler, avancer, réguler.

 

Apprendre les techniques de l’oral dans un bouquin est faisable.

Communiquer c’est :

Comment se tenir dans la communauté scientifique ? Quelles sont les limites ? Quel est le champ possible où je peux évoluer sans me faire massacrer par les aînés ?

Le tout est de ne pas être paralysé par l’énormité des enjeux, qui est de faire reconnaître son identité dans la communauté des chercheurs. Ce n’est pas la chose énoncée qui importe, mais la possibilité d’une place dans la communauté scientifique. Que fais-je si on ne m’entend pas ?

C’est toujours une épreuve quelque soit sa « maturité » scientifique

Personne n’est absout du jugement dans la communauté scientifique.

 

Différence organisation / institution :

cf. « l’organisation en analyse » Enriquez

Dans une institution, on est garant d’une image, d’un projet. Une institution a une histoire.

Ex : la poste était une institution, on est en train d’en faire une organisation.

On engage dans nos actes une institution entière. On ne donne pas l’image de soi, mais celle du scientifique.

 

Lors d’un colloque, un résumé est demandé aux prétendants à la communication dans un « appel à contribution ». Le comité scientifique sélectionne les intervenants par les résumés. Une communication finale est demandée aux participants à la suite de leur intervention.

 

La plupart du temps, la communication finale (écrites pour les actes) est faite après la communication orale, elle n’est pas le support écrit de la com. orale !!!

 

Points soulevés sur les présentations faites :

Ecrire pour l’oral est une écriture spécifique.

Présenter sa recherche et le cadre théorique (ne pas passer trop vite dessus) et faire le lien avec la thématique du colloque

Différencier thème de la thèse du thème du colloque

Etoffer la partie théorique.

Pourquoi choix du cas dans ce cas.

Les outils (grilles d’analyse,..) : ou on n’en parle pas ou on les décrit.

Résultats à travailler pour mise en lien avec la problématique.

Présenter cas, résultats, puis l’état de la question théorique au regard des résultats et dans le cadre de la thématique du colloque

 

Conseils – règles en vrac :

Se poser la question du thème de colloque pour la préparation de l’intervention. Faire le lien

Présentation de soi par rapport à son identité institutionnelle et pas la professionnelle.

Ne pas commencer par une citation. Ne pas faire référence au résumé (beaucoup ne l’auront pas lu)

Etymologie : à placer dans la problématique

Faire un plan : peu de place et très lisible : mots-clés, pas phrases…. L’émotion provoque un trouble de la vision : il faut l’écrire en gros.

Support utiles : transparent ou power point

Si utilisation d’items (clinique), on lit exactement ce que la personne a dit : seul moment de la com. où on est autorisé à lire

Questions possibles à préparer (fiches à disposition) par rapport au résumé de l’intervention et au cadre théorique.

La question n’est pas forcément « traitable » par l’intervenant, elle concerne l’assistance, on peut « passer » son tour, c’est même conseillé en cas de doute

 

L’oral suppose une part d’improvisation.

Une communication est un support pour les organisateurs du colloque pour discuter leur thématique, c’est un outil

 

Remarques générales:

Lors d’une recherche : on se doit de proposer la lecture de la transcription intégrale des entretiens à la personne « cas »

Idée de faire signer une charte de l’entretien clinique : retranscription publiée, traitement du matériau, utilisé à des fins de recherche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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