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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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Comme toutes productions humaines des erreurs ont pu être faites!

 

Vous pouvez toujours réagir grâce aux commentaires

 

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 16:02

Pratiques professionnelles_ Frédéric Saujat _ 25 10 06

 

 

 

Cadre pratique de l’analyse de l’activité

 

Méthodes

 

 

Activité

 

 

1/ Ergonomie francophone action et connaissance sur le travail

 

 

         - 2 visées : transformatives et épistémiques (recherche interventionniste et fondamentale)

 

         - acquis de l’ergonomie : écart entre travail prescrit et travail réel.

 

Dans les activités, il y a un écart entre travail prescrit et travail réel.

 

Devenir compétent, c’est accroître ses capacités à gérer ces écarts entre prescrit et réel.

 

La prescription relève d’une logique de la formalisation, le réel relève d’une logique de terrain.

 

Il y a un conflit de logiques.

 

Dans cette conception, les opérateurs ne sont jamais de simples exécutants. Ils sont obligés d’amender la prescription pour faire face aux problèmes rencontrés sur le terrain.

 

 

Le pas en avant de la psychologie du travail :

 

 

ECARTS

 

Prescription / Réel

 

Prescriptions exogènes/ prescriptions endogènes

 

Ce qui est à faire _ intercalaire social _ ce qui est fait

 

Organisation du travail définit le GENRE professionnel

 

 

Travail d’organisation d’un collectif pour digérer les prescriptions officielles (exogènes) résulte en prescriptions endogènes.

 

 

On ne sait plus très bien ce que veut dire enseigner dans certains établissements.

 

Il faut être assistante sociale, grand frère.

 

On ne sait plus très bien si apprendre c’est leur permettre de se s’approprier des savoirs ou former des compétences ou faire entrer des élèves dans une culture ou de les adapter à des réalités.

 

Difficultés à établir des critères pour l’évaluation des résultats.

 

 

Analyse des pratiques : données institutionnelles et ce que l’enseignant veut faire.

 

 

Dans beaucoup de professions, il y a une injonction à travailler en équipe. De part son caractère officiel, elle empêche bien souvent le travail (réel) émergeant d’un collectif de terrain.

 

 

Ex : les projets d’école : des enseignants le font pour répondre à une commande de l’inspecteur. C’est comme les mauvais élèves qui font une tâche sans entrer réellement en activité.

 

 

Notion de collectif - notion d’équipe.

 

Collectif vivant :

 

Quand on ne peut transformer une collection d’individus en collectif vivant, on ne peut travailler.

 

Collectif sédimenté : renvoie à une histoire partagée par ces individus. Histoire des générations antérieures. Quand on entre dans un métier, on entre dans une histoire.

 

 

 

On voudrait faire échanger sur les prescriptions nouvelles dans le cadre des réunions et des projets d’école.

 

 

Discours sur lesquels se sont construits les IUFM : « Les anciens n’ont rien compris à ce qu’est ce métier. » : le collectif sédimenté a été balayé. C’était une erreur. Les jeunes titulaires, confrontés aux postes en ZEP, en situations difficiles, ne savent pas où puiser des ressources et en reviennent à des pratiques traditionnelles dans leurs formes les plus rigides (idéologisées et non validées par un collectif).

 

 

Documents utilisés dans la formation: référentiels de compétences. Ce n’est pas fonctionnel dans le réel.

 

Le professeur des écoles doit être capable d’organiser une situation d’apprentissage.

 

 

 

Collectif : organe de digestion de la prescription, sert l’histoire du métier, ressources à actualiser en situation.

 

 

Qu’est ce qui se passe quand ce travail d’organisation du collectif n’est plus possible ?

 

Il n’y a plus d’intercalaire social et chacun est confronté seul aux difficultés.

 

Comme il ne peut plus puiser dans les ressources du genre professionnel et se construire son style, il puise dans ses ressources personnelles et prend sur soi. Les ressources personnelles ne sont pas illimitées, quand on puise trop et mal, il y a glissement vers la psychopathologie du travail.

 

Ce sont des questions de santé mentale.

 

 

Genre : manières de penser, d’agir, de dire, techniques, gestes du métier. Du collectif, du corps,…de métier. « Etre du métier ».

 

Comment on va régler un conflit?

 

Comment entrer dans un cours ? Le terminer ?

 

 

Style : manière personnelle de puiser dans le genre pour m’approprier le métier.

 

« Avoir du métier ».

 

Un auteur littéraire qui a du style est quelqu’un qui maîtrise les règles du genre pour les incarner singulièrement.

 

Le style est une sorte de signature. L’oeuvre est marquée par le style de celui qui l’a produite.

 

 

2/ Les théories de l’activité

 

 

famille CHAT (anglo saxon)

 

théories historico culturelles de l’activité : Vygotski, Leontiev, Luria….

 

 

Activité : ensemble de ce qui est fait, ce qui n’est pas fait (ce qu’on voudrait faire sans y parvenir,…)

 

Activité : va du positif de l’activité à la forme contrariée, empêchée.

 

Situations où les gens refusent de faire, déploient une activité pour ne pas faire ce qui est demandé (consciemment ou inconsciemment).

 

L’activité appelle à un équilibrage entre occupations et préoccupations…

 

Si les préoccupations prennent le pas sur les occupations, l’efficacité au travail et la santé mentale sont prise à défaut.

 

 

Vigotski : « L’homme est plein à chaque minute de possibilités non réalisées.»

 

 

Conséquences : quand on analyse la pratique d’un enseignant, on fait remonter les préoccupations.

 

Les enseignants en collège de ZEP : « je suis plus fatiguée par ce que je n’ai pas réussi à faire que parce que j’ai réellement fait. ».

 

Le collectif va partager les occupations et les préoccupations. Le travail sur les prescriptions empêche de travailler sur les préoccupations. Le collectif constitue un étayage psychologique pour les individus.

 

 

Permettre aux gens de comprendre que leurs problèmes ne sont pas des problèmes personnels mais des difficultés professionnelles. Il ne faut pas faire reculer les limites de la personne, mais les limites du métier… Il faut re fabriquer du métier.

 

Les ressources intermédiaires des débutants ne sont pas les mêmes que celles des experts.

 

 

Activité : dimensions

 

 Impersonnelle (tâche, prescription),

 

 Personnelle (mon métier à moi),

 

 Inter-personnelle (collectif vivant),

 

 Trans-personnelle (genre : étayage psychologique qui permet à chacun de faire ce qu’on lui demande de faire.)

 

C’est parce que le métier n’offre plus de ressources que les individus prennent cela pour des problèmes personnels.

 

 

 

 Méthodes « indirectes »

 

On va essayer à travers ces méthodes de produire une activité cognitive.

 

Activité sur l’activité.

 

Faire classe : activité première

 

Dire comment on s’y prend pour faire classe : activité sur l’activité, donc seconde.

 

Nouvelle activité : entretien d’explicitation, Vermesch. Quand on dit comment on fait la classe, on amène le sujet à se replonger dans l’activité première ;  c’est une parole incarnée…

 

Avec l’auto confrontation, c’est le contraire que l’on cherche. Analyser ce qui a été vécu est une activité à part entière, qui transforme nécessairement le vécu qui est l’objet de l’analyse.

 

On va regarder l’activité avec les yeux de l’interlocuteur. Il y a reconstruction : on s’en sert. On découvre en reconstruisant des choses qui ne seraient pas accessibles.

 

Christine Félix fait des auto- confrontations avec les élèves.

 

 

Analyser l’activité crée un cadre qui crée une nouvelle activité.

 

 

1er moteur : étonnement.

 

Quand le professionnel s’étonne de ce qu’il fait, il reconstruit son activité. Il va se rendre compte que dans son travail, il fait des choix qui ne sont pas toujours conscients.

 

 

Analyse de pratiques 

 

C’est un peu une auberge espagnole : on met beaucoup de choses dessous.

 

- Préoccupations sphères subjectives : dimensions subjectives, ce qui relève du sens

 

- Occupations : ce qu’on le voit faire, plus ou moins efficaces, actions orientées vers des buts

 

- Opérations : techniques, gestes du métier. Moyens de réalisation de l’action. Efficience. Caractère plus ou moins coûteux pour atteindre le but. Pour les débutants, ils sont efficaces, mais peu efficients. Efficacité malgré tout.

 

 

On a des spécialistes des préoccupations : analyse de pratiques, travail sur les préoccupations, clinique, sens du travail, identité professionnelle, on laisse de côté ce que font les gens. Blanchard Laville

 

A l’inverse, l’analyse de pratique, pour Vergnaud, fait une analyse fine relativement détachée des préoccupations et de la dimension subjective les activités des gens.

 

 

Travail de l’ergape : clinique du travail, elle traite les dimensions objectives et subjectives.

 

 

Clinique de l’activité. Relation : sens et efficience, raisons d’agir et moyens d’agir…

 

Il n’y a pas que des schèmes opératoires, il y a de la subjectivité et du sens.

 

Quelquefois, on va emprunter des moyens d’agir qui peuvent conduire à retravailler ces raisons d’agir.

 

Il y a interaction entre les deux.

 

Le fait de trouver des solutions redonne de la disponibilité, on va revoir les raisons d’agir, ce qui va accroître l’efficience.

 

S’il y a nécrose opérative, on n’arrive plus à avancer dans son travail.  

 

 

organiser le redoublement de l’expérience vécue.

 

-Vigotski : idée de transformisme. « C’est uniquement en mouvement qu’un corps montre ce qu’il est. » Pour comprendre une activité, il faut la faire bouger, la déformer, et on voit alors des propriétés qu’on ne pourrait voir autrement.  

 

- Bakhtine et le dialogisme : il y a une polyphonie des énoncés. Dans chaque énoncé, plusieurs voix parlent en même temps.

 

Ma voix et les énoncés d’autrui dont j’apprends quelque chose dans la confrontation. Le mot existe sous 3 visages différents

 

-          impersonnel du dictionnaire

 

-          les mots d’autrui : prendre ses mots sur les lèvres d’autrui.

 

-          mes mots à moi, la façon dont j’accentue les mots du dictionnaire et ceux d’autrui

 

 

 

Le concept du face à face langue - parole de Saussure est critiqué par Bakhtine, qui introduit les mots d’autrui, le genre de discours, l’impersonnel du dictionnaire, mes mots à moi.

 

 

Genre de discours : Manière de dire convenue par rapport à un discours scientifique par exemple.

 

si l’individu se contentait de puiser dans la langue, il ne pourrait maîtriser le genre de discours et ne pourrait donc communiquer. Un chercheur qui donnerait un discours scientifique dans une rencontre informelle entre copains aurait des difficultés à communiquer, cela serait déplacé, il ne respecterait pas l’esprit des lieux.

 

 

Langue : mots du dictionnaire ; le locuteur va forger son langage, en se servant dans le genre.

 

Dialogisme : intentions entre les mots personnels et les mots d’autrui ; c’est la notion de polyphonie,

 

 

objectif des méthodes directes : créer des conditions de controverses par rapport aux conditions du métier. Faire parler le métier = remettre en discussion.

 

 

Dialogisme de la création verbale : idée au fondement des travaux de Bakhtine ; le locuteur est toujours un répondant, il est toujours contraint de se situer par rapport à des communications antérieures.

 

Dialogisme et polyphonie sont deux notions qui ont d'abord été élaborées dans le champ de l'analyse linguistique et littéraire par le théoricien russe Mikhaïl Bakhtine (1895-1975), avant d'être reprises et redéfinies par des linguistes occidentaux.

 

Le dialogisme, au sens de Bakhtine, concerne le discours en général. Il désigne les formes de la présence de l'autre dans le discours: le discours en effet n'émerge que dans un processus d'interaction entre une conscience individuelle et une autre, qui l'inspire et à qui elle répond. Quant à la polyphonie, au sens de Bakhtine, elle peut être sommairement décrite comme pluralité de voix et de consciences autonomes dans la représentation romanesque. Elle a donc, à l'origine, une acception plus strictement littéraire.

 

http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/dialogisme/dpintegr.html

 

Il (?) présuppose l’existence du système de la langue et des énoncés antérieurs de lui même ou d’autrui

 

Chaque énoncé est un maillon fort complexe de la chaîne des énoncés.

 

 

Tentative pour le professionnel de trouver des issues favorables dans les 4 dimensions du métier (de l’activité)

 

Pluri vocalité : plusieurs voix s’expriment quand le métier parle.

 

 

 

3/ Auto confrontation simple (ACS)

 

La croisée ne désigne qu’une phase de l’auto confrontation. Le plus important est qu’elle s’inscrit dans un processus.

 

1ère étape : observation, discussion. On est plutôt dans les méthodes directes.

 

2ème étape : Travail avec le collectif à l’origine de la demande. Demande relative à la difficulté rencontrée dans l’exercice du métier. Il faut circonscrire l’objet à travailler en retravaillant la demande.

 

Ex : organisation des déplacements, démarrage du cours.

 

Auto confrontation : Film. Définir sur quoi ils vont porter. Il faut des volontaires qui acceptent d’être filmés. Il faut aussi qu’ils soient représentatifs, pour que les autres se reconnaissent dans la façon de faire le travail. Il faut 2, ou 4 opérateurs.

 

Film sur les opérateurs sur le sujet choisi.

 

Confrontation de l’opérateur au film en présence du chercheur.

 

Exemple d’auto confrontation simple : demande générale « Comment mieux définir notre travail en tant que maître formateur ? ». Travail sur leur propre manière de faire classe. Instit maître formatrice.

 

 

Transcription d’entretien

 

Un professionnel découvre un aspect de son travail non remarqué. Elle avait visité un PE et lui avait reproché de passer trop de temps à rappeler les élèves à l’attention. Elle se rend compte qu’elle aussi elle passe beaucoup de temps à cela, et finalement, cela la gêne, mais se rend compte que ce sont des attendus pour être efficace, et utile pour les PE.

 

 

4/ auto confrontation croisée

 

 

On filme la confrontation.

 

 

Auto confrontation croisée :

 

 images de P1 _ images de P2

 

P1 & P2

 

 

Alimenter les controverses sur le métier, parler sur leur métier, les amener à débattre.

 

 

5/ Phase de retour au collectif. Dans les auto-confrontations croisées, les deux collègues vont se confronter  sans tomber d’accord, par moments ils arrivent à bouger. On rapatrie au collectif les moments d’impasses dans les échanges sur les positions, on en débat pour trancher, c’est alors qu’on est amené à créer de nouvelles règles du métier auxquelles chacun va se sentir obligé de se tenir, surtout quand la situation se dégrade.

 

Ces règles ne sont pas des normes. Elles sont régulables, vont pouvoir offrir un aller retour entre genre et style, alimenté par des trouvailles. Des découvertes inattendues peuvent être faites par les professionnels qui peuvent accroître le nombre de ressources du métier.

 

 

Le genre exerce une fonction d’étayage sur le personnel.

 

Le style exerce une fonction sociale à l’égard du travail de tous.

 

 

C’est quand on va au-delà des mécanismes de défense, quand on va reconnaître le travail de chacun, que cela va apporter une contribution au travail de tous.

 

S’appuyer par la controverse sur une interaction entre style et genre.

 

Quand cela va mal dans un métier, c’est que cela va mal au niveau du collectif. Quand chacun alimente la boîte à outils du genre, on redynamise l’activité personnelle, qui va à nouveau faire évoluer le genre.

 

Dans ces dialogues, le dernier mot n’est jamais dit. Pas de norme, mais geste professionnel possible.

 

 

Ex : intervention sur la demande du comité hygiène et sécurité, après un suicide, à cause de la désorganisation du travail.

 

 

Autre transcription :

 

Prof 1  Cédric  quasi novice en croisé avec un expérimenté P2 Gilles

 

Collègues sollicités parce qu’ils utilisaient des fichiers de résolution des problèmes. Les collègues n’arrivaient pas à mettre en œuvre ce fichier, sauf un.

 

 

Travail sur le film de Cédric, avec les 2 collègues et le chercheur (ACC) :

 

 

Il émerge des choses que Gilles n’a jamais dites. Il simplifie le problème, il ne l’avait jamais dit. Cédric dit qu’il a peur de simplifier, et du coup il est obligé de guider davantage les élèves.

 

Film sur le travail de Gilles.

 

Déstabilisation de Gilles : « C’est toi qui expliques ».

 

Gilles disait le contraire : « Il faut lancer tout de suite les élèves dans l’action. »

 

Il étaye énormément.

 

Controverse : l’orthodoxie de la méthode Ermel empêchait d’accéder à la réalité du métier.

 

 

Souvent ce qui est à l’origine de la difficulté vient d’un empêchement de penser le métier.

 

Il manque des outils pour penser le métier.

 

Les catégories d’objectifs sont un obstacle à penser le métier.

 

Chacun revient sur le passé et sur le futur.

 

On est dans un présent qui permet de retravailler le passé pour construite le futur.

 

 

Concertation entre profs : « vous ne respectez pas assez la méthode, c’est pour cela que cela ne marche pas » mais il y a une « mise à sa sauce de la méthode » et le dialogue peut être conduit là-dessus pour construire des compétences, des façons de faire.

 

Le on, c’est le métier. Des éléments de métier sont en train de se reconstruire. La méthode faisait obstacle à la perception de son métier.

 

Quand on repense le métier, on se redonne des perspectives.

 

 

Ce qu’on analyse là, ce n’est pas l’activité initiale. L’objet qu’on analyse bouge en cours d’expérimentation.

 

 

 

 

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