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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 07:54

Notes sur cours de licence

 

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1ere partie

Chapitre 1 : La sociologie « des fonctions de l’école »

 

 

Chapitre I :  Education et socialisation

 

 

1.1  Durkheim

 

 

Il n’a pas publié de livres sur cette question mais une compilation de textes divers car il n’était pas sociologue de l’éducation. Le concept de socialisation apparaît dès ses premières œuvres dès 1890 .

 

Le développement de la sociologie continue depuis 1890 mais pas la sociologie de l’éducation car il n’y a pas de champ spécifique.

 

...Chaque société se fait un certain idéal de l'homme, de ce qu'il doit être tant au point de vue intellectuel que physique et moral ; que cet idéal est, dans une certaine mesure, le même pour tous les citoyens; qu'à partir d'un certain point il se différencie suivant les milieux particuliers que toute société comprend dans son sein. C'est cet idéal, à la fois un et divers, qui est le pôle de l'éducation. Elle a donc pour fonction de susciter chez l'enfant :

 

 1° Un certain nombre d'états physiques et mentaux que la société à laquelle il appartient considère comme ne devant être absents d'aucun de ses membres;

 

2° Certains états physiques et mentaux que le groupe social particulier (caste, classe, famille, profession) considère également comme devant se retrouver chez tous ceux qui le forment.

 

Ainsi, c'est la société, dans son ensemble, et chaque milieu social particulier, qui déterminent cet idéal que l'éducation réalise. La société ne peut vivre que s'il existe entre ses membres une suffisante homogénéité: l'éducation perpétue et renforce cette homogénéité en fixant d'avance dans l'âme de l'enfant les similitudes essentielles que réclame la vie collective. Mais, d'un autre côté, sans une certaine diversité, toute coopération serait impossible: l'éducation assure la persistance de cette diversité nécessaire en se diversifiant elle-même et en se spécialisant. Si la société est arrivée à ce degré de développement où les anciennes divisions en castes et en classes ne peuvent plus se maintenir, elle prescrira une éducation plus une à sa base. Si, au même moment, le travail est plus divisé, elle provoquera chez les enfants, sur un premier fonds d'idées et de sentiments communs, une plus riche diversité d'aptitudes professionnelles. Si elle vit en état de guerre avec les sociétés ambiantes, elle s'efforce de former les esprits sur un modèle fortement national; si la concurrence internationale prend une forme plus pacifique, le type qu'elle cherche à réaliser est plus général et plus humain. L'éducation n'est donc pour elle que le moyen par lequel elle prépare dans le coeur des enfants les conditions essentielles de sa propre existence. Nous verrons plus loin comment l'individu lui-même a intérêt à se soumettre à ces exigences.

 

 

Nous arrivons donc à la formule suivante: L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certain nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné.

 

Il résulte de la définition qui précède que l'éducation consiste en une socialisation méthodique de la jeune génération. En chacun de nous, peut-on dire, il existe deux êtres qui, pour être inséparables autrement que par abstraction, ne laissent pas d'être distincts. L'un est fait de tous les états mentaux qui ne se rapportent qu'à nous-même et aux événements de notre vie personnelle: c'est ce qu'on pourrait appeler l'être individuel. L'autre est un système d'idées, de sentiments et d'habitudes qui expriment en nous, non pas notre personnalité, mais le groupe ou les groupes différents dont nous faisons partie; telles sont les croyances religieuses, les croyances et les pratiques morales, les traditions nationales ou professionnelles, les opinions collectives de toute sorte. Leur ensemble forme l'être social. Constituer cet être en chacun de nous, telle est la fin de l'éducation.

 

 

E. Durkheim, Education et sociologie, PUF Quadrige, 1 ère éd. 1922, 8ème éd. 2002.

 

 

Problématique : comment ça se fait qu’une société tienne ensemble ? Comment expliquer la pérennité des organisations sociales ?  C’est un discours sur le lien social. Comment les hommes vivent-ils en société ? Au XVIIIème siècle,  on était sur le pourquoi, par exemple Rousseau et le contrat social.  Hobbes, Locke, Diderot….

 

Pour Durkheim, l’individu n’est qu’un animal. A son être animal s’ajoute un être social

 

 

Il a 3 soucis principaux qui convergent.

 

1er souci :

 

- fonder la sociologie comme une science : cela signifie favoriser les approches rationnelles car «on peut traiter les faits sociologiques comme des choses». Il étudie le suicide en montrant qu’il y a des déterminants sociologiques du suicide avec du quantitatif (statistiques).

 

 

2ème souci :

 

- le sens de l’évolution de la société : sens du progrès et laïcisation de la société. Durkheim est au centre de tous les débats : très engagé dans l’affaire Dreyfus. Pour lui, la religion doit être extirpée des pratiques sociales et non un principe d’organisation de la société, un sentiment religieux provenant d’un social transcendant (c’est-à-dire la société, plus que la somme de chaque individu).

 

 

- Qu’est-ce qui constitue le lien social ?

 

Il parlera de formes d’éducabilité, entraînant que les groupes sociaux veulent leur pérennité et les individus veulent appartenir à un social.

 

Derrière tout cela, c’est d’abord le processus de socialisation. Il y a une conception très forte, « c’est ce qui ajoute l’être social à l’être animal ». On est une bête tant que l’on n’est pas socialisé.

 

La socialisation est d’abord un principe d’inculcation de savoirs, de normes et de valeurs pour la préservation de l’identité sociale. Elle se construit de façon différentielle. Tous les individus ne sont pas forcément enclins à accepter la transmission. Derrière, il y a le mécanisme de contrainte sociale. -> Question de la liberté individuelle.

 

La transmission : Pour que les humains restent ensemble, ils ont besoin de communiquer, pour cela ils ont besoin d’un système commun, le langage. La transmission ne suffit pas, il faut qu’il y ait inculcation : faire intégrer, assimiler.

 

Les savoirs : ensemble de savoirs, savoirs procéduraux. Ils peuvent être des savoirs plus généraux  comme la cosmologie.

 

Les valeurs : On transmet aussi des valeurs. Ce n’est pas seulement de dire à l’enfant « Tu dois tailler une pointe de silex, mais aussi des valeurs à respecter : le respect des anciens, …

 

Les normes : ensemble de normes, règles de comportement adaptées aux savoirs et aux valeurs. Dans les sociétés très anciennes, peu ou pas de distinction entre les contenus et les modalités. Ex : enseignement de la chasse chez les Guayaquis : reconnaissances des animaux, comportement, techniques, en fonction de croyances…

 

Les sociétés de tradition orales sont différentes des sociétés comme les nôtre qui ont une instance de socialisation, l’école.

 

Le groupe social nous oblige à acquérir un certain nombre de savoirs, à partager un certain nombre de valeurs, de normes… La sanction la pire que l’on puisse infliger dans ces sociétés est l’exclusion. 

 

Observation de l’exclusion du groupe : vivre à l’extérieur du cercle est impossible, la mort s’ensuit. On est contraint d’intégrer le groupe, mais le groupe est contraint d’intégrer l’individu. Que reste-t-il de la liberté individuelle ? Réponse à l’aspect sociologique ; quand elle est menée à son terme, les individus socialisés ne le perçoivent pas comme une contrainte.  L’éducation a quelque chose à voir avec le dressage. A partir du moment où on en arrive à ce stade-là, on est assez grand pour se rendre compte que ces savoirs sont essentiels à la survie du groupe. La constitution sociale permet de les accepter et de les faire siens.

 

Kant : la liberté consiste à accepter la contrainte. La réussite de la socialisation est la constitution d’un surmoi. Lorsque ce la ne se passe pas comme cela, situation d’anomie, comportements déviants, la survie du groupe social est en danger.

 

La socialisation est un processus qui se passe d’abord dans la famille, première instance de socialisation (socialisation primaire). La particularité des sociétés modernes (au sens de Durkheim) c’est de faire apparaître une deuxième instance de socialisation sous la forme scolaire.

 

Pour que la société tienne, il faut des individus qui se comprennent, avec des savoirs qui favorisent la communication, des conduites rituelles, permettant aux individus de se comprendre par la gestuelle, symbolique…etc.

 

Pour Durkheim, l’évolution des groupes sociaux repose sur le caractère cumulatif des savoirs, d’une part on nous transmet des savoirs grâce auxquels on en produit d’autres, et d’autre part, les nouveaux s’ajoutent aux anciens.

 

De plus, il y a un conflit entre les valeurs de la tradition (conserver le monde en l’état, enfants comme les parents) et les valeurs de la nouveauté (nouvelles potentialités et théories).

 

Les normes renvoient à la normalité des comportements, l’interdit est ce que l’on doit faire. Les normes sociales définissent les comportements acceptables. Une société en bonne santé est capable de faire respecter les normes. Il faut que les normes soient justifiées, d’où les valeurs : ex du code de politesse (derrière, il y a des valeurs qui justifient comme le respect de l’autre…).

 

 

- la transmission du savoir : il faut que la personne veuille apprendre et respecte les normes. Il faut un processus d’inculcation. Lorsque la socialisation est réussie, l’individu socialisé est convaincu que c’est lui-même qui respecte les normes qui sont intériorisées. Il a l’impression de se régler lui-même car il a intégré les normes du groupe auquel il appartient.

 

- la particularité des sciences modernes : évolution du processus de socialisation car il apparaît une nouvelle instance de socialisation : la FAMILLE = délégation d’une part importante et croissante à une institution pensée pour la socialisation.

 

 

 

3ème souci :

 

La société délègue à l’école le fait de faire des êtres sociaux, avec un rôle accru car cela concerne de plus en plus de monde et aussi car le temps passé dedans s’accroît. Les sociologues appelleront cela la forme scolaire, c’est-à-dire tout ce qui lui caractérise la façon dont l’école socialise l’individu.

 

Chervel : La forme scolaire existe depuis 4000 ans. (Il existait une école pharaonique des  scribes, et Confucius avait aussi organisé une forme scolaire) C’est un lieu spécifique défini, une organisation spatiale de la transmission, une organisation hiérarchique. « Derrière tout rapport au savoir, il y a des rapports de pouvoir ». B. Charlot

 

 La forme du lycée a été élaborée au XVIIIème siècle par les Jésuites. La définition des disciplines a été abandonnée par contre.

 

Ce qui a changé, c’est que jusqu’au XIXème siècle, la forme scolaire ne concerne que des petites minorités. Au temps de Napoléon, les lycéens n’étaient que quelques centaines, aujourd’hui 5 millions.  10000 élèves ont passé le bac en 1910, aujourd’hui, 590 000 par an.

 

Aujourd’hui, la forme scolaire contient la quasi-totalité de la classe juvénile. Elle touche tout le monde.

 

 

Durkheim a étudié l’évolution pédagogique en France. Il a créé le 1er cours en Sorbonne pour les futurs agrégés. Mais il n’a pas fait de recherche sur la sociologie de l’éducation.  La pérennité immédiate de son œuvre est nulle et ses successeurs vont désinvestir ce champ. La relais va passer de l’autre côté de l’Atlantique, aux USA avec les approches fonctionnalistes de l’école.

 

 

 

1.2 Le Fonctionnalisme

 

 

T. Parsons, s. Robert, K. Merton vont reprendre l’idée centrale de Durkheim, la socialisation, et vont l’adapter à l’intégration sociale. Ils sont les représentants du fonctionnalisme.

 

 

Parsons prend la suite de Durkheim sur la question de la socialisation.  Il s’intéresse à la notion d’intégration sociale. Il va en faire une fonction de l’école.

 

1935-1955, Merton, un disciple de Parsons, va aller plus loin dans l’analyse. Il voit le rôle de l’école de façon plus complexe. Pour Merton, l’école a un rôle important : celui de rassembler des individus autour d’objectifs légitimes que la société se donne. On est bien dans la transmission des valeurs et des normes.

 

Cela a une conséquence fondamentale : si l’objectif est difficile à atteindre, on crée les conditions d’une certaine conflictualité.

 

 

« Self made man » l’individu se fait tout seul avec des moyens mis à sa disposition et s’il rate, c’est de sa faute. S’il y a des problèmes pour l’individu, il est éjecté de la société mais il devient aussi un problème pour la société (Etats-Unis, 1920-1930).

 

En France, on appelle cela la discrimination positive : l’idée est que si certains n’entrent pas dans le jeu, il faut créer des moyens discriminants pour entrer dans le jeu, c’est-à-dire par exemple un quota de noirs et de blancs pour entrer à la fac.

 

C’est la conséquence directe de l’intégration sociale è donner au moins les moyens d’entrer dans le jeu, alors on allait chercher dans les ghettos des enfants noirs pour les amener dans les écoles des blancs.

 

La thèse de Merton repose sur 2 couples d’idées :

 

- toute société se caractérise par l’existence de buts légitimes. Cela fournit à ses membres une hiérarchie des projets. Buts hiérarchisés : la réussite sociale, la réussite matérielle, la réussite culturelle, le développement intellectuel,   auront plus ou moins d’importance, ils sont hiérarchisés. Par exemple aux USA, la réussite matérielle est un but légitime.

 

- Il y a une très forte hiérarchisation des moyens pour le faire. Le vol est par exemple moins légitime que les performances sportives, les œuvres culturelles, l’entreprise… Ces choses-là, il faut les transmettre avec une hiérarchie des buts et des moyens.

 

Pour lui, c’est fondamental, mais cela ne suffit pas. Si l’on pouvait imaginer une société où la hiérarchie est parfaitement transmise, on arriverait à une société figée. 

 

Il résout ce problème à travers un deuxième couple de notions : appartenance et référence.

 

- appartenance : une personne est le centre d’un ensemble de cercles interséqués.

 

La définition d’un individu se décortique au fur et à mesure qu’on décortique son système d’appartenance.

 

 

- la référence : c’est un peu plus compliqué, c’est le fait de partager les valeurs d’un groupe. Ex : le vote n’est pas régi par le système d’appartenance. 1 million de votants adhèrent à un parti : à une élection, on peut avoir 35 millions  de voix….

 

 

Référence et appartenance peuvent se retrouver dans une grille d’interprétation des comportements sociaux qui renvoie à une socialisation : par exemple un 

 

 Référence

 

 

appartenance

 

 

+

 

 

-

 

+

 

Militant

 

Appartient à un groupe dont il partage les valeurs et souhaite les faire partager

 

Une personne peut appartenir à un groupe sans en partager les valeurs

 

-

 

Une personne n’appartient pas à un groupe mais en partage les valeurs

 

 

 

Aux USA il est facile de voir que lorsqu’on adopte des références qui ne sont pas celles  du groupe d’appartenance, c’est pour adopter celles d’un groupe supérieur. 

 

C’est un moteur de la dynamique sociale. Cela pousse des milliers d’individus à changer, évoluer, c’est un facteur de progrès social. L’école est une instance pensée pour proposer toujours des buts supérieurs. Elle réalise une socialisation anticipatrice. En proposant des valeurs supérieures de la société, on les prépare par anticipation à mettre en cause ses valeurs, à s’élever dans l’échelle sociale. Il s’agit de transmettre les valeurs de la réussite. Cela marche d’autant mieux que les buts supérieurs sont relativement proches : il s’agit du paradoxe de la frustration relative, déjà mentionné par Alexandre de Tocqueville, dans « la  démocratie en          Amérique ».

 

Si on est dans une société de caste, comme celle des parias, on ne peut en changer. On ne peut espérer que se réincarner dans une caste supérieure.  Donc pas de désir d’ascension sociale dans la vie matérielle. On ne peut être frustré de ne pas avoir quelque chose si ce quelque chose paraît inaccessible. Si vous voulez réussir, il faut travailler -> paradoxe de la frustration relative -> motivation.  C’est un mécanisme de stimulation et de culpabilisation. « Devrait travailler plus pour atteindre la classe supérieure ». Il faut proposer des buts que l’on peut atteindre.

 

 

On peut définir un certain nombre de fonctions sociales de l’école :

 

 

1.3 Les fonctions sociales de l’école

 

 

1ère fonction de l’école : fonction de fabrication de l’être social

 

Intégration : l’être social a des nous, pas que des je. Il a été amené à partager des systèmes d’interprétation pour acquérir une compétence de membre.

 

Maffesoli : la fonction de l’école est de transmettre une culture de statut. Il faut donc faire admettre à tous les enfants que les êtres sociaux sont sujets à des classements, placés dans des rôles différents, des niveaux différents, faire reconnaître par chacun l’existence de hiérarchies sociales. Ce classement est la préfiguration de l’acceptation future des inégalités sociales. Cela nous prépare à accepter comme juste la place occupée dans la société car on nous en a donné  les moyens. S’il y a échec = fainéantise.

 

Bourdieu « lutte des classes remplacée par la lutte des classements, qui devient la matérialisation d’objectifs légitimes ».

 

 

2ème fonction de l’école : fonction d’intégration.

 

Construction d’un sentiment d’identité nationale. On apprend le sentiment patriotique: mourir pour la France, …etc. La fabrique des nous : identité collective. Au début du XXème siècle, la géographie a des fins de patriotisme, via la notion de frontières naturelles.  En histoire, on enseigne que la France est la mère de toutes les civilisations. 

 

 

3ème fonction de l’école : fonction de modernisation.

 

L’école transmet des savoirs avérés, différents des savoirs de la famille, religion…et les savoirs de l’école sont rationnellement fondés et renvoient à un principe de légitimité.  Si la famille fait entièrement l’éducation, les enfants font fortement ressembler à leurs parents. Donc à l’école, les élèves acquièrent des connaissances et des savoirs plus développés que ceux de leurs parents.

 

Le savoir scolaire renvoie à :

 

- un savoir scientifique (manipulation, leçon de choses). Les fondements de la rationalité sont indispensables à tous les Français. Donc, les sciences vont être introduites à l’école en 1890. Cela permet de lutter contre les croyances religieuses,  d’amener le progrès économique, par exemple grâce au système métrique. Cela crée un système français (fabrique des nous), tous les enfants ont le même système, donc on peut classer, les agriculteurs peuvent mesurer  leur engrais…

 

- français : autrefois = analyse logique et aujourd’hui = grammaire pour faire comprendre la logique et la structure de la langue telle qu’on doit la parler.

 

 

Le classement se fait à partir de la moyenne. On est dans un modèle fonctionnaliste : l’intégration sociale permet que la société fonctionne = tautologie (répétition d’une même idée dans des termes différents).

 

 

Cette théorie est très fortement critiquée car elle évacue du social tout ce qui a rapport avec le conflit. Au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, l’école est prise à contrepied par les discours de philosophie marxiste. Ces sociologues rompent avec cette logique des 3 fonctions et en font apparaître une 4ème :

 

 

4ème fonction de l’école : fonction de domination.

 

Rupture complète : l’école est un appareil idéologique d’état. A travers les 3 fonctions se réalise la fonction de domination. C’est une vision conflictuelle des rapports sociaux avec des groupes tirant partie de leur fonction sociale pour en exploiter d’autres, d’où un basculement théorique et structuration d’une sociologie de l’éducation en tant que telle.

 

Exemple : en centre d’apprentissage, il faut respecter la consigne. En classe de philosophie à Louis Legrand, il faut libérer l’imagination.

 

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ3 : éducation et sciences humaines
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