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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 07:25

Méthodologie

 

15 11 06

 

Michel Vial

 

Master 1 sciences de l’éducation

 

La méthode clinique

 

 

Pour se procurer le livre « Le travail de fin d’études s’initier à la recherche en soins et santé », le commander directement aux éditions Lamarre. Bien pour choisir sa méthode.

 

 

La clinique s’occupe de la relation humaine

 

 

Il faut être au moins deux pour qu’il y ait une relation. Il ne faut pas confondre ce que sont les gens avec la relation entre les gens.

 

La relation n’est pas un rapport. Le « rapport humain » est mécanique, peut être rationalisé sous forme d’un protocole, d’une loi générale, universelle, c’est un terme expérimentaliste.

 

La clinique travaille dans la relation et cherche des règles locales.

 

La relation n’est jamais complètement transparente. La partie rationalisable est minime. La relation est un mot lourd, il renvoie à l’opacité, au trouble, à l’ambiguë, il est polysémique…La relation est entre & dans les humains ; elle est sociale car portée par les humains.

 

La clinique travaille a priori sur ce que les acteurs ne rationalisent pas : le ressenti, l’affect, l’éprouvé, l’imaginaire, les images, les figures, les fantasmes, les représentations,…

 

C’est une des seules qui permet d’étudier ces choses là.

 

 

Opposées aux méthodologies qui rationalisent « en objet »: différentielle et expérimentale, l’ethnos, l’historique (une partie), la clinique parlent de sujet, de ce qui échappe à la théorie des actions rationnelles.

 

La Clinique ne s’intéresse pas au raisonnement hypothético déductif, au profit de ce qui se passe dans l’humain et dans le social quand cela est porté par les humains.

 

 

Il ne faut pas plus de temps pour faire de la clinique que pour faire de l’expérimental.

 

 

Le temps de la recherche

 

Amont et Aval du terrain.

 

Ce qui détermine la durée, c’est l’expertise du chercheur. Toute recherche demande un apprentissage. Pour faire de la clinique, il faut se débarrasser d’un certain nombre d’a priori que la formation nous a donnés.

 

Plus on a pris l’habitude de rationaliser, plus on aura de difficulté à entrer dans l’empathie.

 

Il vaut mieux parer au plus pressé dans le choix, en choisissant la méthode la plus proche de son idéologie, de son épistémologie profane. Les gens hyper rationnels qui sont dans le paradigme mécaniciste auront besoin de temps pour se débarrasser d’a priori non pertinents en méthode clinique. On peut avoir été vérolé par le scientisme et vouloir s’en sortir, et là, la clinique, c’est presque une thérapie.

 

 

La durée pour une méthode tient avant tout à ça. On pourrait dire l’inverse. Il y en a qui ont intériorisé le paradigme biologiste qui peuvent étouffer là-dedans. Pour eux cela peut être une ouverture.

 

La durée de l’apprentissage dépend de là où on en est, de ce qu’on investit par rapport à ses illusions identitaires.

 

On sait quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit. On ne peut décider à l’avance de combien de temps il faudra pour faire de la clinique. Pour l’expérimental et la différentielle, on doit décider du planning avant et s’y tenir. Tout calendrier que l’on fixe doit être régulé en cours de route. Dans la clinique, c’est normal de revoir le calendrier. C’est au vu de ce que l’on récolte sur le terrain que l’on décide si l’on peut arrêter ou continuer. Tous les chercheurs n’ont pas le temps. On est en bute à un calendrier, à des impératifs.  Dans les laboratoires, on est évalué au moins tous les 4 ans.

 

 

Ici date butoir : soutenance en juin, fin mai : première mouture terminée, fin avril fin du traitement des données. Février - mars pour le terrain. Partie théorique et état de la question avant fin janvier.

 

Ce n’est pas obligatoirement terminé. Ce peut être un essai, on peut n’avoir que des résultats très parcellaires. Les résultats intéressent pour voir si le dispositif fonctionnera l’année d’après. Le mémoire doit être complet à la fin du master 2. Il ne s’agit pas de récurer la casserole, mais d’écumer le bouillon. La maîtrise est le début d’un cycle. Le master, c’est deux ans. Cf textes de la conférence de Bologne.

 

 

Le produit de fin de master 1 doit montrer la faisabilité de la méthode sur le terrain. On repart l’année d’après grandeur nature, jusqu’au bout. Il faut arriver à faire le deuil du produit fini pour cette année. Tant pis pour ceux qui veulent s’arrêter après le master 1. Mais parfois on peut changer d’avis, au moment de la soutenance du mémoire, ou quelques années après.

 

 

La singularité : un des grands principes de base de la clinique. Il faut s’entendre sur ce que cela signifie. Il faut enlever ce que cela ne signifie pas. Ce n’est pas l’individuel, l’individu. La clinique ne s’intéresse pas aux individus.

 

Individu : quelqu’un qui vit dans l’illusion ou le projet d’être libre. Un individu est quelqu’un qui veut construire sa vie comme il l’entend, qui veut exploiter ses ressources, exploiter ses compétences, maîtriser son destin. Il fait preuve d’individualisme.

 

La clinique ne considère pas les gens qu’elle étudie comme étant des individus. Ils sont dans une illusion qu’il paie fort cher. Elle s’intéresse à des sujets. Elle considère les gens qu’elle étudie comme des sujets et pas des individus.

 

 

Un sujet est quelqu’un qui est assujetti. Sujet du roi. Le roi se donne à voir sous deux formes : le social et l’inconscient. Ces deux formes ne sont pas étanches : c’est souvent le recto verso d’une même pièce. Le sujet est le produit du social dans lequel il vit. Le sujet parle le social. Il a toujours l’impression d’être unique. Quand on dit dans le social il y a le sujet, c’est l’inverse. Le sujet ne fait qu’aménager des éléments fournis par le social : éléments culturels, civilisationnels (porté par les gens sans le faire exprès, comme des évidences).

 

Ensemble de comportements appris tous les jours : nous sommes un homme, une femme, un adulte, un ouvrier, un intello, une infirmière… On appelle cela dans l’ethnos les marquages sociaux. Messages sur qui nous sommes, d’où nous parlons. On a appris ces choses par immersion, construction de préférences. Cela va nourrir les valeurs imaginaires. C’est un imaginaire social, collectif.

 

 

Le sujet est assujetti à l’inconscient : hypothèse fondatrice de la psychanalyse. Nous ne sommes pas maîtres chez nous. La raison n’est que l’écume de notre personnalité. L’essentiel de ce que nous sommes est hors de portée de nous-mêmes. « Je est un autre » a dit Rimbaud.

 

La raison ne peut pas suffire pour se comprendre. Le placard à balai ; ça, sous sol qui  nous échappe, il se manifeste dans les lapsus, les actes manqués. J’ai pas fait exprès : c’est la partie qu’on ne maîtrise pas qui l’a fait exprès. Le corps est une des façons que l’inconscient a de se manifester. La maladie est un des actes de parole de l’inconscient.

 

 

Est-ce qu’il faut croire à l’inconscient pour faire de la clinique ?

 

Non, ou plus exactement, il y a des gens qui font de la clinique d’orientation psychanalytique. Blanchard Laville Claudine se réclame de la clinique psychanalytique, comme Mireille Cifali (Revue française de pédagogie)=

 

Hatchuel : le rapport au savoir étayé par la psychanalyse.

 

Jacky Beillerot était leur chef de file, avec Nicole Mosconi Paris VIII. Leurs séminaires sont orientés sur la publication. Avec eux, la clinique d’orientation psychanalytique est vue comme une sous catégorie de la clinique.

 

Il n’y a pas de raison d’en faire une sous partie.

 

Les théories de la psychanalyse sont utilisables, soit pour monter l’hypothèse, soit pour faire le traitement des données(analyse de contenus à partir des concepts de la psychanalyse).  

 

Ces chercheurs sont tous convaincus de l’existence de l’inconscient. Ils ont presque tous été psychanalysés. Mais ce n’est pas une obligation.

 

Etre psychanalysé, c’est avoir une pratique de la psychanalyse.

 

La psychanalyse est un référentiel théorique avant d’être une pratique.

 

N’importe qui peut y avoir accès. On peut s’en servir dans son hypothèse ou pour faire des catégories dans son analyse de contenus.

 

On n’a pas besoin d’être franc maçon pour parler de la franc maçonnerie depuis que les Francs Maçons publient.

 

 

On peut faire de la clinique avec n’importe quel référentiel théorique MAIS il faut respecter l’adéquation théorique entre référentiel et analyse des données.

 

On peut partir en clinique avec l’idée que le sujet est social.

 

La psychanalyse n’est pas encore admise par tout le monde en sciences de l’éducation. On peut s’adresser à un public s’intéressant à la psychanalyse mais aussi à d’autres personnes s’intéressant à d’autres points de vue. Mosconi était d’abord une expérimentaliste (20 ans), puis elle s’est intéressée à la psychanalyse, et l’a, dans une certaine mesure, « légitimée » aux yeux de la communauté scientifique.

 

L’autre référentiel peut être considéré comme psycho-sociologique.

 

Nombre de concepts restreints en psychanalyse.

 

Dans chaque référentiel, un certain nombre de livres de vulgarisation sont très bien faits.

 

Ex : ne pas entrer dans Bourdieu directement. Entrer d’abord par ceux qui parlent sur l’œuvre. Aller ensuite vers les textes fondamentaux. On fait son chemin dans la bibliographie. Il ne faut pas travailler de façon systématique. Le papillonnage est plus adapté.

 

Ne pas lire Lacan.

 

 

Singulier et social

 

Quand on étudie une partie, on peut dire quelque chose du tout. La singularité n’est pas l’unicité. Elle n’a de sens que si elle est articulée au général et à l’universel. La façon qu’on a d’être unique ou d’avoir le sentiment d’être unique ne fait que révéler le social dans lequel nous vivons.

 

Il n’y a pas d’exclusion entre le singulier et le social. Quand j’étudie quelqu’un, j’étudie un possible du social. L’unicité est une illusion, c’est une façon d’arranger les ingrédients sociaux.

 

On peut avoir recours à la métaphore littéraire du style et du genre, découverte par les ergologues. Un roman appartient à un genre. C’est un genre littéraire. Quelle que soit l’originalité d’un roman je peux le classer dans un genre. Après, il y a le style d’un auteur. On ne peut confondre une page de Balzac ou de Zola, de Zola et de Maupassant. La clinique ne s’intéresse pas au style des gens. Mais pour retrouver le genre, il faut passer par l’analyse du style. En psychologie du travail, genre et style sont séparés. L’unicité n’intéresse personne en tant que telle.

 

Dans la recherche, la visée est toujours généralisante, sinon, ce n’est pas de la recherche.

 

 

Méthode des cas 

 

Elle n’existe qu’en clinique. C’est une casuistique. Un cas se donne à voir sous la forme d’un récit, le plus vivant possible. Il faut qu’on voit la personne, qu’on la sente de l’intérieur. Mais ce n’est pas elle qui parle. Ne pas confondre le cas et l’histoire de vie, où on va parler des caractéristiques d’une personne. L’analyse du cas va montrer comment cette personne a créé une nouvelle catégorie.

 

Julia Kristeva : les nouvelles maladies de l’âme. C’est une psychanalyste. Cas du pervers glacé. Un cas est exemplaire dans une série. Il permet de nommer une série. Il n’est pas intéressant en lui-même.

 

La clinique ne consiste pas à sortir la cohérence interne d’une personne et de s’en tenir là. Le cas incarne un procédé général.

 

Ca c’est quand on rencontre quelqu’un qui permet de créer une catégorie nouvelle.

 

 

Hypothèse, théorie préalables sont-elles compatibles avec la méthode clinique ?

 

Un cas exemplaire peut illustrer une catégorie qui existe déjà. Rien n’empêche de partir avec des catégories théoriques. Avant le terrain, on peut monter une théorie, concevoir des catégories. On peut rencontrer ou pas ces catégories. Parfois on rencontre le cas qu’on n’avait pas prévu. On opérationnalise les catégories théoriques.

 

On peut partir sur le terrain avant d’avoir monté ses catégories. C’est conseillé quand on est apprenti chercheur. Cela ne servira à rien pour le produit. Cela sera une sorte d’enquête exploratoire. Les choses deviennent intéressantes quand on a une idée de ce qu’on cherche. Quand on ne sait pas ce qu’on cherche, on perd du temps, car cela coûte, et on n’a pas beaucoup d’opportunité de trouver des sujets dans le terrain.

 

Ce qu’on fait est à réguler. Il ne s’agit pas de prouver.

 

La matrice théorique doit évoluer au fur et à mesure, en fonction des données recueillies.

 

Plus on a d’entretiens, de matériaux, plus on peut remonter à l’hypothèse, la libeller de façon intéressante. Il faut séparer ce qui est de l’ordre du produit de ce qui est de l’ordre de la démarche de recherche, marquée par la régulation et l’itération (aller retour théorie pratique). C’est la recherche qui construit le fil rouge. Le texte de la recherche n’est pas un compte-rendu de la démarche, ce n’est pas un journal de bord. C’est un compte-rendu du canon de la méthode idéale. L’ordre d’apparition des éléments dans le produit n’est pas celui de l’ordre de l’évolution dans la démarche. Cela pourrait ne jamais finir. On dépend de ce que l’autre apporte. Le truc difficile est de se dire, « oui, j’aurais pu encore chercher, mais j’arrête. ». Il faut faire le deuil du « tout dire ». Il faut avoir assez de matériaux, c’est tout. Personne n’achève une démarche clinique.

 

 

Théoriquement, si on fait un état des lieux des recherches, où sont les manques dans la communauté scientifique, on a forcément une hypothèse théorique.

 

Je vais trouver quelque chose que les autres n’ont pas trouvé. Hypothèse 0 : je vais y arriver. Mais ce n’est pas une hypothèse expérimentale. Le mot hypothèse existe en dehors de l’expérimental. L’idée de parier que si je m’en donne les moyens, je trouverai quelque chose, c’est une phrase hypothétique, donc cela peut être une hypothèse. En clinique, on ne croit pas en la notion de variable. La clinique est un travail avant tout sur la catégorisation. C’est un travail difficile, en particulier pour les apprentis, mais pour tout le monde.  Les catégories n’existent pas dans la littérature, il faut les inventer. Il y a une prise de risque à ce moment-là. On peut s’aider des catégories d’un référentiel. Il faudra faire le saut qualitatif : je pose, que selon mon référentiel, il devrait exister certaines catégories.

 

Il y a des gens qui sont inhibés : quand ils comprennent que la recherche c’est de la création, ils n’osent pas. La difficulté est que ce qu’on propose doit être logiquement inscrit dans le référentiel. Toutes les catégories sont bonnes à prendre à condition que le lien soit fait avec le référentiel. Le directeur doit veiller à cette cohérence. Il faut pousser à écrire ce que l’on n’arrive pas à dire parce que l’on s’adresse à soi-même. Le directeur apporte l’exigence du lecteur.

 

 

L’approche compréhensive : Compréhensive et explicative c’est un peu comme le faux débat entre subjectif et objectif. C’est un vieux débat. Ricoeur a réglé le problème. Il est pertinent par rapport à nos pratiques, pour parler des relations humaines. Il a bien montré que c’est un faux débat, que toute science est à la fois explicative et compréhensive. Simplement les proportions explication/compréhension sont inversées en sciences humaines et en sciences de la nature.

 

La médecine ne comprend rien aux maladies. Elle de fiche du pourquoi et de la signification d’être malade. Ce qu’elle cherche c’est savoir comment la maladie se développe et comment l’enrayer.

 

Dans les sciences humaines, on ne fait pas de recherches sur le comment mais sur ce que cela signifie. Ex : « Pourquoi le mot accompagnement sort de chaque bouche ? »

 

Dans les sciences humaines on a une dynamique de compréhension et de temps en temps un arrêt pour expliquer.

 

Expérimental et différentiel viennent des sciences de la nature ; en sciences humaines, il faudrait dire « quasi-expérimentale ».

 

 

Il existe deux dispositifs de cliniques :

 

- clinique des cas

 

- clinique des situations.

 

 

La clinique des situations / de l’activité

 

La clinique de l’activité est rencontrée chez les ergologues (une équipe d’ergologues en France : Yves Schwartz, philosophe de formation : étude/ discours sur le travail), les ergonomes (techniciens du travail, designers de formation médicale : ex : siège ergonomique) et les psychologues du travail (Yves Clot).

 

Ce que Yves Schwartz écrit est très lisible : ergologue : métier de philosophe. Il travaille sur l’analyse du travail, les métiers de production industrielle, les métiers de service.

 

Beaucoup d’articles dans la revue « éducation permanente ».

 

Concept de base (venant de la psychologie du travail): l’essentiel du métier se trouve dans l’écart entre travail prescrit et travail réalisé.

 

Yves Schwartz a forgé des concepts comme l’idée de « corps soi ». Avoir un métier engage le corps. Il s’inscrit dans le corps. C’est le corps qui fait le métier. Cette idée est très proche de la psychanalyse.

 

Il y a longtemps que la somatisation en psychanalyse est une inscription pathologique, un problème (de travail ou autre) inscrit dans le corps.

 

Pezé : le deuxième corps. Psychanalyse appliquée au travail Elle montre par des études de cas combien le travail s’inscrit dans le corps.

 

Autre concept : la « dramatique d’usage de soi » : travailler, c’est sérieux, grave… Ce n’est pas anodin, pas une activité pas comme les autres. Travailler, c’est se travailler, c’est plus qu’un engagement, qu’un investissement. Le travail nous construit ou peut nous détruire.

 

Le référentiel d’Y. Schwartz est proche des sciences de l’éducation.

 

Autre : le CNAM centre national des arts et métiers. Au départ, il formait des ingénieurs. C’est devenu petit à petit un centre de recherche très important : Jean Marie Barbier (aussi en sciences de l’éducation), Yves Clot. Ce dernier travaille sur la clinique de l’activité. On analyse finement ce que quelqu’un fait quand il travaille : ce qu’il dit, ce qu’il fait, ce qu’il pense… Le penser fait partie du faire. Une compétence c’est ce qu’on fait, ce qu’on dit, et ce qu’on se dit pendant qu’on travaille, ce qu’on se raconte… Il y a aussi le ressenti, l’éprouvé, l’affectif, qui font partie de la compétence.

 

L’activité c’est tout ce qui se fait réellement quand on fabrique un objet ou qu’on réalise une tâche.

 

En sciences de l’éducation, le mot travail est trop vague, trop général ;on s’intéresse à un type de travail particulier (le travail de l’enseignant, du formateur,…) qui entre dans un champs particulier : celui de la relation éducative.

 

En sciences de l’éducation, on parle de clinique des situations.

 

La situation est un espace-temps, délimité, découpé. La situation inclut un contexte.

 

 

La clinique des situations

 

Le rapport au temps

 

Temps, lieu, qu’est ce qui est prescrit… Après on peut s’intéresser à ce que les gens ont réellement fait.

 

Une situation n’est pas un morceau décontextualisé.

 

Le contexte fait partie de la situation, il est décrit avec l’interprétation de la situation. C’est à un moment t des acteurs qui en sont à un moment T de leur parcours.

 

Dans une situation il se signifie des choses qui ont une valeur générale. Etudier une partie c’est aussi pouvoir parler le tout.

 

Une situation : on la découpe par rapport à une tâche.

 

Ex : le prof est en train d’expliquer comment on fait un résumé de texte.

 

C’est très important parce qu’il y a des tâches prescrites. Cela dit des choses sur le motif de la situation. Cette tâche peut amener à faire un produit. Il y a plein de situations éducatives où il n’y a pas de produit identifié. C’est différent dans l’industriel. Dans les métiers de l’humain, beaucoup de choses relèvent du service. On est là pour faire du lien social. Mais ce n’est pas un produit.

 

Les situations étudiées dans la relation éducative ne sont pas finalisées. Le travail vise à construire des personnes et pas à produire un objet.

 

Une situation délimite un événement dans un corpus : il y a un début, une fin comme une montée et une descente autour de l’évènement. L’évènement est ce qui arrive, le non prévu qui fait bifurquer sur un autre chemin.

 

Ce sont des choses qu’il faut arriver à repérer pour travailler des morceaux d’espace temps appelés situations. Ex : l’élève a une parole intempestive, le prof doit faire quelque chose de cette parole. Qu’est-ce qui a déclenché l’événement ? Jusqu’où c’est allé dans la tranche horaire ?

 

On obtient alors du matériau pour comprendre ce qui s’est passé.

 

Les séquences (situations filmées) sont analysées avec les acteurs.

 

 

Il y a d’autres techniques empruntées à Yves Clot : auto-confrontations simples ou croisées et instructions au sosie.

 

On fait une vidéo. On filme une classe. On isole la situation qu’on veut étudier. On passe le film à l’enseignant seul. On filme ses réactions. C’est sur ce second film qu’on aura ce qu’on étudiera.

 

Auto confrontations croisées : on peut mettre deux experts, deux novices, un expert et un novice,…. On fait un deuxième film pour avoir des traces de la gestuelle.

 

Le discours sur le métier ne peut être simplement intellectuel. C’est aussi une pensée qui s’exprime par le corps et dans le corps.

 

La clinique des situations est pleine d’avenir. Le problème est qu’il faut filmer.

 

Cela demande du matériel, de la technique. Il faut avoir l’autorisation de poser une caméra, notamment en classe. Il y a des problèmes de signatures de décharge des parents. Si on veut tout retranscrire c’est très long. Le plus facile à filmer c’est les dialogues. Il est très difficile de filmer un groupe.

 

 

Les deux types de cliniques peuvent se rejoindre. Ex : étude longitudinale d’un des protagonistes. Pourquoi toi, tu fais comme ça ? On peut même brancher dessus la psychanalyse. Il serait intéressant de traiter les trois approches dans une thèse.

 

 

Jean Marie Révillaud va soutenir une thèse sur l’altérité dans la relation de soin. La partie forte de sa thèse est le traitement des données.

 

Sphinx travaille sur l’analyse de contenus, les récurrences.

 

On peut l’emprunter à Lambesc. Il faut coder le logiciel pour travailler sur les récurrences.

 

 

 

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ6 : méthodologie 1 - épistémologie
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