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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 00:59

Méthodologie

15 11 06

Michel Vial

Master 1 sciences de l’éducation

La méthode clinique

 

Commander le livre « Le travail de fin d’études s’initier à la recherche en soins et santé » directement aux éditions Lamarre. Il est bien pour choisir la méthode.

 

La singularité de l’individu qui est prise en compte pour entrevoir ce que ça peut apporter au général.

Approche compréhensive.

Au départ, c’est issu des sciences, de la médecine : au chevet du malade. Puis psychologie clinique. Des cliniciens ont travaillé sur l’enseignement. La clinique s’occupe de la relation humaine. 

Il faut être au moins deux pour qu’il y ait une relation. Il ne faut pas confondre ce que sont les gens avec la relation. On évite de dire rapport humain. Rapport est mécanique, peut être rationalisé sous forme d’un protocole, d’une loi, générale, universelle en terme expérimentaliste.

La clinique travaille dans la relation contre le général. Dans la clinique, on cherche des règles locales. La relation est quelque chose qui ne sera jamais complètement transparent. La partie rationalisable est minime. La clinique travaille a priori sur quelque chose qui ne serait pas d l’ordre du rationalisable : ressenti, affectif, éprouvé, travaillé en priorité par la clinique.

Il y a ensuite l’imaginaire, les images, les figures, les fantasmes, les représentations, qui intéressent en priorité le clinicien. C’est une des seules qui permet d’étudier ces choses là. C’est opposé aux méthodes rationnelles, différentielle et expérimentale, qui rationalisent leur objet. L’ethnos, l’historique, la clinique, ne rationalise pas leur sujet. C’est ce qui échappe à la théorie des actions rationnelles.

La clinique s’intéresse à la relation humaine, et c’en est un des traits caractéristiques. Elle ne s’intéresse pas au raisonnement hypothético déductif, au profit de ce qui est opaque, trouble, ambigu, qui se passe dans l’humain et dans le social quand il est porté par les humaines.

Il ne faut pas plus de temps pour faire de la clinique que pour faire de l’expérimental.

 

Le temps de la recherche

Amont et Aval du terrain.

Ce qui détermine la durée, c’est l’expertise du chercheur. Toute recherche demande un apprentissage. Pour faire de la clinique, il faut se débarrasser d’un certain nombre d’a priori que la formation nous a donnés.

Plus on pris l’habitude de rationaliser, plus on aura de difficulté à entrer dans l’empathie.

Il vaut mieux parer au plus pressé dans le choix, en choisissant la méthode la plus proche de son idéologie, de son épistémologie profane. Les gens hyper rationnel qui sont dans le paradigme mécaniciste auront besoin de temps pour se débarrasser d’a priori non pertinents en méthode clinique. On peut avoir été vérolé par le scientisme et vouloir s’en sortir, et là, la clinique, c’est presque une thérapie.

 

La durée pour une méthode tient avant tout à ça. On pourrait dire l’inverse. Il y en a qui ont intériorisé le paradigme biologiste qui peuvent étouffer là-dedans. Pour eux cela peut être pour eux une ouverture.

La durée de l’apprentissage dépend de là où on en est, de ce qu’on investit par rapport à ses illusions identitaires.

On sait quand ça commence, mais on ne sait pas comment ça finit. On ne peut décider à l’avance de combien d temps il faudra pour faire de la clinique. Pour l’expérimental et la différentielle, on doit décider du planning avant et s’y tenir. Tout calendrier que l’on fixe doit être régulé en cours de route. Dans la clinique, c’est normal de revoir le calendrier. C’est au vu de ce que l’on récolte sur le terrain que l’on décide si l’on peut arrêter ou continuer. Tous les chercheurs n’ont pas le temps. On est en bute à un calendrier, à des impératifs.  Dans les laboratoires, on est évalué au moins tous les 4 ans.

 

Ici date butoir : soutenance en juin, fin mai : première mouture terminée, fin avril fin du traitement des données. Février mars pour le terrain. Partie théorique et état de la question avant fin janvier.

Ce n’est pas obligatoirement terminé. Ce peut être un essai, on peut n’avoir que des résultats que très parcellaires. Les résultats intéressent pour voir si le dispositif fonctionnera l’année d’après.  Le mémoire doit être complet à la fin du master 2. Il ne s’agit pas de récurer la casserole, mais d’écumer le bouillon. La maîtrise est le début d’un cycle. Le master, c’est deux ans. Cf textes de la conférence de Bologne.

 

Le produit de fin de master 1 doit montrer la faisabilité de la méthode sur le terrain. On repart l’année d’après grandeur nature, jusqu’au bout.  Il faut arriver à faire le deuil du produit fini pour cette année. Tant pis pour ceux qui veulent s’arrêter après le master 1. Mais parfois on peut changer d’avis, au moment de la soutenance du mémoire, ou quelques années après.

 

La singularité : un des grands principes de base de la clinique. Il faut s’entendre sur ce que cela signifie. Il faut enlever ce que cela ne signifie pas. Ce n’est pas l’individuel, l’individu. La clinique ne s’intéresse pas aux individus.

Individu : quelqu’un qui vit dans l’illusion ou le projet d’être libre. Un individu est quelqu’un qui veut construire sa vie comme il l’entend, qui veut exploiter ses ressources, exploiter ses compétences, maîtriser son destin. Il fait preuve d’individualisme.

La clinique ne considère pas les gens qu’elle étudie comme étant des individus. Ils sont dans une illusion qu’il paie fort cher. Elle s’intéresse à des sujets. Elle considère les gens qu’elle étudie comme des sujets et pas des individus.

 

Un sujet est quelqu’un qui est assujetti. Sujet du roi. Le roi se donne à voir sous deux formes : le social et l’inconscient. Ces deux formes ne sont pas étanches : c’est souvent le recto verso d’une même pièce. Le sujet est le produit du social dans lequel il vit. Le sujet parle le social. Il a toujours l’impression d’être unique. Quand on dit dans le sujet il y a le sujet, c’est l’inverse. Le sujet ne fait qu’aménager des éléments fournis par le social : éléments culturels, civilisationnels (porté par les gens sans le faire exprès, comme des évidences).

Ensemble de comportements appris tous les jours : nous sommes un homme, une femme, un adulte, un ouvrier, un intello, une infirmière… On appelle cela dans l’ethnos les marquages sociaux. Messages sur qui nous sommes, d’où nous parlons. On a appris ces choses par immersion, construction de préférences. Cela va nourrir les valeurs imaginaires. C’est un imaginaire social, collectif.

 

Le sujet est assujetti à l’inconscient : hypothèse fondatrice de la psychanalyse. Nous ne sommes pas maîtres chez nous. La raison n’est que l’écume de notre personnalité. L’essentiel de ce que nous sommes est hors de portée de nous-mêmes. Je est un autre a dit Rimbaud.

La raison ne peut pas suffire pour se comprendre. Le placard à balai ; ça, sous sol qui  nous échappe, il se manifeste dans les lapsus, les actes manqués. J’ai pas fait exprès : c’est la partie qu’on ne maîtrise pas qui l’a fait exprès. Le corps est une des façons que l’inconscient a de se manifester. La maladie est un des actes de parole de l’inconscient.

Est-ce qu’il faut croire à l’inconscient pour faire de la clinique ?

Non, ou plus exactement, il y a des gens qui font de la clinique d’orientation psychanalytique. Revue française de pédagogique Blanchard Laville Claudine se réclame de la clinique psychanalytique, comme Mireille Cifali. Hatchuel : le rapport au savoir étayé par la psychanalyse.  Jacky Beillerot était leur chef de file. Nicole Mosconi était à Paris VIII. Les séminaires sont orientés sur la publication. C’est comme une sous catégorie de la clinique. Il n’y a pas de raison d’en faire une sous partie. Ils utilisent la psychanalyse soit pour monter leur hypothèse soit pour  faire le traitement des données. Faire l’analyse de contenus à partir des concepts de la psychanalyse. Ils sont tous convaincus de l’existence de l’inconscient. Ils ont presque tous été psychanalysés. Mais ce n’est pas une obligation. Etre psychanalysé est avoir une pratique de la psychanalyse. La psychanalyse est un référentiel théorique.

N’importe qui peut y avoir accès. On peut s’en servir dans son hypothèse ou pour faire des catégories dans son analyse de contenus. On n’a pas besoin d’être franc maçon pour parler de la franc maçonnerie depuis que les Francs Maçons publient.

On peut faire de la clinique avec n’importe quelle théorie, y compris la psychanalyse. Mais ce n’est pas une obligation. Cela peut être bâti à partir de n’importe quel référentiel théorique.

Relation forte entre référentiel théorique et analyse des données.

On peut partir en clinique avec l’idée que le sujet est social.

La psychanalyse n’est pas encore admise par tout le monde en sciences de l’éducation. On peut s’adresser à un public s’intéressant à la psychanalyse mais aussi à d’autres personnes s’intéressant à d’autres points de vue. Mosconi était d’abord une expérimentaliste (20 ans), puis elle s’est intéressée à la psychanalyse.

L’autre référentiel peut être considéré comme psycho-sociologique.

Nombre de concepts restreints : certains livres sont très bien fait pour la vulgarisation. 

Ne pas entrer dans Bourdieu directement. Entrer d’abord dans ceux qui parlent sur l’œuvre. Aller ensuite vers les textes fondamentaux. On fait son chemin dans la bibliographie. Il ne faut pas travailler de façon systématique. Le papillonnage est plus adapté. Ne pas commencer par Lacan.

 

Quand on étudie une partie, on peut dire quelque chose du tout. La singularité n’est pas l’unicité. Elle n’a de sens que si elle est articulée au général et à l’universel. La façon qu’on a d’être unique ou d’avoir le sentiment d’être unique ne fait que révéler le social dans lequel nous vivons.

Il n’y a pas d’exclusion entre le singulier et le social. Quand j’étudie quelqu’un, j’étudie un possible du social. L’unicité est une illusion, c’est une façon d’arranger les ingrédients sociaux.

On peut avoir recours à la métaphore littéraire du style et du genre, découverte par les ergologues. Un roman appartient à un genre. C’est un genre littéraire. Quelle que soit l’originalité d’un roman  je peux le classer dans un genre. Après, il y a le style d’un auteur. ON ne peut confondre une page de Balzac ou de Zola, de Zola et de Maupassant. La clinique ne s’intéresse pas au style des gens. Mais pour retrouver le genre, il faut passer par l’analyse du style, même si c’est surtout le genre qui intéresse la clinique. En psychologie du travail, genre et style sont séparés.  L’unicité n’intéresse personne en tant que telle.

Dans la recherche, la visée est toujours généralisante, sinon, ce n’est pas de la recherche.

 

Méthode des cas : elle n’existe qu’en clinique. C’est une casuistique. Un cas se donne à voir sous la forme d’un récit, le plus vivant possible. Il faut qu’on voir la personne, qu’on la sente de l’intérieur. Mais ce n’est pas elle qui parle. Ne pas confondre le cas et l’histoire de vie, où on va parler des caractéristiques d’une personne. L’analyse du cas va montrer comment cette personne a créé une nouvelle catégorie.

Julia Kristeva : les nouvelles maladies de l’âme. C’est une psychanalyste. Cas du pervers glacé. Un cas est exemplaire dans une série. Il permet de nommer une série. Il n’est pas intéressant en lui-même.

La clinique ne consiste pas à sortir la cohérence interne d’une personne et de s’en tenir là. Ils incarnent un procédé général.

Ca c’est quand on rencontre quelqu’un qui permet de créer une catégorie nouvelle.

Un cas exemplaire peut illustrer une catégorie qui existe déjà. Rien n’empêche de partir avec des catégories théoriques. Avant le terrain, on peut monter une théorie, concevoir des catégories. On peut ne pas rencontrer ou pas ces catégories. Parfois on rencontre le cas qu’on n’avait pas prévu. On peut alors l’opérationnaliser dans les catégories attendues. On peut partir sur le terrain avant d’avoir monté ses catégories. C’est conseillé  quand on est apprenti chercheur. Cela ne servira à rien pour le produit. Cela sera une sorte d’enquête exploratoire. Les choses deviennent intéressantes quand on a une idée de ce qu’on cherche. Quand on ne sait pas ce qu’on cherche, on perd du temps, car cela coûte, et on n’a pas beaucoup d’opportunité de trouver des sujets dans le terrain. Ce qu’on fait est à réguler. Il ne s’agit pas de prouver.

La matrice théorique doit pouvoir évoluer au fur et à mesure, en fonction des données recueillies.

Plus on a d’entretien de matériaux, plus on peut remonter à l’hypothèse, la libeller de façon intéressante. Il faut séparer ce qui est de l’ordre du produit de ce qui est de l’ordre de la démarche de recherche, marquée par la régulation et l’itération (aller retour théorie pratique). C’est la recherche qui construit le fil roue. Le texte de la recherche n’est pas un compte-rendu de la démarche, ce n’est pas un journal de bord. C’est un compte-rendu du canon de la méthode. L’ordre d’apparition des éléments dans le produit n’est pas celui de l’ordre de l’évolution dans la démarche. Cela pourrait ne jamais finir. On dépend de ce que l’autre apporte. Le truc difficile est de se dire, « oui, j’aurais pu encore chercher, mais j’arrête. ». Il faut faire le deuil de tout dire. Il faut avoir assez de matériaux, c’est tout. Personne n’achève une démarche clinique.

 

Théoriquement, si on fait un état de lieu des recherches, où sont les manques dans la communauté scientifique, on a forcément une hypothèse théorique au bout. Je vais trouver quelque chose que les autres n’ont pas trouvé. Hypothèse 0 : je vais y arriver. Mais ce  n’est pas une hypothèse expérimentale. Le mot hypothèse existe en dehors de l’expérimental. L’idée de parier que si je m’en donne les moyens, je trouverai quelque chose, c’est une phrase hypothétique, donc cela peut être une hypothèse. En clinique, on ne croit pas en la notion de variable.  La clinique est un travail avant tout sur la catégorisation. C’est un travail difficile pour les apprentis en particulier, mais pour tout le monde.  Les catégories n’existent pas dans la littérature, il faut les inventer. Il y a une prise de risque à ce moment-là. On peut s’aider des catégories d’un référentiel. Il faudra faire le saut qualitatif : je pose, que selon mon référentiel, il devrait exister certaines catégories.

Il y a des gens qui sont inhibés : quand ils comprennent que la recherche c’est de la création, ils n’osent pas. La difficulté est que ce qu’on propose doit être logiquement inscrit dans le référentiel. Toutes les catégories sont bonnes à prendre à condition que le lien soit fait avec le référentiel. Le directeur doit veiller à cette cohérence. Il faut pousser à écrire ce que l’on n’arrive pas à dire parce que l’on s’adresse à soi-même. Le directeur apporte l’exigence du lecteur.

 

L’approche compréhensive : Compréhensive et explicative c’est un peu comme le faux débat entre subjectif et objectif. C’est un vieux débat. Ricoeur a réglé le problème. Il est pertinent par rapport à nos pratiques, pour parler des relations humaines. Il a bien montré que c’est un faux débat, que toute science est à la fois explicative et compréhensive. Simplement la proportion explication/compréhension en sciences humaines est opposée en sciences humaines et en sciences de la nature. La médecine ne comprend rien aux maladies. Elle de fiche éperdument de savoir pourquoi on tombe malade. Ce qu’elle cherche c’est savoir comment la maladie se développe et comment l’enrayer. Dans les sciences humaines, on ne fait pas de recherches sur le comment. Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi le mot accompagnement est employé partout ? Il faudra juste faire la différence entre accompagner et guider. Dans les sciences humaines on a une dynamique de compréhension et de temps en temps un arrêt pour expliquer. Expérimental et différentiel viennent des sciences de la nature.

 

Les méthodes dites qualitatives viennent des sciences humaines. On est obligé d’avoir plus de compréhension que dans les sciences de la nature y compris dans la méthode expérimentale. Nous parlons des métiers de l’humain.

 

Il existe deux dispositifs de cliniques :

-clinique des cas

- clinique des situations.

Il existe aussi la clinique de l’activité : ergologues (une équipe d’ergologues en France : Yves Schwartz, philosophe de formation : étude du travail), ergonomes (techniciens du travail : ex : siège ergonomique), psychologues du travail (Yves Clot) s’y intéressent. Nicole Mencassi est entrée dans l’équipe d’ergologie pendant sa thèse. Ce qu’il écrit est très lisible : ergologue : métier de philosophe. Beaucoup d’articles dans la revue « éducation permanente ».

Il travaille sur l’analyse du travail, les métiers de production industrielle, les métiers de service. Concept de base : travail prescrit, travail réalisé. Il a forgé des concepts comme l’idée de « corps soi ».  Avoir un métier engage le corps. Il s’inscrit dans le corps. C’est le corps qui fait le métier. Cette idée est très proche de la psychanalyse. Il y a longtemps que la somatisation en psychanalyse est l’inscription d’un problème (de travail ou autre) est inscrit dans un corps.

Ouvrage Pezé : le deuxième corps. Elle montre par des études de cas combien le travail s’inscrit dans le corps.

Dramatique d’usage de soi : travailler, c’est sérieux, grave… Ce n’est pas anodin, pas une occupation comme les autres. Travailler, c’est se travailler. C’est soi qu’on travaille quand on travaille. Le travail n’est pas seulement quelque chose que l’on fait, mais qui nous construit, ou qui peut aussi détruire.

De l’autre côté il y a le CNAM centre national des arts et métiers. Au départ, il formait des ingénieurs. C’est devenu petit à petit un centre de recherche très important : Jean Marie Barbier (aussi en sciences de l’éducation), Yves Clot. Ce dernier travaille sur la clinique de l’activité. On analyse finement ce que quelqu’un fait quand il travaille : ce qu’il dit, ce qu’il fait, ce qu’il pense… Le penser fait partie du faire. Une compétence c’est ce qu’on fait, ce qu’on dit, et ce qu’on se dit pendant qu’on travaille, ce qu’on se raconte… Il y a aussi le ressenti, l’éprouvé, l’affectif, qui font partie de la compétence.

L’activité c’est tout ce qui se fait réellement quand on fabrique un objet ou qu’on réalise une tâche.

En sciences de l’éducation, le mot travail est trop vague. En éducation, on s’intéresse à un type de travail particulier. On peut parler de l’enseignant, du formateur, mais pas du travail en général. Le postier n’a pas de relation éducative. En sciences de l’éducation, on s’intéresse à la relation éducative faite dans des institutions, cela coïncide donc avec le travail. Donc on a appelé la clinique de l’activité clinique des situations pour se référer à un contexte particulier du travail.

 

La clinique des situations

Le rapport au temps

Temps, lieu, qu’est ce qui est prescrit… Après on peut s’intéresser à ce que les gens ont réellement fait. Une situation n’est pas un morceau décontextualisé.

Le contexte fait partie de la situation. C’est à un moment t des acteurs qui en sont à un moment t de leur parcours.

Dans une situation il se signifie des choses qui ont une valeur générale. Etudier une partie c’est aussi pouvoir parler le tout.

Une situation : on la découpe par rapport à une tâche.

Ex : le prof est en train d’expliquer comment on fait un résumé de texte.

C’est très important parce qu’il y a des tâches prescrites. Cela dit des choses sur le motif de la situation. Cette tâche peut amener à faire un produit. Il y a plein de situations éducatives où il n’y a pas de travail tangible. C’est différent dans l’industriel. Dans les métiers de l’humain, beaucoup de choses relèvent du service. On est là pour faire du lien social. Mais ce n’est pas un produit.

Les situations étudiées dans la relation éducative ne sont pas finalisées la plupart du temps sur la réalisation d’un produit. Le travail vise à construire des personnes et pas à produire un objet.

Une situation se délimite dans un corpus : on va isoler un événement. Cela arrive parce qu’on a affaire à des gens. On prend alors un chemin qu’on n’avait pas prévu. Ce sont des choses qu’il faut arriver à repérer pour travailler des morceaux d’espace temps appelés situations. Ex : l’élève sort de ce qui l’intéresse lui. Le prof doit faire quelque chose de cette parole. Qu’est-ce qui a déclenché l’événement ? Jusqu’où c’est allé dans la tranche horaire ?

On obtient alors du matériau pour comprendre ce qui s’est passé. Il ya d’autres techniques empruntées à Yves Clot : auto-confrontations simples ou croisées et instruction au sosie.

On fait une vidéo. On filme une classe. On isole la situation qu’on veut étudier. On passe le film à l’enseignant seul. On filme ses réactions. C’est sur ce second film qu’on aura ce qu’on étudiera. On peut aussi avoir un autre enseignant qui demande des explications. Auto confrontations croisées. On peut mettre deux experts, deux novices, un expert et un novice. On fait un deuxième film pour avoir des traces de la gestuelle.

Le discours sur le métier ne peut être simplement intellectuel. C’est aussi une pensée qui s’exprime par le corps et dans le corps.

La clinique des situations est pleine d’avenir. Le problème est qu’il faut filmer.

Cela demande du matériel, de la technique. Il faut avoir l’autorisation de poser une caméra, notamment en classe. Il y a des problèmes de signatures de décharge des parents. Si on veut tout retranscrire, ce qui est très long. Le plus facile à filmer c’est les dialogues. Il est très difficile de filmer un groupe.

 

Les deux types de cliniques peuvent se rejoindre. Ex : étude longitudinale d’un des protagonistes. Pourquoi toi, tu fais comme ça ? On peut même brancher dessus la psychanalyse. Il serait intéressant de traiter les trois approches dans une thèse.

 

Jean Marie Révillaud va soutenir une thèse sur l’altérité dans la relation de soin. La partie forte de sa thèse est le traitement des données.

Sphinx travaille sur la récurrence des thèses. On peut l’emprunter à Lambesc. Il faut coder le logiciel pour travailler sur les récurrences.

 

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ6 : méthodologie 1 - épistémologie
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