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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 01:02

Méthodologie de la recherche

22 11 06

Christiane Peyron Bonjan

Master recherche 1 sciences de l’éducation

Aix en Provence

 

Epistémologie des sciences

 

Définition de la Méthode : organon

Epistèmé : vrai

Pensée empiriste : méthodologie expérimentale née au XVI née avec Francis Bacon, il écrit dans son organon, pour connaître, l’expérience est première. Empirie : expérience en grec

 

Outillage : 3ème partie du mémoire

Je ne peux parler de la pesanteur de l’air sans la mesurer. Explosion des sciences.

Pour connaître, l’esprit procède par une double échelle : montée par degré du sensible vers l’idée générale (idée vraie) ou le principe, ou l’hypothèse. Redescendre par degrés vers d’autres grenouilles pour vérifier si le modèle théorique est plutôt vrai.

 

Cela va donner au XIXème siècle une manière de procéder. Observation hypothèse méthode expérimentale retour vers empirie

Orgañon méthode : théorie épistémologie et méthodologie.

Chez les Grecs  Méthode : Théorie et Outillage mis en place pour la théorie.

Outillage qui dépend de la théorie en place

 

Méthododologie : théorie de la  méthodologie expérience et outillages qui servent à la faire.

Il y a d’autres méthodes au sens de la connaissance qui sont originaires plutôt du rationalisme. Pour le rationalisme, trouver le Vrai équivaut à ne surtout pas regarder le sensible.

 

Origine 

Aristote opposé à Platon sur qu’est ce que connaître pour trouver du vrai.

Pour trouver du vrai, je peux trouver un modèle théorique détaché du concret, je n’en regarde jamais une de près.

Pour Aristote, il faut quand même que j’en regarde quelques-unes pour inférer.

Ce sont des méthodes pour trouver le vrai.

Un dit : je peux regarder le ciel et je peux trouver le modèle de tout. L’autre dit qu’il faut quand même que j’en regarde des exemplaires.

Cela donne rationalistes XVIIème origine Platon  opposés aux empiristes (Bacon XVIème siècle ; origine Aristote)

Anciens à la base de la méthodologie des sciences de l’éducation :  méthodologies tirées des empiristes (au sens de la méthode, méthodologie et de l’organon).

 

Plan de mémoire en sablier :  pour le sablier, demander le cours à un étudiant !

 

 

 

La question antécédente : elle ne doit pas être est-ce qu’il nécessaire de… ou doit-on… : il n’y a pas de recherche possible. Enseignant pluri disciplinaire ou mono disciplinaire possible. Avant de rédiger, carnet de bord empirique. On a alors un carnet de bord théorique. On trouve plein de thèses différentes.

Dans la deuxième partie : analyse de la distanciation théorique.

On choisit un éclairage particulier, maximum deux angles d’approche. Concepts du ou des champs concernés pour réécrire avec cette distanciation théorique le problème de la fin de la partie 1. 

Durkheim voulait calquer la science humaine sur la science de la nature. Quand Durkheim se met à travailler sur le suicide, il cherche un modèle théorique explicatif de tous les suicides. Il fait une typologie de suicides. Il espère avoir tous les modèles possibles.

 

1ère thèse sociologie de Bourdieu et Passeron : les héritiers. C’est avec la même approche. Il s’agit de méthodologie expérimentale.

 

Au XIX ème, d’autres sociologues sont partisans du champ théorique inverse, comme Max Weber : une science des faits humains ne peut être qu’une science compréhensive et interprétative. Sous quelle épistémologie se range-t-il ? Max Dilthey, qui a le plus ferraillé avec Durkheim, qui dit que les sciences humaines ne peuvent qu’être compréhensives, par opposition à l’approche explicative causaliste de Durkheim.

 

La recherche est un processus de pensée toujours inachevé. Doit-on en rester à la preuve ou à l’éprouvé ? On doit se distancier et montrer que ça ouvre à d’autres questions antécédentes.

Une très bonne thèse peut réfuter l’hypothèse.

Si on trouve ce qu’on attendait, c’est qu’on n’a pas cherché.

Dans une bonne recherche, il y a un chemin qui bouge. Attention à la doxa…

 

Spécialiste des concepts : le philosophe.

« Mode de pensée » disjonctif et binaire comme celui de la « Langue française », soit c’est théorique (et/ou abstrait) soit c’est du domaine de l’action (et/ou concret). C’est issu de la pensée cartésienne. Donc la théoria sera l’épistémologie, la Méthode, et la pratique sera plutôt la méthodologie (pratique).

Quand on pense de manière plus puissante, on n’est plus binaire. Cela vient de la langue grecque qui est dialogique : Theoria (vision du monde) 1 et cela donne la Méthode au sens théorique, la théorie de la Méthode praxis 2 Méthode théorique.

Méthodologie expérimentale ; méthodologie expérimentale et pratico pratique (savoir faire) 3

IIIb : 4 pratico pratique.

 

Pensée du modèle chaussure purement mental et conceptuel, praxis théorique (comment j’agis pour faire une chaussure. Il y a l’action de faire la chaussure. Il va y avoir une théorie du collage de la semelle. Puis il va y avoir la pratique du collage, la manière de décorer…

 

En règle générale, on appelle le 1 épistémologie (théoria), le 2 est appelé Méthodologie ou Méthode. En 3 cela serait la méthode. Théorie de la praxis méthodologique. Quand on fait ce qui est 3B c’est du 4.

 

 

Gaston Bachelard

Bachelard Gaston est  le premier à avoir une chaire appelée épistémologie à La Sorbonne. Les chaires commencent à être séparées.

Chapitre Histoire des sciences dans méthode des sciences sociales de Madeleine Grawitz. L’universitas scientarum : les chaires n’étaient pas séparées. Durkheim s’est attribuée la chaire morale et éducation. C’est lui qui choisit son titre de chaire. Cette séparation advient après la séparation des universités de Humboldt. C’est là-dessus qu’est construite l’université.

Epistémologue : histoire et philosophie des sciences

Lévy Le Blond, Isabelle Steingers, Judith Schlanger en Israël travaille plus sur la pensée inventive. Son mari est aussi un épistémologue, Jacques Schlanger, à l’université de Jérusalem.

C’est un facteur qui va à la Sorbonne et passe une licence de philosophie et de sciences physiques. Il est atypique parce qu’il a une vision en même temps de ce qu’on raconte sur le temps et l’espace et la matière en physique et en philosophie. Quelle faille trouve-t-il ? En philosophie, on lui raconte l’espace le temps la matière du XVIIème siècle, et en sciences physiques les  mêmes notions fin du XIX et début XXème siècle.

 

Le temps l’espace le temps : Euclide (IIIème siècle). En physique l’espace euclidien est un cas particulier d’espace qui correspond à ce que notre œil voit et dont la courbure est nulle. Il en existe d’autres à courbures négatives comme l’on trouvé Riemann et Lobatcheschski. Pour les philosophes, c’est toujours les conceptions du XVIIème. En physique, la matière ordre de la macro, mais cela bouge, principe d’incertitude de Heisenberg. La matière est-elle localisée ? Non, elle a des probabilités de présence dans l’infinitésimale. Cela va conduire à la physique quantique. Bachelard : la vérité n’est pas la même en sciences. A cette période tout bouge, et les vérités deviennent relatives.

 

Vérité relative : elle est construite de deux manières différentes :

Euclide est vrai, il devient un cas particulier d’un espace à courbure nulle. Soit dans on est dans un cadre où les sciences physiques sont déterministes de la physique classique de Einstein à Newton et indéterministes avec la physique quantique.

Là, il y a une vraie rupture.

Une science déterministe est une science qui croit au principe de causalité. Indéterministe : si telle cause, n’importe quel effet…

C’est ce qu’un autre épistémologue, Kuhn, « La structure des révolutions scientifiques »,

va citer comme une des définitions de son paradigme. Champ épistémologie des sciences mode de pensée : structuraliste.

Concept clé invention du paradigme. Quand y a –t-il révolution dans l’histoire des sciences ? Il y a révolution quand il y a changement de paradigme.

 

Paradigme : c’est le cœur de croyance à partir duquel un chercheur pense.

Pour Bachelard, la philo est première, et la philosophie des sciences ne peut être qu’une application. Avant lui, l’histoire des sciences ne peut être que continue, progressive, et se dirigeant vers une vérité absolue.

Dans n’importe quel champ les philosophes accumulaient de manière continue, progressive, des vérités pour atteindre le vraiment vrai.

 

Pour Bachelard l’histoire des sciences est discontinue, normative et récurrente.

Discontinue : époque Newtonienne

Epoque des physiciens quantiques : c’est la physique quantique qui est vraie ; il y a rupture.

Normative : qui dit le vrai ? Les colloques internationaux de chercheurs du champ théorique.

L’histoire des faits ne peut être faite qu’à l’envers. On ne peut parler de l’histoire des sciences qu’à partir de là où on en est.

Expert du champ : voilà le vrai actuel. On redescend pour savoir ce qu’on met dans les livres jusqu’à la maternelle.

La refonte du lycée demandée par Allègre par De Rosnay, Peyron Bonjan, …dans une approche morinienne.

Il fallait enlever ce qui était périmé dans l’enseignement des sciences. Les inspecteurs généraux ont été un problème de résistance par rapport à Allègre.

Les sciences dont dépendantes de la pensée philosophique quels que soient les champs.

Bachelard est révolutionnaire parce qu’il dit qu’il faut d’abord partir de là où on en est en sciences pour comprendre quel est le nouvel esprit scientifique et pour impliquer une autre manière de philosopher. On ne peut plus être épistémologue à partir de Bachelard  sans être au moins sur deux champs. Les épistémologues actuels sont spécialistes de plusieurs champs théoriques.

 

C’est le plan que suivra Morin dans les 4 premiers tomes de la méthode. La nature de la nature (physique). La vie de la vie (biologie). Il va en inférer un nouvel esprit scientifique : la connaissance de la connaissance. On lui reprochera d’avoir pris deux sciences dures. (Peyron Bonjan). Il reste pénétré par « il y a de la science là où il y a des sciences dures ». Il va en inférer une autre manière de philosopher : les idées, leur vie, leurs mœurs, leur organisation (tome de noologie, science du nous, Esprit, rationalité)

 

Œuvre de Bachelard : mode de pensée dialectique emprunté à Hegel. On le voit dans le titre de ses livres : Le rationalisme appliqué, le matérialisme rationnel, le phénoménotechnique. Pour Bachelard, la matière n’est pas que de la matière. Il y a de la manière d’approcher rationnelle dans ce qu’on en dit.

Tout phénomène de connaissance théorique est infiltré d’instrumentation. En même temps tout instrument n’est qu’une somme de modélisation théorique.

Si on  prend l’exemple de la modélisation de Ptolémée, elle est vrai du 3ème au 16ème siècle est vraie parce qu’on n’a pas de lunette astronomique. A partir du moment où la lunette astronomique est inventée (un outil qui troue la peau du ciel Bacon), la modélisation théorique de Ptolémée est fausse, et on est obligé de réviser le modèle théorique de Ptolémée.

Cette conception est Hégélienne. Mais il n’est pas dialectique que pour cela : entre raison et mythologie, entre rationalité et mythologie, éléments complexes…

 

L’œuvre de Bachelard est double. Il y a un discours scientifique, avec les ouvrages cités précédemment, la Philosophie du non (au discours de Descartes), mais il y a un pan qui porte sur les quatre éléments, l’imagination, la rêverie, avec la psychanalyse du feu, l’air et les rêves…

(La crisis : Husserl avait vu la crise de la séparation des sciences. )

Il part avec un projet de démythologisation de ce complexe qu’est le feu… Le feu de la caverne, le feu de l’amour, le feu du cosmos, le feu qui brûle et qui fait peur…

Il veut enlever les scories imaginaires qu’on attribue au feu. Plus il creuse le complexe feu, plus il découvre que l’imagination est au cœur de la raison. Il n’y a pas d’invention scientifique sans imagination… Ce livre, psychanalyse du feu, va se retrouver en un travail sur l’imaginaire pour mieux comprendre la science.

Pourquoi est-il parti des 4 éléments ?

Parce que la physique d’Aristote est une physique qualitative qui attribue des qualités essentielles aux êtres à partir des 4 éléments. Pierre : terrestre. Plume : céleste.

C’est une physique qui définit les choses naturelles qui définit les objets à partir des éléments qui la composent.

Au XVIème Bacon est en même temps théoria, mais il détruit la physique qualitative d’Aristote, il entre dans la nécessité de mesurer, dans une physique quantitative. On invente le baromètre par exemple à cet exemple. Aristote n’est pas de la science, c’est de la physique qualitative.

 

La philosophie du non :  c’est Bachelard qui parle lui-même de son épistémologie comme non cartésienne. Descartes part de l’idée qu’il existe du simple dans la nature. Pour Bachelard, le simple est toujours du simplifié par l’esprit humain pour s’expliquer à lui-même. Dans la nature, tout est complexe au sens du complexe non impossible à désenchevêtrer.

Pour Descartes, le mode de pensée est l’analyse. Pour Bachelard, le mode de pensée est la synthèse, puisqu’il n’y a pas de simple. D’où perversion de Bachelard : si on est en épistémologie cartésienne, on forme un mode de pensée réductrice. Par contre en épistémologie bachelardienne, on forme une pensée productrice. Schlanger, Morin, Peyron- Bonjan parlent de pensée inventive.  

 

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ6 : méthodologie 1 - épistémologie
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