Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

*

Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

Restez critique envers ce que nous vous proposons !

 

Comme toutes productions humaines des erreurs ont pu être faites!

 

Vous pouvez toujours réagir grâce aux commentaires

 

Tous questionnements, grognements

 

et autres réactions sur les cours sont les bienvenus

 

et même indispensable pour un travail d'échange constructif !

 

Alors n'hésitez pas!                

 

 

 

 

*

Adresses utiles ...

http://mourepiane.free.fr/
www.fse.ulaval.ca/chrd/Theories.app./

http://jm.perez.waika9.com
9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 01:16

Actualité de la recherche

Michel Vial

22 11 06

 

Axe 5 : intervention éducative santé et accompagnement professionnel

 

Thèse : Evelyne Simondi bientôt soutenue

Directeur de mémoire : M. Vial

Exercice de présentation cadré entraînement

Commencée il y a 2 ans et demi.

 

Travail social : la formation des étudiants travailleurs sociaux : assistant de travail social

Clinique des pratiques professionnelles.

 

La relation d’accompagnement dans la professionnalisation des étudiants en travail social.

Un processus collectif de mise en œuvre des savoirs par la clinique des pratiques.

 

Relation d’accompagnement

Accompagnement social

 

La professionnalisation des étudiants

Savoirs mis en œuvre

Clinique des pratiques

Processus collectif qui en fait un groupe d’analyse de pratiques.

 

Terminologie conceptualisée.

Référentiel social, socio clinique, analyse institutionnelle, sciences de l’éducation, clinique.

Différentes approches croisées.

 

La psychanalyse ne constitue qu’un outil de réflexion. Ce n’est pas exclusif. C’est un référentiel parmi d’autres.

Autre recours : mythologie. Relation avec la posture du formateur.

Au départ, posture clinique du formateur dans les groupes. Question de l’accompagnement des étudiants. Terminologie variée en fonction des formations.

Plusieurs entrées sont possibles : ici posture du formateur.

Le formateur n’est qu’un acteur de la formation, il y a aussi l’étudiant et l’institution.

Dans cette triangulation, la singularité passe par la posture clinique du formateur.

La clinique permet de recomposer l’unité de l’objet dans sa complexité en travaillant sur la compréhension, le travail sur le sens et les significations (herméneutique) cachés dans le faire.

 

Pour le schémas : il faut télécharger le document sur le bureau virtuel Merci !!!!

 

 

Méthode de recherche

Entretien d’explicitation Vermersch 10 étudiants qui ont constitué un groupe d’analyse de pratique en 2ème année, interview un an après pour recueillir le discours sur le fonctionnement du groupe. C’est un groupe qu’elle avait animé. Cela a des incidences sur la posture de chercheur.

Posture d’investigation, d’explicitation.

Deuxième temps : clinique des cas. Etude sur la transférabilité des savoirs.

Interview de trois des étudiants, un an après l’obtention du diplôme.

La posture était différente. Dans le premier cas, implication dans la posture de praticien. Deuxième recueil : questionnement de sa posture de praticien.

 

Posture au départ de praticien chercheur, glissement vers un regard plus clinique, phénomènes de transferts et de contre transferts.

 

Problématisation à partir des premiers entretiens. Très vite, il est apparu la nécessité de traiter de la question de l’entredeux, en posture d’accompagnement clinique, où le formateur va glisser d’un prescrit institutionnel, d’une logique de contrôle à une logique de problématisation et de travail sur le sens.  Le travail d’évaluation signifiante, qui a du sens pour les sujets du groupe comme pour le formateur. Le formateur va se situer dans le passage entre le prescrit institutionnel fait d’objectifs à atteindre, de référentiels à appliquer, d’un temps contraint, organisationnel, fait de contrôle et de procédures pédagogiques et la situation didactique, logique d’un travail sur le sens, qui est faite d’accompagnement, de rencontres interindividuelles, de réflexivité, d’errances,

Temps prescrit institutionnel opposé à temps plastique relationnel .

Cette posture d’entre deux devient signifiante dans la mesure où elle est dialectique. Passage d’une logique à une autre.

 

Dialectique (Hegel) : c’est un mouvement rationnel supérieur à la faveur duquel des termes en apparence séparés passent les uns dans les autres spontanément, en vertu même de ceux qu’ils sont, l’hypothèse de leur séparation se trouvant ainsi éliminée.

 

Le formateur se trouve dans une posture signifiante quand il n’y a pas clivage, au sens de l’Entre deux, de Daniel Sibony, Entre deux : L’origine en partage (91)

Winnicott espace transitionnel : transitionnel zone à franchir.

Chez Sibony, cette zone fait lien entre un moment passé et un futur à construire. Il ne résoud pas la question du dedans et du dehors, mais qui pose la question de leur origine respective. Les choses peuvent alors prendre sens pour les sujets.

L’entre deux n’est pas la marque d’une différence, « c’est un moyen de penser la situation » (Sibony).

L’entre deux correspond à un espace de symbolisation en train de s’accomplir.

 

La posture de chercheur doit être dialectique pour être signifiante.

Il faut qu’elle permette de construire du sens par un travail collectif.

Ce qui va permettre que du sens soit produit, qu’il y ait une symbolisation possible, c’est ce travail du groupe dans le groupe pour le groupe. Travail collectif qui se fait dans la réciprocité.  

 

Le but est que cette posture développe à la fois réflexivité, travail sur soi mais aussi esprit critique. C’est le travail collectif qui le permet puisqu’il articule au réel l’imaginaire de la pratique professionnelle,  la dimension symbolique. Référence à la théorie de Lacan sur le réel l’imaginaire et le symbolique, ces trois instances de travail du psychisme.

Ce qui est intéressant dans ces travaux de Lacan, c’est que Lacan les articule, l’un ne va pas sans l’autre. Ils sont articulés (fin de ces travaux années 75 articulation des trois instances dans le nœud borroméen, nœud souple).

 

Le nom du père : ce qui fait tiers, ce qui permet le passage d’un univers imaginaire à un univers qui fait sens, le langage, les signes. Le tiers : tout ce qui est de l’ordre de la médiation (Imbert).

Ce travail de production de sens est un travail collectif sur la parole dans le champ de la clinique.

 

Le formateur occupe une posture qui est le résultat d’une mise en tension entre des figures différentes qui le constituent :

- évaluateur qui accompagne le processus de maturation des étudiants

- accompagnant : il accompagne le processus de maturation, il est concerné au même titre que les étudiants dans ce processus de maturation du sujet.

- praticien qui va travailler à un changement de regard sur le monde.

 

3ème point : Cette posture doit permettre la production de savoirs collectifs en situation groupale ensuite transférable de manière individuelle dans la pratique des jeunes professionnels. Il y a une articulation entre un collectif, un pluriel et une appropriation singulière.

 

Les premiers résultats à partir du premier recueil de données ont permis de cerner ce qui en est des savoirs collectifs, de la posture clinique dialectique du formateur. Les premiers résultats ont été satisfaisants, quelque chose qui n’avait pas été prévu ou conceptualisé à l’avance : la posture du formateur était doublement interdite :

-         dans l’institution. Pour l’institution le formateur a pour vocation de travailler sur le prescrit. Le passage, le glissement lui appartient. On ne l’empêche pas de le faire, mais ce n’est pas reconnu comme compétence par l’institution.

-         Il y a aussi à avoir avec l’inter-dit groupal.

-          

Si cette posture était signifiante parce qu’elle était interdite et inter-dite. Il n’y a de posture signifiante qu’avec dans la mise en tension des deux logiques avec une prise de risque pour le formateur et les étudiants.

Le lien a alors été fait entre prise de risque et éthique. Cela a permis d’affiner dans le processus de recherche. D’une posture clinique à une posture dialogique (recueil des premières données) à une posture éthique du formateur.

 

Il faut préciser ce qu’il en est du terme éthique :

Ethique : L’éthique est un arrachement de soi à soi, de soi aux autres, de soi à l’institution (Imbert).

référence à Francis Imbert. Il a beaucoup écrit sur l’analyse institutionnelle. « Médiations institutions et lois dans la classe » (94)

« La question de l’éthique dans le champ éducatif »  (97)

Situation d’Antigone qui va recouvrir la tombe de son frère de terre : choix éthique. Quelque chose de l’ordre de la décision en situation.

L’éthique ne s’enferme pas dans des codes, ce n’est pas de la morale. Elle a à voir avec le clinique, ce qui se passe en situation.

Posture éthique : cela à voir avec des postures mythologiques et des moments éthiques forts de cette relation d’accompagnement collective.

L’accompagnement est ici collectif.

 

Passage à un second recueil de données en reprenant des figures mythologiques, des postures symboliques du formateur.

Nécessité d’affiner sur une typologie des savoirs mobilisés en situation transférés et transférables, et les liens entre posture symbolique et figures mythologiques.

Ancrage dans la clinique des cas.

 

Les résultats provisoires (en cours de traitement).

Concernant la relation d’accompagnement : tout accompagnement professionnel s’inscrit dans un horizon de contrôle. C’était quelque chose refusé à priori, dénié.

 

1.Point de départ prescrit institutionnel et donc contrôle. Il est premier dans la relation d’accompagnement, puisqu’il s’origine dans un cadre d’accompagnement social.  Le formateur tient en tension les deux dimensions de l’évaluation : le contrôle et le sens. Posture évaluative signifiante.

 

2ème point : la relation d’accompagnement professionnalisée se nourrit des possibles au regard des valeurs professionnelles. Le doute, la prise de risque en constitue le ferment, l’engagement éthique le fondement. La promotion des possibles dans ces valeurs.

 

3 La relation d’accompagnement s’exerce dans et par le collectif. Cela évite la relation fusionnelle en créant un dedans et un dehors de cette relation. Il permet par la médiation la symbolisation.

 

4 La relation d’accompagnement est un processus d’évaluation permanent au regard des valeurs professionnelles. Ce processus questionne le sens de nos actes, mais aussi les significations collectives de nos pratiques. Il n’y a pas de relation d’accompagnement dans l’indifférence, mais pas non plus sans distanciation. L’évaluation et l’auto évaluation font tiers elles aussi. Elles participent du processus de symbolisation.

 

5. La relation d’accompagnement se développe dans une dimension initiatique, au regard des rites structurants de l’activité elle-même. C’est pourquoi il paraît de rendre utile l’imaginaire collectif à l’œuvre dans la relation d’accompagnement et de rendre intelligible les mythes auxquelles  elles référent :

 

-mythes cosmogoniques (en relation avec la création du monde) à travers le thème archaïque des parents, parents du monde ; mythe fondateur de la séparation par la différenciation symbolique

3 postures du formateur, 3 dimensions de la relation d’accompagnement

figure contenante : décrite comme un étayage maternant figure de Gaïa terre mère du monde.

Figure  transitionnelle passage de l’entre deux : éprouvé de l’arrachement figure du ciel Ouranos

Figure instituante – signifiante : Chronos ouverture au symbolique.

Gaïa  enfante Ouranos. De leur relation sont nés les titans et les géants. Monde cruel ; elle appelle le dernier des titans, Chronos, pour émasculer son père, Ouranos.  La Terre et le Ciel se sont séparés dans un arrachement. Il ouvre au symbolique, il détache le ciel et la terre. Les Titans peuvent alors exister en sortant du ventre de la mère. La lumière peut alors advenir. Chronos revivra la même histoire. Il sera menacé par un de ces enfants. De son union avec sa sœur Rhéa naîtra Zeus, qui dévorera son père. Dans le même enchaînement de contenant et de transition et d’ouverture. C’est le cœur de la relation d’accompagnement.

 

 

Michel Vial

Relation d’ordre thérapeutique. L’accompagnateur doit restaurer l’accompagné : ce n’est pas de l’accompagnement, c’est un rapport normatif, je l’aide à devenir normal. C’est du guidage : relation dissymétrique où l’on sait et l’autre non.

Tout accompagnement est une relation clinique sinon ce n’est pas de l’accompagnement.

Accompagnement thérapeutique : oxymore. La relation thérapeutique ne peut pas être une relation d’accompagnement. C’est une relation d’aide. Il faut dire l’accompagnement dans un contexte thérapeutique.

La formule la moins ambiguë :

L’accompagnement en…. Travail social, fin de vie, VAE…

L’accompagnement est un concept.

 

Il n’y a pas d’accompagnement en dehors d’une relation éducative. C’est une mise en scène de l’autonomisation  de l’autre.

Le guide pense que l’autre est incapable d’être autonome sans lui.

Il existe un grand ensemble dans lequel on peut ranger : évaluation : contrôle et accompagnement.

 

Guidage et accompagnement sont les deux façons d’étayer quelqu’un.

Etayage mot étiquette d’emblée une dialectique entre guidage et accompagnement. Il faut avoir en tête le guide pour ne pas faire ce qu’il ferait.

Un projet prend en compte le futur.

Etayage : guidage ;  étaiement : accompagnement.

Etayage : Vigotski, Bruner, Freud.

 

Doubles compétences de l’évaluateur : contrôle et accompagnement.

Accompagnateur professionnel : guidage ou accompagnement ?

 

Groupe d’analyse de pratiques : au départ, posture d’accompagnement dans le groupe.

Au final, c’est le collectif qui est accompagnateur.

 

Hypothèse : l’accompagnement serait normalement une relation duelle : il appelle un dispositif individuel, individualiser. Accompagner un groupe, cela existe-t-il ?

Il y a de la prise de risque dans la relation duelle, il faut un tiers. L’idée qui est venue ensuite est celle d’un centre de traitement des sidéens toxicomanes, suivis dans un lieu avec médecins infirmiers. Ils font tous du guidage, alors qu’ils sont censés être accompagnés… Eux se disent accompagnés. Est-ce une façon de dire merci ? Autre hypothèse : c’est le collectif qui fait l’accompagnement. Il existe une compétence créée par le collectif qui serait l’accompagnement. Théorie des systèmes complexes : propriétés émergentes. Enaction de Varela. Quand je fais des choses je crée des fonctions que je n’avais pas prévues au départ.

Personne n’aurait confisqué  l’accompagnement ; les individus sortis du groupe parlent d’accompagnement. Il faudrait s’assurer que ces gens font bien la différence entre accompagnement et guidage.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ5 : actualité de la recherche
commenter cet article

commentaires