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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 01:19

Actualité de la recherche

29 11 06

Claire Hintzi

2ème année de doctorat

 

La parole intempestive à l’école

 

En maîtrise, stage en SEGPA pas directement en rapport avec le contenu des paroles de l’enseignant.

Motivation : travail sur la parole.

Clinique d’inspiration psychanalytique.

Division de l’inconscient.

Travail du transfert et du contre transfert.

Travaux de Régine Sirotta. Héritage culturel, filles garçons, recherche de type expérimental, réseaux de communication légitime avec l’enseignant et réseaux parallèles et qui ne rentre pas dans l’échange principal enseignant et enseignés

Travaux de Philippe Perrenoud sur la circulation de la parole.

Travaux de Claudine Blanchard Laville. La relation entre deux personnes

Travaux de Boumard sur la déviance. Travail sur les normes, l’ethnos de la classe.

 

La parole, les gestes, l’acte, forces de liaison et de déliaison. Cela nécessite de situer dans l’interprétation et de questionner le sens.

L’oral se travaille en permanence en maternelle. Dans les grandes classes, les enseignants amènent leur objet d’étude et on parle dessus.

Chaque enseignant a sa conception de la parole et de la parole légitime.

 

Modèle de ce qui est dit sur la parole scolaire. Dans la littérature, la parole scolaire se reflète dans trois modèles de parole :

-         les activités d’enseignement de l’oral

-         l’écolier qui pose les bonnes questions, investit les bons propos

-         la parole clandestine entre les élèves.

 

Ces paroles intempestives co-existent avec ces trois modèles. Comme postulat, les paroles intempestives peuvent donner lieu à une création de connaissances quand l’enseignant s’en sert, mais aussi pour la construction personnelle de l’élève.

 

Cette prise de parole inscrit le je d’une parole située, publique, spontanée, singulière, pour partie signifiante. Elle ne respecte pas les règles d’une oralité savante.

Vaquet : parler comme un livre. C’est le leitmotiv de la didactique de l’oral. La parole intempestive est vécue comme du parasite et des débordements. On peut dépasser la doxa après plusieurs mois. Cette façon de prendre la parole fait digression, elle ramène à soi, disent quelque chose de soi.

Cette parole affectée est un peu la terreur de l’école. La parole intempestive peut paraître hors saison. L’enseignant devrait contrôler la parole.

Perrenoud  parle d’une asymétrie entre les postures de l’enseignant et l’enseigné. C’est encore aujourd’hui aux enfants de s’adapter à l’école. De nombreux écrits pointent les problèmes de rapport au savoir.

Au début de l’enquête exploratoire : Qu’est ce que l’enseignant met en avant dans sa démarche d’enseignement ?

Au début d’une problématique, il faut mettre en balance des prédicats.

Etymologie d’intempestif : double temps, de l’horloge et du vécu, d’une force qui serait contraire à la saison.

La relation éducative singulière comme dynamique de sens de toute une dynamique de recherche. Elle réactualise des enjeux narcissiques. Cette relation éducative initie une connaissance. L’écolier renvoie une identification à l’adulte. Elle peut révéler une liaison captive à l’enseignant.

Parler ou se taire, c’est être provocateur, appeler une voix, s’investir.  La prise de parole représente une prise de risque.

Brusset 1988 le lien éducatif. Lien d’objet : la pulsion qui va emporter un sujet vers un objet projeté. Ex : le sein. Trace de ce lien d’objet dont on est locataire qui ont à voir avec le rapport au savoir. Questions et réponses données par notre premier miroir.

Bion : Il n’est pas d’objet de connaissance avec lequel la relation ne soit pas d’abord émotionnelle.

 

Didactisation de l’oral aujourd’hui qui ne partent pas des échanges ordinaires de la vie de la classe. Cela peut être superficiel. Yann Mercier doctorat. C’est restreint parce que la parole n’est pas libre. La parole scolaire est intellectuelle : Bucheton (2002).

Y a-t-il des savoirs qui ne résultent pas d’un travail intellectuel ?

Penser la parole est penser notre propre rapport à la parole.

 

Irruption de la parole d’un enfant dans un temps censé être réservé à l’enseignant.

Mise en cause verbalisée de l’attente de l’intelligibilité

Volonté de distraire la parole avec un autre enfant pour ramener l’attention vers eux.

Surenchère de la main levée

Art de faire diversion : les pitreries.

 

Question : intérêt pour tous même si elle personnalisée. Si elle vient d’un bon élève, cette parole aura plus de chance d’être investie.

Pratique récurrente : tout le temps.

Parole intempestive ponctuelle et récurrente.

 

Jean Ravenstein

 

Les contenus de l’UE actualité de la recherche : compléments

 

Objectif de l’UE: donner l’idée d’une démarche scientifique de recherche pour construire une recherche.

 

Comment met-on les mains dans le cambouis quand on cherche ?

Le regard d’un chercheur confirmé peut être prescriptif. C’est différent de celui d’un thésard.

Dans toute recherche, on doit partir d’une question de terrain.  Il doit y avoir des situations de formation ou d’éducation pour poser une question générale pratique. Question ne veut pas dire problème. C’est le chercheur qui se pose la question. Il faut que cela soit une question qui tienne à cœur. En sciences de l’éducation, il n’y a pas de commande.

Quand on se questionne, c’est que quelque chose tracasse dans notre pratique ou notre future pratique dans notre expérience en tant que formé ou formateur. Cela inclue le champ de la formation, donc les adultes. Cela peut être dans le champ plus général de l’éducation. Cela peut être plus proche de la question de la communication des connaissances.

C’est pratique mais général.

1/ Le premier travail à faire est quelle est la question générale pratique. Cela détermine le champ de la recherche.

2/ Avant toute chose, il faut un terrain. La seule discipline qui se passe d’humains est l’histoire. Matériaux premiers : archives.

Cela permet de définir la faisabilité de la recherche.

3/Dans ce champ, il faut un recueil de données. Questionnaires, auto-confrontations, paroles recueillies, observations, films…

4/ comment vais-je traiter les données ?

 

Il faut planifier l’action.

                       

1ère régulation : est-ce que ma question est bonne ? Elle ne doit pas être entachée de trivialité. Le résultat ne doit pas être connu d’avance. Il faut être modeste, bien traiter la petite zone qu’on a choisie.

2ème régulation : Il faut voir si c’est faisable et si cela n’a pas déjà été fait. Il faut que d’autres puissent s’en servir. Cela peut être utilisé comme référence scientifique.

Le champ de la docimologie a été pratiquement épuisé.

Il faut alors regarder qui a déjà parlé de ce thème : revue de questions. Cela part de loin. L’apprentissage de l’écriture : on peut regarder comment ces choses ont évolué. Il faut revenir aux sources quand on traite une question. Le champ des TICE est plus récent.

15 pages de théories  maximum. Le critère de cette revue de questions doit être la pertinence. Il ne faut pas convoquer des auteurs seulement pour montrer que l’on a de la culture.

 

La littérature valable : littérature scientifique

Revue française de pédagogie.

Revue d’application d’une association départementale : elle ne peut être convoquée au même niveau.

Meirieu, La Garanderie, Cyrulnik, Giordan, Ruffo ne sont pas des références scientifiques. Ils disent des choses très générales. Ils ne font pas de recherche.

Se méfier des auteurs médiatiques. Ne pas se  fonder sur eux en dehors de la question pratique. Ne pas les mettre dans la revue de questions.

Carrefours de l’éducation

Revue de l’Acese.

Revue de rang A.

Les magazines de demi vulgarisation : psychologie historia sciences humaines : ils peuvent être mises au début. Mais ce n’est pas une référence scientifique.

Les cahiers pédagogiques : c’est mitigé. Il faut avoir une connaissance des auteurs essentiels.

Il en sort une reformulation de la question pratique qui en sort sous forme de problème. Il y a des questions qui ne donnent pas lieu à des problèmes. Ex : Pourquoi le ciel  est-il bleu ? 

 

Champs avec des problèmes : TICE apprentissage de la lecture.

Cela donne en général une hypothèse : c’est la réponse à la question. Il n’y a pas de point d’interrogation. C’est quelque chose qu’on affirme. On va prouver, confirmer ou infirmer l’hypothèse.

Exemple donné par Jean Ravenstein sur son mémoire de maîtrise : J’observe dans une cour de récréation des élèves qui jouent. J’ai observé qu’ils utilisent le concept de savoir dès tout petit. Préconception de hasard neutre par rapport à une décision à prendre. Après une revue de question, Piaget dit que la notion de hasard ne se construit qu’à partir de 13 ans. Quand on est un jeune chercheur, on a envie de se frotter. Je vais montrer que le stade piagétien peut être montré. Méthode expérimentale. Résultat 0 au test. Piaget avait raison. On est surpris dans la recherche.

 

Ethique de la recherche

La recherche ne doit pas être entachée d’une mauvaise éthique. Tous les êtres humains doivent être prévenus de comment ça va se passer, ce qu’on va faire des résultats. Les enfants doivent être prévenus. Le contrat expérimental est différent du contrat didactique. Si vous ne dites pas l’objet d’un questionnaire, cela peut créer des biais. Il ne faut pas que la recherche crée un préjudice.

Pour filmer des enfants, il faut l’autorisation nominative de chaque parent. Il faut justifier le choix des personnes interrogées en méthode clinique. Il faut savoir s’arrêter à un moment donné.  On peut toujours avoir un nouveau point de vue sur l’affaire. On doit limiter le nombre de références théoriques.

On a alors la méthodologie. Toutes les méthodologies sont admises en sciences de l’éducation. Quand on a les données, il faut conclure. La conclusion  doit comporter les limites de son travail. Il faut avoir un regard critique sur son travail. A la suite de ce travail, je peux dire que… Toutefois,  on aurait pu faire autrement. Le nombre de données est insuffisant pour dire que. Il y a eu un biais que je n’ai pas vu… On termine par les perspectives.

Bibliographie normes APA. Autant d’annexe qu’on veut, voire un tome.

Tous les auteurs cités  nominativement en bibliographie et inversement.

 

Recherche documentaire

Taper google puis SCHOLAR on entre dans un nouveau moteur de recherche : références déjà en lien.

Rechercher sur le Web entier. On peut avoir des extraits.

Moteur de recherche du CNRS : INIST.

 

Actes de colloques : SUDOC centre de documentation thèses mémoires, localisation.

Prêt inter entre universités.

Alternative à Google : exalead.

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ5 : actualité de la recherche
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