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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 01:30

Pratiques professionnelles

Jean Ravestein

29 11 06

 

Demande de résumé et ressenti des différentes interventions par les étudiants.

Problème du lien ergonomie et dossier évaluation. Les méthodes et notions peuvent être utilisées pour le mémoire.

Problème de la préparation : utile ou non ?

Modèle : système didactique (ou triangle didactique ou pédagogique).

 

 

Pour le schéma il faut télécharger le doc sur le bv ou demander le cours à un étudiant merci !

 

 

Cela permet de modéliser ce qui se passe dans une classe.

3 séries de variables en interaction double.

Si j’essaie de comprendre ce que je fais ou subis dans une classe, je suis obligé de regarder, isoler une des variables pour voir ce qui se passe à l’intérieur d’un système.

Dans une classe de musique beaucoup plus de chahut que dans une classe de maths. C’est flou. Parfois pas de chahut, mais c’est rare.  Milieu instable.

Geste professionnel de la maîtresse de maternelle : marcher à reculons dans les couloirs. Un métier a des savoirs incorporés.

 

Observer une situation : quelle théorie convoquer ?

La prof de musique est-elle moins bien formée que les autres ? Non. A-t-elle une formation personnelle moins développée que les autres ? Peut on suspecter qu’elle est plus fragile que les autres parce qu’artiste ? Non.

Les élèves : n’aiment-ils pas la musique ? Ils adorent la musique.

Est-ce peu développé dans la société ? Non.

Problème différentiel milieu intérieur milieu extérieur, décalage, distance ?

Les notions en maths ne sont pas plus proches des élèves.

Les maths, personne ne s’en  sert.

 

Quelle est l’importance du milieu là dedans ?

En primaire, la discipline est la même. Pourtant il n’y a pas de chahut. Le rapport au savoir est différent, parce que le rôle dans l’évaluation est considéré différemment en secondaire. On voit aussi la situation comme déterminante. Les profs de musique n’ont aucun poids dans les conseils de classe. Dans les pays de l’Est, la note de musique compte. Cela dépend du rapport que la société a avec la musique. En Lettonie, on ne peut avoir le bac si on ne sait pas jouer d’un instrument. En Bulgarie, il y a des profs et des salles de musique dès la maternelle.

Les profs essaient de réduire la distance en proposant des musiques plus proches de la culture des élèves.

Est-ce qu’on peut suspecter la musique comme discipline d’être farfelue ? Non, c’est très rigoureux. La musique est culturellement extrêmement implantée dans les cultures.

En occident, on a rendu la musique presque scientifique. Ex : musique contemporaine.

La musique est très codifiée.

Il n’y a pas de conservatoire de mathématique. Il y a un problème par rapport à l’objet de savoir. Les initiatives pour réduire l’écart sont  mal perçues. L’enseignant qui fait faire du djembé ou du rap est contesté par les parents.

Si le solfège est obligatoire au bac, cela change la légitimité des savoirs.  Il y a aussi une sur importance accordée en secondaire. Si on propose un projet autour de la musique, on change le rapport au savoir, il y a une notion de plaisir. En maternelle, la musique est mieux suivie que les maths.

 

Problèmes de recrutement et de professionnalisation

Un bon maître donne satisfaction aux élèves, aux parents, à la hiérarchie. Est-ce que le modèle est prédictif  pour des jeunes qui entrent sur concours dans la profession ?

La note est déterminante pour être recruté. Un écart de quelques centièmes de points peut être discriminant. Cela donne-t-il une plus grande chance d’être un bon enseignant ?

La note donne-t-elle une idée du rapport au savoir  du futur enseignant ?

Le futur maître sera en face d’élèves dans son rapport pédagogique. La didactique inclut l’importance fondamentale des savoirs dans la relation pédagogique.

Quelqu’un qui est évalué dans le concours ne peut être évalué sur ses critères. Quand on a passé les choses les plus simples, on peut demander pourquoi les gens veulent faire ce métier ?  Chevallard répondait à ceux qui disaient « J’aime les enfants », « Dutrou aussi ».

 

Le métier d’enseignant met en œuvre des compétences, mais à partir de quelles capacités ?

Elles sont de l’ordre du qualitatif.

Evaluer des gens en amont sur des compétences, c’est débile. Mais on essaie de deviner leurs capacités. On peut leur demander quel est leur rapport au savoir.

Deux types de rapport au savoir : rapport public (ce que je suis en mesure d’exhiber vis-à-vis de tel objet de savoir, devant les élèves par exemple). Le deuxième type de rapport est privé. Qu’est ce que je donne à mes élèves de ce que je sais ? Qu’est ce qu’un prof fort pour des élèves ? Dans le rapport public, il ne se fait pas piéger. Mais c’est celui qui fait penser aux élèves qu’il a autre chose. Ils le voient quand ils posent des questions qui amènent à faire des digressions.

Les théories d’apprentissage sont pertinentes pour les élèves, quand on trouve un problème intrinsèque à l’élève. Dans la formation pour adultes, comme on les prend pour des enfants on leur ressert des choses très scolaires alors qu’ils ont souvent eu un rapport au savoir défectueux dans leur passé : ex : AFPA GRETA. On suppose qu’il a terminé sa maturation piagétienne.

 

Valeurs 

Un prof d’histoire doit enseigner les événements d’Algérie appelés maintenant guerre d’Algérie. Il est pied noir. Il enseigne à Marseille dans les quartiers Nord. Il est obligé de s’impliquer dans son rapport privé aux savoirs, il y a une question de valeurs. Sa représentation des élèves, sa conception du citoyen entre en jeu.

Les enseignants du secondaire sont souvent dans l’idée qu’il ne sont là que pour instruire par pour éduquer. Ils considèrent que l’élève est un vase qu’on remplit, pas un feu qu’on allume (Montaigne), que les élèves sont là pour essayer de détourner ce qu’il propose. Au mieux il peut proposer une ingénierie de projets pour essayer d’intéresser les élèves.

Les idées généreuses de Freinet, Montessori, Claparède, quand on les voit fonctionner dans une classe performante donnent l’image d’une usine. Certains pensent que règne un désordre bienveillant. Ils sont contrôlés, il y a aussi un auto-contrôle. C’est le contraire.

Certains didacticiens disent que l’éducation n’est pas le problème des enseignants. On ne peut faire  entrer de force les valeurs. Peut on les faire passer ?

Il y a un contrôle éthique du maître qui se réfère à ses valeurs.

Les enseignants sont tout le temps dans l’auto-contrôle. 

Les novices au début ont besoin de tout cadrer, de tout contrôler.

 

Le travail d’enseignant consiste à désigner chez les élèves qu’ils sont ignorants. Certains le prennent mal, cela passe mieux en terminale S que chez les enfants en lycée professionnel.

Dans les formations au CAPASH, il y a un travail sur les valeurs. ON pourrait travailler sur le pourquoi avant d’aborder le comment le métier d’enseigner.

 

Rapports aux savoirs public et privé

 

L’élève a aussi un rapport public au savoir.

L’élève montre qu’il sait, particulièrement dans les évaluations. L’élève montre qu’il sait qu’il a appris sous certaines formes. Il doit parfois justifier de comment il a appris. Le métier d’élève consiste à s’ajuster le mieux possible aux attentes de l’institution.

L’élève doit apprendre à apprendre, apprendre à restituer, à contrôler, polisser son rapport au savoir.

On aura un rapport public avec le savoir d’autant plus dense qu’on a un rapport privé dense avec lui.

Les profs de math font-ils des maths pour le plaisir ? Généralement non. Ce qui est différent du rapport privé du prof de musique.

Il faut que l’élève devine qu’il y a quelqu’un qui en a sous le pied, qui peut accélérer.

Il faut aimer la discipline, le charisme viendra ensuite, si tant est qu’il est nécessaire. Quand on est instit, on les a toutes. Il faut aimer la culture. Il ne faut pas avoir peur de se déclarer auto incompétent en certains domaines, déléguer…

 

Le malheur c’est que les enseignants qui réussissent des concours pensent que cela marque la fin de leur rapport privé aux savoirs. Les agrégés qui rentrent à l’université ne sont pas forcément chercheurs. Il faut avoir une valeur scientifique de remise en question.

Les phénomènes de chouchou : il y  a forcément un rapport différentiel entre l’enseignant et l’élève selon l’enfant, particulièrement en primaire.

 

L’élève sait des choses sur ce qu’on est censé lui apprendre qu’on ne sait pas qu’il sait. Mon travail est-il de prendre en compte ce que l’enfant sait de manière privé ? Il est différent de considérer que les élèves ne savent rien sur un sujet. C’est particulièrement crucial chez les adultes. Peut on en tenir compte ? Faut-il en tenir compte ?

Si on pense qu’on peut faire autant d’enseignements que d’élèves, c’est impossible. On apprend en tribu, dit Chevallard. On va partager des savoirs dans un groupe.

1er paradoxe : tous les élèves sont différents.

2/ ils ont un rapport au savoir différent.

Faut-il savoir ce que les enfants connaissent au départ ? C’est difficile à prendre en compte pour des enseignants débutants.

 

La gestion des affects

La gestion des affects fait partie du métier d’enseignant. L’enseignant doit contrôler ses affects. Il y a des élèves vers lesquels on est attiré, d’autres qui nous repoussent, il faut le montrer le moins possible. Le problème chez le novice est qu’il se fait bouffer par le contrôle des affects. Il ne peut pas entendre l’expression des enfants. Ex : je n’ai pas compris. Comment répondre à cette situation ?

-         tu viendras à la récréation.

-         Tu aurais dû comprendre.

Quel est l’enseignant qui se pose des questions quand il voit qu’un enfant n’a pas compris. Combien d’enfants sont dans le même cas ?

Dans cette situation banale, mille réponses possibles. Former des enseignants, ne serait-ce pas donner des réponses possibles à cette question ? 

Il y a des gestes professionnels de l’enseignant. On peut les apprendre.

 

En sciences de l’éducation, on n’a pratiquement pas de travaux sur l’influence de la gestion des affects.

L’histoire de la relation pédagogique, dès la maïeutique, prenait en compte un rapport physique à l’élève pour le former. Il faut être très proche de l’élève sentimentalement pour lui apporter des connaissances.

Un professeur est proche de ses élèves. Qu’est ce que cela veut dire ?

Un élève et un maître le deviennent quand ils pénètrent dans les locaux. L’institution crée des types de rapports humains artificiels dans lequel l’affect n’est pas garanti. L’enseignant ne peut être abordé sous l’angle père ou copain ; il est borné parce qu’il y a des rapports à transmettre.

Le feeling : on sent les choses et on agit en conséquence. Il y a un métier d’enseignant qui peut s’apprendre, ce n’est pas qu’un question de feeling, de don !

La formation continue des enseignants c’est intéressant, la formation initiale est très importante.

Importance du travail sur soi : on peut travailler sur les paradigmes.

Théorie : pas de rapport avec les pratiques.

Recettes à la Meirieu.

Que doit-on faire ?

Dans les mentalités, les enseignants et les formateurs pensent que ce n’est pas un vrai métier.

 

Le temps didactique

De l’élève : la vitesse avec laquelle il apprend les choses qui lui sont présentées.

Chaque élève a son temps didactique.

De l’institution : la prise en compte des temps didactiques des élèves.

Le maître a-t-il des gestes professionnels pour gérer le temps didactique ?

 

 Pour tout objet de savoir, quand on reprend un objet de savoir, on doit recontextualiser l’objet de savoir précédent. Tout apprentissage est situé. Cela s’apprend.

Ex : Est-ce que vous vous souvenez de ce que vous avez fait hier ?

Il s’agit de remettre en phase les temps didactiques des élèves et de l’institution. Prendre en compte le temps didactique à rebrousse poil. Il y a des choses concrètes à apprendre pour un novice.

 

Phase d’institutionnalisation dans un cours 

Après la phase de conflit socio cognitif, il faut institutionnaliser les savoirs. Peut-on apprendre à des enseignants à institutionnaliser les savoirs ? Comment fait-on pour montrer le savoir vrai ? Certains enseignants ne s’affirment pas comme détenteurs des savoirs.

Ecrire un résumé après la phase de recherche. Le maître a une grande responsabilité dans les savoirs. Il y a de mauvais maîtres comme il y en a d’excellents.

 

Le dossier pour la validation de l’unité d’enseignement

Il faut trouver des apprenants, quelqu’un qui a des intentions didactiques, un objet de savoir. Ce peut être quelque chose qu’on a vécu comme enseignant ou élève, ou qu’on a imaginé.

Etat de maturation de l’apprenant.

Intention didactique sur une séquence, puis analyse.

Description du temporel.

Rendre compte de l’observation

Si on imagine, rendre compte à priori.

On rapporte cela au théorique. On essaie de voir pourquoi quelque chose n’a pas marché. Ils n’ont pas fini : pourquoi ?

Il faut être concret. Importance des locaux. Dans certains types d’activités, le matériel a beaucoup d’importance.

Date de restitution : fin janvier. A donner en nommant le destinataire entre 5 et 10 pages. Critère : savoir analyser la situation.

Travail rédigé à l’ordinateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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