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Ceci est le résultat de prise de notes des étudiants en M1 de sciences de l'éducation !

 

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 20:32
 Marie-Laure Barbier
Psycholinguiste
Intervenante en IUFM CAPASH
(enseignants en formation avec des élèves en situation de handicap, de difficultés scolaires)
Education et sciences humaines
3 octobre 06
 
 
La psycholinguistique
 
1.       perspectives des recherches, langage et cognition
Impact des théories cognitivistes dans le langage et les pratiques éducatives. Les champs en question (linguistique, psychologie et pédagogie) ont été influencés par les théories behaviouristes et cognitivistes aussi bien sur le plan de la Recherche que dans les pratiques. Réfléchir à l’articulation des recherches et des pratiques professionnelles contextualisées. En vue de proposer des modèles relatifs à certains contexte. La psycholinguistique étudie le fonctionnement langagier des individus en contexte. La langage (ORAL et ECRIT) a deux versants : versant compréhension et versant production.
 
Large part théorique qui peut être articulée avec les sujets de mémoire et les pratiques professionnelles. Les retombées des recherches existent dans les pratiques professionnelles. Question introductive : Quelles sont les retombées de l’évolution des concepts et théories?
 
Au cours des 20 dernières années, l’étude de l’esprit a opéré un intéressant (et progressif) changement. On a vu une tendance à un mouvement de la conception classique de l’esprit rationnel, abstrait, universel, centralisé, non biologique, a-historique, sans émotions, asocial, désincarné, vers la conception nouvelle d’un esprit situé, décentré, contraint par le temps réel, orienté par l’expérience quotidienne, dépendant de la culture, contextualisé, étroitement lié aux principes biologiques – en d’autres mots, incarné (embodied) (Nuñez R, 1999, cité par Troadec et Martinot, 2003, P. 32)
 
Les conceptions ont beaucoup évolué mais encore très marquées par la conception de l’esprit rationnel. Ces premières conceptions, anciennes, sont du registre mécaniste. Elles lient le fonctionnement cognitif au fonctionnement langagier. Il existe les conceptions dites « classiques » et des plus « actuelles » qui parlent de cognition distribuée et de psychisme situé, visant une certaine interdisciplinarité (sujet du prochain cours)
 
Des thématiques de mémoires de maîtrise peuvent avoir un rapport avec le langage. Marie Laure Barbier souhaite l’intervention orale des participants au cours. Elle demande que des questions soient posées pour expliciter des points non compris. Elle sollicite les participants sur leurs conceptions du langage dans le cadre des sciences de l’éducation.
 
Les référents théoriques ont eu des conséquences dans la manière de concevoir le langage et dans les pratiques professionnelles L’apprentissage des langues (maîtrise de la langue maternelle et apprentissage d’une langue étrangère), domaine clé du socle de connaissances, est soumis aux directives ministérielles très influncées par ces référents et à leurs évolutions.
 
 
L’impact des théories cognitivistes sur les conceptions du langage
(remarque : les nouvelles technologies ont eu un impact sur le langage écrit).
Maîtrise de la langue
Les choix institutionnels dans les textes officiels sont liés aux évolutions conceptuelles. La psycholinguistique se retrouve au niveau des programmes scolaires en lecture (socle de connaissances), en nouvelles technologies, en gestion des connaissances, en apprentissage des langues (socle). Les conceptions du langage impulsent des choix en matière d’éducation, des orientations.
 
La méthode de lecture préconisée par le ministre n’est pas un retour vers la méthode analytique, pas une régression, il ne s’agit pas seulement de savoir identifier. Il y a un grand rôle des mécanismes d’identification dans la lecture. Si l’identification n’est pas automatisée, on est en grande difficulté dans le traitement, la compréhension de la lecture. Mais il n’y a pas d’un côté de l’identification, de l’autre de la compréhension, les deux se déroulent en même temps. Les processus engagés dans l’identification et dans la compréhension demandent une régulation et une articulation simultanées. Il y a un entraînement à la lecture, à un nouveau lexique. On met en évidence le rôle des automatismes. En matière de méthodes pédagogiques, on est passé d’un cadre conceptuel à un autre radicalement différent. En fait, en lecture, on est passé de la méthode syllabique à la méthode globale. L’approche syllabique est celle du B A BA ; elle correspond à du décodage et composait un cadre conceptuel. Dans les années 70, une nouvelle mouvance : identifier des mots ne suffit pas pour avoir des compétences en matière de compréhension. Position opposée. La lecture demande une compréhension, des calculs syntaxiques et lexicaux, une gestion des différents champs en jeu (phonétique, graphique, sémantique,…). A présent : pas seulement une approche ou l’autre en lecture, les deux en même temps (état actuel des recherches).
 
La cognition recouvre un vaste champ de disciplines et prend une large part aux théories de la linguistique. Les travaux en psycholinguistique se situent à l’intersection de la linguistique (science qui étudie la langue) et de la psychologie cognitive (gestion des connaissances). Les psycholinguistes ne se préoccupent pas du système formel de communication. Les psycho linguistes s’intéressent à la pragmatique, la langue en contexte, la langue en situation d’énonciation. Les travaux ont évolué tout au long du XXème siècle. Les répercutions entre théories et pratiques subissent un décalage temporel, les anciennes conceptions affectent les pratiques actuelles, on peut donc envisager que les théories émergeantes affecteront les pratiques de demain
 
L’évolution de nos conceptions de la pensée
En ce qui concerne les modélisations scientifiques dans le monde occidental, on est passé d’un postulat dualiste (judéo chrétien) à un postulat moniste. Cette évolution s’est faite au cours du XXème siècle.
Postulat dualiste : 2 essences distinguées dans le monde : les choses matérielles observables et les choses non observables ; âme divine et corps mortel ; psychisme et corps.
Postulat moniste : au-delà de l’apparente multiplicité des choses, il n’y aurait qu’une seule chose, une seule essence des choses matérielles.
L’activité de l’esprit est l’activité cérébrale. Les activités mentales sont considérées comme des processus neuro psychologiques complexes, donc matériels. Cette conception conduit à poser l’idée que nos perceptions et nos sensations (corporelles) sont liées fortement à nos activités mentales. C’est cette idée qui a servi de guide à Marie Laure Barbier dans sa présentation. Cette conception mécaniste du psychisme était en cours durant la 1ère moitié du 20ème siècle où l’on s’est attaché à rendre formel le psychisme, indépendamment du corps, de tout contexte, de tout environnement. Les théories sociocognitives (socio constructivisme) reprochent aux théories cognitivistes de ne pas tenir compte des émotions et des situations et d’attribuer au psychisme humain une description abstraite et formaliste. Actuellement, on situe plus les apprentissages et le psychisme en rapport avec le corps, les émotions et le contexte. La cognition essaie d’englober ces différentes dimensions.
 
 
2.       D’une conception mécaniste du psychisme
 
2.1 L’approche structurale en linguistique (De Saussure, Chomsky)
 
Les bases de la linguistique reposent sur les travaux de Ferdinand De Saussure.
 
Les théories structurales de Saussure ; la théorie de la grammaire générative de Chomsky.
Ce sont de fortes approches mécanistes de la façon dont la langue émerge. Elles ont eu un fort impact en psychologie cognitive avec les approches symboliques ou computationnelles. Ces approches ont été très productives en connaissances et en innovations éducatives, notamment dans l’apprentissage de la lecture.
 
De Saussure : Le langage est un système de signes, de symboles, exprimant des idées, qui consiste à relier un signifiant et un signifié (parallèle avec la fonction symbolique de Piaget : dessin jeu…). Cette mise ensemble d’1 signifiant et d’1 signifié est un codage. Un symbole diffère d’un signe dans son degré d’abstraction. Un symbole représente un lien d’analogie fort, direct entre le signifiant et le signifié. Exemple : le Lion est le symbole de la force ; la balance, celui de l’équilibre. Le signe linguistique atteint un niveau d’abstraction supplémentaire. Pas de lien d’analogie entre le mot arbre et l’objet. Cette mise ensemble sans analogie (de formes par exemple) est un mécanisme à comprendre et à intégrer. Vers 2 ans, l’enfant comprend ce principe, et c’est l’explosion du vocabulaire.
 
La grammaire générative_ théorie de Chomsky (théorie déterminante dans l’enseignement)
Pour parler, il faut connaître les règles de construction syntaxiques. L’enfant viendrait au monde avec un dispositif spécifique pour apprendre le langage. Ces pré requis ou connaissances de bases permettent le décodage des règles spécifiques dans l’acquisition des langues. C’est une sorte de capacité à développer des règles formelles (théorie innéiste). Grammaire universelle : générative, à disposition de tout un chacun. Elle est opérationnelle au départ et ne demande qu’à évoluer, qu’à être actualisée. Il y a des principes invariants quelle que soit la langue et des paramètres propres à chaque langue, tels que l’ordre des constituants (sujet, verbe, objet). Ce qui est universel, c’est l’importance de l’ordre des constituants de la phrase. 3 types d’ordre ont été relevés :Sujet verbe objet / Sujet objet verbe / Verbe sujet objet. Selon le type d’ordre, les autres objets auront une place dans la phrase (adjectif,...)
 
Il y a occultation de la visée de communication dans le courant Chomskyen, l’apprentissage est formel, c’est un décorticage hors contexte. Ce courant a eu un fort impact sur les directives officielles et sur les pratiques enseignantes, par répercutions ; la mise en main et l’articulation de ces théories posent de multiples difficultés de terrain mais finissent par s’imposer dans les mondes professionnel et familial.
 
Implications dans les pratiques :
 
_ Exemple de l’apprentissage d’une langue étrangère où l’idée générale et populaire estque c’est plus difficile pour les adultes car déjà « paramétrés ».Mais un enfant met 4/5ans pour maîtriser une langue, un adulte peut apprendre une langue en immersion en 10 mois. Par contre un enfant a la capacité d’acquérir une seconde langue très rapidement.
 
_ Exemple de l’enseignement de la langue maternelle où l’on a mis un très fort accent sur l’écrit. L’écrit sert de support à la formalisation des connaissances linguistiques (structures syntaxiques, conjugaisons, coordination…). L’écrit est le moyen de faire émerger, de formaliser et de stabiliser la langue (pour de Saussure). Cette non préoccupation de l’oral (années 70-80) était en partie due à la conception du langage innée. L’objectif était la précision de la formulation à l’écrit. L’oral ne se travaillait pas, il était là.
 
A partir de 95 apparaît la nécessité de travailler l’oral dans les IO. En 2002, la maîtrise du langage oral prend une place essentielle. La fonction de communication du langage est restituée dans les années 90 à partir de la pragmatique. L’oral n’ayant pas une émergence universelle mais contextuelle, il devient une préoccupation de l’école.
 
En parallèle du développement des théories de Chomsky et de Saussure, il y a émergence des travaux en psychologie cognitive et des grands courants de la cognition.
 
2.2 L’approche computationnelle (ou symbolique) en psychologie cognitive
La cognition : Cela vient du latin cognocere connaître. La cognition désigne l’ensemble de ce qui relève de la connaissance, de sa genèse, de son utilisation, de son expression, de sa mémorisation et de sa transmission. Le lien est fort avec le langage. Chez Piaget, c’est parce qu’il y a émergence de la fonction symbolique que le langage peut se construire. La pensée logique précède le langage.
Autres théories (interactionnistes, socioconstructivistes…cf. Vigotski) : C’est parce qu’il y a langage que les capacités à penser peuvent se construire. C’est parce qu’il y a interaction par le langage qu’il y a apprentissage et émergence des connaissances.
La connaissance est un thème ancien de recherche. La connaissance est stockable ; elle est « valable » (valide) si utilisable, exprimée, échangée, transmise.
Les théories cognitivistes s’opposent aux théories behavioristes.
Le cognitivisme impose une science des activités mentales, a contrario des comportementalistes qui ne s’attachent qu’à ce qui est observable. Ces derniers ont travaillé sur des aspects importants du « bon apprentissage » (performances, conditions de travail,…). Mais pas de prise en compte des processus mentaux. C’est une approche expérimentale qui s’intéresse aux effets en contexte.
Les pratiques enseignantes telles que le « travail sur les acquis, les renforcements,… » sont des formes classiques des théories behaviouristes.
« Il a pleuvu » : forme orale erronée produite par un enfant n’est pas de l’imitation. Le behaviorisme ne peut rendre compte de ces productions (ne veut pas plutôt !). Les inventions, les hypothèses, les essais/erreurs et les analogies développées par l’enfant apprenant en langue ont une part tout aussi importante que l’imitation, la répétition et le renforcement.Il y a élaboration lors de la construction du langage chez l’enfant que la psychologie cognitive veut rendre compte. Dans le cognitivisme, apprendre, ce n’est pas seulement avoir un comportement approprié à une situation, mais c’est traiter de l’information, combiner dans sa tête des éléments d’information. Cela a un rapport avec nos performances. Ce traitement de l’information est considéré comme déterminant dans les comportements, en lien de causalité directe.
 
Distinction compétence/performance
Compétence : connaissance opérationnelle mentalement (=acquis).
Performance : liée à un contexte en particulier, activation située de la connaissance.
Les seules choses évaluables sont les performances. L’évaluation des compétences se fait par évaluation des performances en différents contextes et/ou disciplines. La stabilité des performances autorise à parler de compétences « acquises ». Dans les programmes scolaires, l’évaluation de la gestion des connaissances particulières doit se faire en différentes situations et à différents niveaux. Surcharge cognitive : les performances chutent brutalement dans certains contextes. Les individus qui se sentent déstabilisés par un jury font parfois des performances qui ne sont pas à la mesure de leurs compétences (connaissances). La performance est une manifestation d’un comportement et ne révèle pas l’état de l’activité mentale.Compétences : elles renvoient à une certaine organisation des connaissances, stables pour être opérationnelles.  
Les cognitivistes ont travaillé sur les processus mentaux à l’oeuvre dans différentes activités : raisonnement, créativité, langage, graphisme… Il y a autant de types de cogniticiens que d’activités. La description des activités mentales est parlée en termes de capacités cognitives. Ces dernières sont dépendantes de notre âge, de notre développement, de notre expertise… L’âge permet d’attribuer un niveau de développement « normalement » atteint.
 
Les théories et travaux mentionnés ont permis d’appréhender les difficultés cognitives d’un élève dans la gestion des connaissances. Exemples de difficultés : abstraction, mémorisation (encodage, réactivation…), réorganisation des savoirs dans un système de savoirs antérieurs (=structuration et mise en lien), multi modalité.
 
L’idée du cognitivisme : on structure quand on encode ; en encodant on assimile tout en restructurant.
C’est le mécanisme piagétien de l’assimilation – accommodation
 
2.3 Les modélisations en psycholinguistique
 
Modélisation : tentative des chercheurs de rendre compte du réel sous une forme communicable et transposable, ici par l’explicitation des processus mentaux et des liens qu’ils entretiennent entre eux. La psychologie cognitive est née de la volonté de modéliser la gestion des connaissances transposée au fonctionnement d’un ordinateur. C’est une approche forcément réductionniste dans l’idée de pouvoir préciser les éléments impliqués dans une situation. La communication et l’explicitation, dans une approche scientifique, en appellent systématiquement à la réduction.
 
Les premiers pas de la psychologie cognitive renvoient à une époque où l’on travaille à l’émergence de programmes permettant de gérer des unités d’information. C’est la raison pour laquelle on a parlé d’approche computationnelle. On travaille sur les combinaisons du langage informatique (binaire,…)  On établit une analogie forte avec le fonctionnement humain ; le disque dur et la mémoire vive (ressources, programmes et performances) de l’ordinateur sont comparés aux mémoires à long terme et court terme (de travail) de l’humain. Mémoire vive : elle utilise des programmes en plus ou moins grand nombre et plus ou moins vite selon ses capacités.
 
Le traitement de l’information
1ère hypothèse de base : Ce que l’on traite dans notre système sont des unités d’informations, des symboles. Ces unités d’information sont des connaissances minimales (de base), dont l’activation correspond à l’élaboration de représentations.
Une connaissance : Paris capitale de la France = unité d’information.
Représentation : ce qui vient à l’esprit quand on entend Paris.
Une unité d’information renvoie à d’autres unités + ou – personnifiées, stéréotypées, etc.… elles composent un pattern (= une représentation)
On a des représentations à propos de tout. On traite mentalement des représentations, on les combine sous formes de connaissances plus ou moins stables en mémoire. La représentation est une notion-clé en psychologie cognitive. Les représentations sont stockées et organisées en mémoire en fonction de leurs propriétés (hypothèse selon une approche computationnelle). A l’image d’un dictionnaire qui décrit un ensemble de connaissances qui le composent, on aurait en mémoire une organisation sémantique décomposée en propositions
Exemple de représentation : le mot Grenouille
Différentes propositions déclinées :
4 pattes
batracien 
elle pond des œufs qui se transforment en têtards, puis en grenouilles…
Cette déclinaison renvoie à d’autres infos pour former un réseau sémantique
 
On traite des unités d’informations qui constituent des représentations et se déclinent sous forme propositionnelle. Le traitement de l’information consiste à combiner ces informations. C’est ce qui génère nos représentations.
Toute pensée peut se décliner en combinaisons de propositions via des règles d’inférences classiques.
Si cet animal est une grenouille, alors il doit pondre des œufs qui se transforment en têtards …
« Si… alors » = règle d’inférence.
Toute pensée même très ordinaire peut être traduite sous cette forme de règles d’inférence: Si je vais au supermarché, je vais acheter moins cher… etc… Activités gérées sur ce modèle logique.
On n’a pas réussi à poser toutes les activités mentales sous cette forme propositionnelle, ni à poser toutes les possibilités de combinaisons. On ne fonctionne pas seulement sur ce mode de raisonnement logique. On peut utiliser des prototypes.
 
1 des conséquences : pour combiner des informations, différentes étapes ou modules de traitement de l’information sont possibles.
Exemple : pour résoudre 3X5
On imagine activer le processus d’une multiplication qu’on sait déjà faire (activation du schéma « produit »). Mais on ne conscientise pas tout le traitement et le maintien en mémoire activé :
Il y a identifications graphiques puis phonologiques et enfin sémantiques (codages en lien). Ces identifications sont des propositions permettant d’activer la connaissance procédurale de résolution. Ce traitement nécessite de maintenir en mémoire ces informations au même moment.
Il y a activation en mémoire de connaissances lexicales, configurales, et déclaratives.
La mémoire transitoire et la mémoire à long terme sont sollicitées.
Différentes dimensions sont considérées dans les mémoires. La combinaison d’information procéderait par étapes et activerait différents modules. Cette conception de « zones dans le cerveau pour chaque connaissance activée » est actuellement remise en cause dans la Recherche. Il n’y aurait pas de boîtes activables séparément. Tous nos neurones sont connectés les uns aux autres.
 
Malgré les remises en cause, l’approche mécaniste est considérée comme ayant eu un grand intérêt pour la mise en évidence des objets et champs de la cognition
 
 
Connaissances et mémoires à court et long terme
Voir schéma : « modélisation du traitement »
Cette description des instances de traitement (combinaison d’informations) fait appel à un raisonnement logique indépendant de « tout ».
Modélisation réalisée par Marie Laure Barbier basée sur des travaux et des textes existants.
 
2 dimensions considérées : mémoire à long terme et mémoire à court terme.
 
Mémoire à long terme : elle est permanente. Les infos sont stockées de façon illimitée en quantité et en temporalité. On intègre de nouveaux éléments dans de nouveaux contextes (apprentissage perpétuel et augmentation du stock), sauf en cas d’accident ou de dégénérescence (rupture mais possibilité de « repartir », plasticité).
Les connaissances sont organisées en réseaux. Leur activation dépend de la façon dont est organisé ce réseau. Au plus la base de connaissances est bien organisée et riche, au mieux on pourra activer le réseau de connaissances et avoir à disposition une variété de chemins d’accès. Cette structuration essentielle ne serait pas identique chez tous les individus ; cette inégalité « structurale » serait fonction de l’éducation.
Par exemple dans une famille où les enfants baignent dans l’écrit et la culture, ils se retrouveront à l’école dans une activation de connaissances proche de celle qu’ils ont à la maison et en réussite.
Toute connaissance est disponible mais pas forcément activable à tout moment. « Rien n’est oublié ».
C’est ce qui distingue compétence et performance.
Les facteurs émotionnels peuvent court-circuiter le système. Mais c’est vrai aussi pour des connaissances qu’on n’a pas eu l’occasion de réactiver.
L’activation (la réactivation) est liée au contexte et à la nature des connaissances. Le temps d’activation dépend de la longueur du chemin à parcourir pour activer la connaissance.
Les problèmes de réactivation peuvent être liées à la situation présente, à des questions d’entraînement mais aussi aux contextes d’intégration et de structuration.
Dans le domaine de la psychanalyse, les associations d’idées sont ainsi utilisées (communiquées) pour retrouver des éléments parfois fort anciens comme ce qu’on a vécu à 4 ans.
L’activation se passe en mémoire de travail. Au plus c’est activé au plus c’est rapide à retrouver, prête à l’emploi. Les phénomènes d’oublis sont liés aux interférences.
Exemple de la liste de course. On oublie la liste de course, on veut faire un effort de mémorisation, mais c’est le croisement de toutes les listes déjà faites qui permet d’avoir un parcours « mémorisé  et organisé» dans les supermarchés. C’est une procédure. Les gérants de supermarchés changent l’organisation des rayons pour obliger les clients à découvrir de nouveaux produits, à changer de chemin.
Il n’y a pas oubli mais problème d’interférence ou d’activation.
Les connaissances épisodiques sont du domaine du vécu, du quotidien, elles participent à des scénarios plus généraux, à des scripts (aller au resto,…), elles sont de l’ordre des procédures.
Une variété de situations est source d’une variété de connaissances, elles-mêmes contribuant à la diversité du réseau (richesse qualitative et quantitative).
Dans la mémoire à long terme, les connaissances stockées sont de nature très diverses : un geste (ex : descendre un escalier) ou des connaissances plus conceptuelles (ex : conception du fonctionnement mental). Le degré d’abstraction des connaissances, en mémoire à long terme, est très variable.
Ces connaissances se déclinent selon deux types : déclaratives ou procédurales.
Les connaissances déclaratives sont de l’ordre du sémantique (concepts). (Ex : La France est un pays européen). Elles sont verbalisables, explicitables, indépendamment du contexte (= modélisations)
Elles permettent la communication ou/et la régulation de son activité (stratégie).
Quand on est expert dans une activité, on peut avoir une connaissance consciente des processus utilisés qu’on peut verbaliser (métacognition), qui participe à la régulation des activités, on peut donc revenir sur des informations implicites manquantes. Parmi les connaissances conceptuelles que l’on a, il y a des connaissances des processus.
Exemple de la prise de notes
Prise de note processus: sélection de l’information, mise en forme
Procédures : spatialisation, abréviation
Stratégies : gestion des processus
Preneurs de notes : ils structurent l’information.
Une stratégie en appelle à différents processus activés et gérés. Chaque processus est composé d’une variété de procédures.
La stratégie est fonction de l’expertise.
 
Connaissances procédurales (savoir faire) non verbalisables, implicites, automatisées, qui participent à la gestion de connaissances.
Toute connaissance est d’abord intégrée de façon déclarative. L’apprentissage consiste à transformer de façon procédurale.
 
Les connaissances procédurales et les connaissances déclaratives composent le Ying et le Yang de l’intégration.

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ3 : éducation et sciences humaines
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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 23:51
Introduction sceq3           
Odile Thuilier
26 sept 2006
 
Education et sciences humaines
 
Objectifs : Construire instruire son mémoire en s’appuyant sur un faisceau multiréférentiel :
Psychologie, sociologie, histoire, philosophie de l’éducation
 
Confronter avec son propre sujet de mémoire
Rédaction de synthèse liée à sa propre question de mémoire, penser à faire le lien avec son propre projet de recherche. Quels sont les apports des différentes disciplines : ça se complète ? S’oppose ? S’articule ? Pour pouvoir argumenter et se repérer dans les choix conceptuels, pour pouvoir argumenter dans la soutenance du mémoire. Dire, expliquer les différents apports des différentes disciplines au service du mémoire.
 
Epistémologie : discours sur les sciences, histoire des sciences
Qu’est-ce qu’une science ? Qu’est ce que la science ? Evolution de l’histoire des sciences et des techniques en rapport avec les pratiques sociales et humaines. Les sciences si elles n’évoluent pas, peuvent être érigées en dogme. Les sciences humaines et sociales dites molles sont des sciences jeunes.
 
Les savoirs évoluent, se constituent, se stabilisent par rapport à des pratiques sociales de référence .
Illustration de cette phrase : Vigarello Georges : un des fondateurs des sciences de l’éducation, analyse des photos de la pratiques du ski au début du siècle : on y voit des branches d’arbres près des pistes, il y avait des grosses chaussettes et pulls de laine, des planches en bois très lourdes, qui conditionnent une certaine pratique de la descente. (Idem pour scaphandres.) Aujourd'hui les pratiques sont différentes : l’environnement est aménagé pour le ski, les portes de passage sont faites avec des matériaux composites souples sur lesquels les skieurs s’appuient pour reprendre une impulsion.... Le rapport à l’environnement et les techniques ont évolué ce qui influe sur les pratiques et par la même sur les loisirs. La recherche fondamentale n’a pas toujours un impact direct immédiat sur les pratiques sociales. Charpak ne sait pas encore ce que ses recherches vont avoir comme retentissement sur la vie de tous les jours. Exemple de la santé. Autour des épidémies, il a fallu évoluer sur le matériel d’injection. La recherche a été interpellée pour améliorer les techniques de stérilisation et d’injection. Mais le matériel a changé les gestes des professionnels.
 
Il y a interpénétration de la recherche et des pratiques sociales.
C’est plus délicat à observer lorsque l’on regarde dans les pratiques éducatives (y compris l’animation). Exemple : l’évolution des toiles de tentes a eu un impact sur les randonneurs. L’évolution des sciences humaines modifie nos pratiques éducatives. Les problématiques que l’on rencontre au quotidien dans l’éducation interpellent la recherche. Mais la recherche n’est pas d’abord utilitariste. Ce n’est pas d’abord pour résoudre les problèmes du quotidien.
 
Praxis : pratique réfléchie questionnée
Praxéologie : recherche de l’action efficace.
 
D’où viennent les idées, les modèles, les concepts ?
Il y avait une sorte de définition de l’atome chez les Grecs, mais le savoir a évolué. Ce qui peut faire une discipline constituée : elle doit avoir des fondements épistémologiques. Cela participe d’une réflexion philosophique sur l’éducation. D’où viennent les sciences de l’éducation ? Qu’ont-elles de scientifique ?
Projet : mot fort : formation par la recherche qui participe à la professionnalisation. Praticien réflexif : le professionnel réfléchit à partir de ses pratiques ; la pluralité des points de vue est nécessaire.
 
Il faut être précis dans le vocabulaire pour faire un travail scientifique. Les mots ne sont pas vraiment des synonymes.
Exemple : Ethique questionnement existentiel Ricoeur grec pas forcément écrit. Déontologie origine latine, sens différent : règles codifiées charte écrite. On ne parle pas n’importe comment des gens sur lesquels on fait de la recherche dans le cadre d’un mémoire. Ex : les enseignants ne font pas d’effort. Problème déontologique. Principe énoncer sans dénoncer. Quand on a à argumenter, ne pas utiliser d’injonction : le travailleur idéal doit … ne doit pas.
 
 
Sciences de l’éducation : d’où ça vient ?
Philosophie de l’éducation : Christiane Peyron Bonjan a été l’élève d’Ardoino, Vigarello… Il faut se repérer dans le panorama des théories de l’apprentissage et de l’éducation. Qu’y-a-t-il de spécifique ?
 
Il y a eu un 1er mouvement aux 17 et 18 èmes siècles. Il y a eu un moment important : la révolution française. Quelle conception de la cité ? Pas de projet éducatif qui ne soit un projet politique. (Ardoino). La constitution des grandes écoles s’est faite à ce moment, il y a eu un projet de démocratisation de l’école. Raison et science contre obscurantisme, uniformisation de la langue (oc oil) dans le but d’apporter à tous les lumières de la science. Il y a eu une volonté de rationaliser les discours et les observations sur la nature, l’être humain l’éducation. Ex : en médecine Ambroise Paré travail sur les cadavres (interdit à cette époque, il s’est caché). Débat entre croyances et sciences. Mouvement pour contribuer à des connaissances plus rationalisées ( Sciences de la vie, de la matière et de l’homme). A ce moment est apparue la taxonomie : science de la classification (ex du vivant vertébrés, invertébrés….Classification des sciences. Quelles différentes sciences, qu’est ce qui les caractérise ? Une case est restée vide longtemps : éducation, pédagogie.
 
Première tentative de rationalisation des pratiques éducatives
Pour les pratiques éducatives : un auteur oublié a voulu rationaliser les discours : Marc Antoine Jullien fils dit Jullien DE PARIS (1775 - 1848), collaborateur de Pestalozzi (Suisse). Dans cet institut, on a voulu faire une mise en pratique de principes de Rousseau. DE PARIS a voulu soumettre les pratiques éducatives au même regard rationnel que les autres sciences. A toute chose on doit pouvoir trouver une cause. Si on ne peut démonter, démontrer les réalités, ce n’est pas scientifique. Ex : il ne suffit pas d’aimer les enfants pour bien faire la classe.
1ère approche de la pédagogie : ce qui est pratique. Description rigoureuse des pratiques, étude de la psychologie de l’enfant, connaissance comparative des progrès selon les types d’éducation, de formation. Peut-on se donner une théorie générale de l’éducation ? C’était le projet de Jullien de Paris fonder une science de l’éducation à peu près positive, quasi expérimentale. Méthode expérimentale : elle existe. Dans le monde de la matière, certains phénomène s’y prêtent bien mais certains aspects ne s’y prêtent pas, donc quasi expérimentale. Il profite de l’institut fondé par Pestalozzi en Suisse pour mettre à jour un traité d’observation, mettre à jour une méthode d’éducation, un questionnaire pour recueillir toutes les informations possibles pour toutes les pratiques pédagogiques, organiser des comparaisons à l’aide de tableaux, pour obtenir des principes certains afin que cela deviennent à peu près expérimental. Peu de monde répond, on va oublier Jullien De paris. Il lui a manqué des méthodes rigoureuses et des théories d’appui. Il manquait l’épistémologie, les théories de référence. Pas de fondement scientifique.
 
Rationalisation des pratiques de formation et des pratiques pédagogiques
Le souci d’organiser l’école est apparu à la IIIème République avec la formation des maîtres. C’est le ministère de l’Instruction Publique au 19ème siècle qui est à la base de ce mouvement. Dans la formation des maîtres, la notion de psycho pédagogie apparaît vers 1880, 1885… C'est les premiers travaux russe de la théorie béhaviouriste mis en lien avec les pratiques. Il y a un contexte social et politique qui intervient dans la rationalisation des pratiques. Pourquoi ne s’empare-t-on pas des résultats de la didactique pour modifier l’école ? Cela ne passe pas forcément tout de suite.
On va rationaliser la pratique pédagogique. Quelle place pour la pédagogie dans les sciences ? Ceux qui essaient d’établir des taxonomies essaient de trouver ce qui différencie les approches, ce qui les rapproche, en quoi elles peuvent être articulées. Dès 1600, on essaie de classer les sciences selon l’objet sur lesquelles elles portent.
 
Pour les sciences de l’éducation,
Quel objet traitent-elles ?
Quelles sont ses origines ?
Quel degré de sciences ou d’art ?
 
Vocation : on serait voué à être un bon enseignant ?
Pédagogue : transmission, transfert des connaissances, discours sur l’homme connaissant : ordonnancement des savoirs, ordre des savoirs, ajustement des savoirs aux connaissances des enfants, exercices qui peuvent aider les enfants à apprendre
Distinction didactique pédagogie : il y a des différences. Diderot, D’Alembert ont publié un dictionnaire raisonné des arts et des métiers. Les Membres de la société d’éducation ont placé l’histoire, la philosophie de la science et la poésie dans le classement des sciences.
 
Que mettait-on derrière le terme de pédagogie ?
Art de retenir
Psyché
Education de la morale
On parle de la pédagogique : Marie Ampère
 
On différencie les mondes. Ces sciences décrivent elles des phénomènes ou dégagent-elles des lois ? Distinction théorie et modèle. Sciences qui s’intéressent au manifeste ou au caché (psycho). Manifeste : changement de comportement. Caché : son mode de fonctionnement. Rapport à la théorie et à la pratique. Y a t-il des théories de référence en sciences de l’éducation : oui systèmes de référence, mais aussi modèles, ils n’ont pas la même force. Qu’est ce qui peut faire apprendre ? Modifier le comportement. On va retrouver une science de l’éducation avec Durkheim à la Sorbonne. Il ne fera pas de référence à Jullien
 
 
 
Différence entre théorie, modèle et pratique
 
Etrangers
Abstrait
       Théorie
 Toute théorie se construit à partir des pratiques.
De la pratique vers la théorie il y a un travail de distanciation :
vers des lois , des principes valables pour tous
 Repérer les principes,
les règles de fonctionnement, et élaborer des théories
                                       Modèle
 
 
                                                                       Pratiques  savoirs concrets «qu’on crée » sensible familier
Mouvement piagétien du familier vers l'abstrait
 
Il y des malentendus qui vont avoir à faire avec la manière de transmettre les savoirs. Savoirs concrets qu’on crée. Distinction col blanc col bleu. Ouvrier intellectuel. Distinction concepteur, et petites mains, discours péjoratif, lutte des classes. Michèle Genthon : on a tous des modèles dans la tête. Les théories nourrissent les pratiques (Donadieu) Lire permet de rénover ses pratiques quand on est en crise. Un modèle n’a pas la même force de proposition qu’une théorie ; il n’élabore pas des lois universelles. Exemple patron de couture, gabarit, fiche technique. On a généralement un modèle d’enseignant qu’on ne veut pas être ou qu’on rêve de devenir. Le modèle est plus confortable pour agir que la théorie. Si on donne la fiche de la tarte à la tomate, ce n’est pas du même ordre, du même niveau de discours. Références dessous : travaux de l’approche behavioriste. Pavlov, Skinner. Elles viennent de la psycho expérimentale. C’est là qu’elle est reconnue comme science. Cette discipline va nourrir les sciences de l’éducation. D’autres vont l’alimenter aussi, comme la socio… Cognitivisme : approche cognitive, cognition, connaissance
 
Modèle du développement : Piaget, Vigotsky. Ils ont développé des modèles du développement de l’intelligence. Pourquoi pas théorie ? Ce ne sont pas des lois universelles. Ils proposent une organisation un des règles de fonctionnement et de développement de l’intelligence : psychologie cognitive, voire clinique.
Telle stratégie utilisée par l’élève inférée à partir de l’élève. On essaie d’isoler pour repérer des conditions, des stratégies.
 
Derrière les modèles, il y a des théories de référence. Comment les repérer ?
Par exemple pour Piaget : il faut se poser des questions : quelles formation initiale, bibliographie, sources ? Travaux ? Intelligence qui se développe par stades. Il a lu Kant. Il a une formation en biologie. Ses modèles sont issus des sciences du vivant. Ex : assimilation : Incorporer des éléments, absorber, des informations, des stimulis.Ex : accommodation : Accommodation de l’être humain à son environnement. Les informations modifient et structurent notre pensée. Intelligence : faculté d’adaptation de l’être humain à son environnement. Il pense avec un modèle biologique. Ex : modèle de la cellule. Vigotski : relié à quelle théorie ? Quel modèle politique ? Socio constructivisme.
Lien de fondement épistémologique
Modèle en pédagogie, éducatif, courant éducatif, Freinet, Montessori… On ne parle pas de théorie.
 
Quelle lignée pour mes concepts ? Quel champ ? Quelle discipline ?
Jeu : Chateau, Wallon
Différencier, rapprocher, coordonner les concepts… Le concept de régulation  dans différents champs : mécanique, formation… Est-ce que cela a quelque chose de commun ? Le modèle est plus opérationnel, plus pratique. Qui est un théoricien en sciences de l’éducation ? Il y en a très peu.Modélisateurs, penseurs de l’éducation : Meirieu. Mais ce n’est pas un théoricien. Il y a des emprunts à des sciences connexes. Le discours pédagogique fait des emprunts à d’autres secteurs : remédiation (santé), objectif (ingénierie militaire)
 
Autonomie : qui en parle ? Philosophes ?
Formation tout au long de la vie : selon le pays, marquage différent…
 
Historique des sciences de l’éducation
C’est dans le cadre de la formation des maîtres que la science de l’éducation est apparue d’abord à La Sorbonne, avec Durkheim, à l’intention des élèves maîtres puis des étudiants. Au départ on l’avait appelée « psychologie appliquée à l’éducation ». Ce cours va trouver son public car l’offre crée la demande. Il y a eu des grands noms qui ont attiré. Au départ, elle n’avait pas très bonne presse, même auprès des enseignants, même du primaire. Pour eux, la formation était suffisante. En Second degré, le mot pédagogie rendait les professeurs très méfiants. On se demandait : est-ce des recettes pour agir ? des modèles ? Les enseignants militants ont soutenu, c’est ce qui a permis de continuer. Tout s’est arrêté à la 1ère Guerre Mondiale. Lié à la réorganisation des écoles normales, on va voir réapparaître des choses autour de sciences de l’éducation.
1er diplôme en sciences de l’éducation licence en 67, maîtrise en 68. A Aix, cela a d’abord été une émanation de l’UFR de Psychologie. Bonniol avec un groupe d’enseignants, a crée au départ le département de psycho pédagogie. La science de l’éducation est devenue les sciences de l’éducation avec une inspiration suisse, issue de l’ex institut Rousseau. L’idée en est des approches plurielles, avec la création d’un cursus spécifique. Ardoino, Vigarello, Mialaret… sont parmi les principaux fondateurs. Jean Chateau s’est intéressé au jeu chez l’enfant. Ardoino a reçu la légion d’honneur cet été. Il y a eu un grand rassemblement des grands noms dans le pluriel des sciences de l’éducation, dans la multiréférentialité (Ardoino).
 
Les sciences de l’éducation et la multiréférentialité
Il s’agit d’un faisceau de sciences connexes qui viennent apporter leur point de vue à l’éducation des enfants et à la formation des adultes (andragogie), extension du champ. Un terme est très fort au niveau des méthodes de recherche : multiréférentialité. Le rapport au réel est travaillé différemment. Groupes témoins et s’intéresser à la parole de l’autre n’est pas du même ordre. On travaille sur la construction de dispositifs de recherche les plus judicieux possibles. Ne pas opposer méthodes qualitatives et quantitatives.
 
Quelle est l’identité des sciences de l’éducation : on regarde les recherches : être capable de se donner plusieurs approches pour des mêmes phénomènes.Le point de vue pan optique est impossible. L’idée est de pouvoir étudier, regarder un objet, une pratique, un phénomène avec plusieurs approches. On peut l’aborder avec les différences des points de vue de la socio, de la psycho… Idée de l’ouverture, ne pas s’engoncer dans un point de vue, pouvoir se placer d’un autre point de vue. Il faut situer d’où l’on parle. Contre la pensée unique, s’emparer de différents points de vue l’idéal étant d’arriver à articuler les différents points de vue.
 
Exemple : Aux USA, par rapport à l’épidémie du HIV, quand on vidait son appartement, on vidait des kilos de médicaments de trithérapie. Ils ne prenaient pas leurs médicaments ? Autre point de vue : rencontrer des patients, voir comment ils gèrent la lourdeur de leur traitement au quotidien. Entretien avec les patients. Difficulté d’observer une prescription médicale lourde. Problème de l’observance du traitement.
 
Conseil pour une recherche de niveau master 1. On est préoccupé de mutiréférentialité. S’emparer d’un certain nombre de concepts. Il vaut mieux en mettre moins, mais les maîtriser mieux à ce niveau. Par exemple approche avec deux modèles ou théories de référence. On peur relier les différentes interventions. Manipuler les comptes-rendus de recherche dans la « revue française de pédagogie » pour se familiariser. Consulter des mémoires à partir de Noël mais bibliothèque de centre de documentation à Lambesc. Il faut donner un chèque de caution. En voir plusieurs. Qu’est ce qui est spécifique, de quoi ils traitent, quelle méthode, quel cadre conceptuel ?Articulation entre différentes théories et modèles de l’apprentissage. Auteurs qui ont essayé de classer. Entrées, points de repère, de lecture… Tableau A3 à élaborer
La psychologie clinique s’intéresse au rapport au savoir. Le projet de recherche doit être un projet de connaissance. Il interpelle les chercheurs. Il doit être en lien avec des questions socialement vives.

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Published by les étudiants en master 1 - dans SCEQ3 : éducation et sciences humaines
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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 13:26

     Objectifs :   Distinguer les écrits professionnels des écrits scientifiques, les publications scientifiques des publications de vulgarisation. Produire une argumentation scientifique, un texte scientifique.

 

Modalités de l'évaluation : Rédaction individuelle, voir à deux si vous êtes sur le même thème, d'un article scientifique en lien avec le projet de recherche de l'étudiant.

 

Rendu des textes le 17.01.2007, soit par internet en .rtf ou .doc sous le titre de : votre nom de famille + 72 soit - et ceci de préférence - sur papier.  Pour la régulation, rendu des textes à la date du 30 Novembre avec une question précise sur ce qui nous questionne.

  

 

 

     Objet du cours du 28.09 :

 

Dispositif pédagogique : Principe de l'évaluation formatrice ( évaluation de la tache par les élèves grâce à des supports contrastés)

 

Documents :

  • La représentation des professeurs des écoles première année sur le métier d'enseignant - Céline REKASSA étudiante en master 1
  • L'entretien de co-évaluation en situation de stage - Linda ALLAL - Question vives volume 1
  • Les gens du voyage et la scolarisation  - étudiant de deug d'histoire

Tache : d'après vous quel est le document le plus valable ? Dégager les critères d'évaluation !

 

 

 

Une fiche récapitulative des critères dégagés grâce aux documents sera donnée au prochain cours !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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