les cours de master 1 à l'Université de provence
Actualité de la recherche
Stéphane Simonian
25 10 06
cascade à réaliser :
THEMATIQUE
9 SUJET DE RECHERCHE
9 OBJET DE RECHERCHE
9 PROBLEMATIQUE
….méthodologie de recherche
Qu’est ce qu’une problématique de recherche ?
Comment problématiser ? = Comment réduire sa thématique ?
Problématique : éclairage théorique que l’on donne à son objet de recherche.
On ne peut avoir de méthodologie tant que l’objet de recherche n’est pas défini.
Quand on a une thématique, on a une idée de travail.
Elle se définit par un contexte et un public.
Quand on a un sujet de recherche, on a un (des) mots, un (des) termes qui réfèrent à un cadre théorique, des référents, des modèles suite à un état des lieux de la question
Ex de thématique : formation à distance avec le réseau internet
la formation à distance : contexte large
Zone de connaissance : terme qui permet de recueillir des informations théoriques : Piaget, Vygotski, Skinner, Bruner…
on réduit quand on parle de la construction des connaissances dans un contexte de formation à distance par le multimédia.
Objet de recherche : hyper-texte
La zone de connaissance à laquelle on se réfère est plus ciblée.
Scénario méthodologique dans le cadre de la formation à distance.
Ex de thématique : l’intégration des élèves en collège adressés par d’autres institutions
Quel public, pour montrer quoi ? Du côté des enseignants par rapport aux connaissances qu’ils ont, des effets dans leur pratique.
Zone de connaissance : représentation, psychologie, psychosociologie, sciences cognitives…
Définir le contexte, associer les termes entre eux.
A la fin, le terme représentation pourrait ne plus figurer, même s’il a servi de point d’ancrage.
Ex de thématique : conte = outil pour la réussite des classes cycles dans les ZEP
contexte bibliothèque
Outil :terme à définir
Travail du côté enseignant ? Etudiant ? Travail sur les conditions de mise en œuvre ?
Écart entre connaissances existantes et phénomène : le sujet.
l’ensemble des concepts, des modèles autour du sujet est un état des lieux, il faut ensuite se positionner sur un modèle qui paraît plus pertinent que les autres. Cela donne alors l’objet de recherche.
Pourquoi on s’intéresse à cela ? Qu’est ce que l’on veut apprendre soi là-dedans.
principales questions à se poser :
- qu’est ce que je veux regarder (dans l’intégration meilleures performances à l’école, réussite sociale ) ?
- qu’est ce que je veux savoir moi ?
- qu’est ce que je vise ?
ex : qu’est ce que je poursuis dans l’hyper-texte ? Je veux comprendre comment notre cerveau fonctionne. Les ordinateurs sont les miroirs cognitifs. Le concept d’hyper texte date de 1945. On raisonne par association d’idées. Est-ce que je peux participer à un modèle d’élaboration des connaissances grâce à l’hyper-texte.
Objet de recherche : on justifie qu’on travaille sur un point précis. Il soulève des questions.
Ex : un manque de connaissances dans le domaine considéré, une situation pratique,
faire un point d’entrée à partir d’une difficulté particulière.
L’idée en en MR1 c’est que l’ancrage soit bon. c’est une pré méthodologie, comme une enquête exploratoire
Méthodologie
Traitement
Analyse
Perspective de recherche
Pourquoi avoir choisi cette entrée là, ce référent théorique là, ce qu’il apporte?
Focaliser.
L’idée est d’avoir un cheminement logique : M1, m2, thèse
une thèse est une argumentation, un raisonnement logique sur un point identifié.
Exemple : Quel impact des stages filés sur la professionnalisation ?
Professionnalisation ? Qu’est ce que cela veut dire ?
Professionnalise la compétence ?
Compétences observables en situation de classe.
Les Québécois ont de très bons modèles sur la question de compétence.
Si on regarde un dispositif, les conditions favorables pour faire acquérir des compétences… Doit-on travailler en didactique ?
Problème pratique qui se pose.
Compétence : champ très large
Il faut écrire tout cela. Cela va être le référent principal. Moi là dedans je choisis rapport entre savoir dire savoir faire et savoir expérientiel… Il faut par exemple justifier de ne pas avoir choisi de travailler là-dessus.
Si on part trop large, on perd trop de temps à réduire.
La compétence peut être l’objet : savoir expérientiel Le tournant réflexif Schön
Compétence : savoir parler de sa pratique ?
Peut-on travailler l’abstraction réfléchissante de Piaget chez les nourrissons ? A priori non.
Soit on part de la théorie et on en déduit une hypothèse : méthode hypothético déductive, soit on part d’une expérience, d’une situation, d’une observation, et on théorise.
La question de recherche peut être conceptuelle (concernant la définition d’un terme : la signification d’un terme est elle adéquate à un phénomène )
Ex : idéologie, outils …
Différences ? objet outil instrument
Un piano est un instrument, il a une fonction fixée, une finalité. Un outil n’a pas de finalité, mais peut avoir plusieurs fonctions. Un outil est quelque chose qu’on doit s’approprier.
On travaille sur un outil quand on ne connaît pas sa finalité.
Un moyen ? Problème de signification de terme.
Quelle théorie je peux utiliser pour définir le concept que je veux utiliser ?
Ne pas mettre en discussion (confrontation) des modèles venant de champs théoriques différents (clinique / l’expérimental ; sociologie / psychologie).
Plusieurs référents sont possibles mais si on prend tout pour regarder, comment peut on regarder ?
Méthodologie systémique : établir des éléments d’interaction et voir comment les uns interagissent les uns sur les autres.
On doit pouvoir réutiliser le travail, c’est un critère de réussite.
La lisibilité de la recherche est un critère de scientificité.
Au départ, on a une approche plurielle. On peut la garder. Mais on va adopter une méthodologie. Les référents théoriques vont être évalués.
L’état des lieux de la question : sujet - objet.
Zone de connaissance : quelle compétence ? Quel public ?
On débouche sur l’objet.
On fait toujours une grille d’analyse.
Le problème des concepts.
L’observation d’un concept n’est pas toujours possible. On va alors étudier les propriétés qui le définissent
On crée des catégories. Elles sont définies par des propriétés. Les propriétés sont observables.
Les catégories sont différentes les unes des autres par les propriétés qui les définissent. Le fait d’avoir des propriétés transversales n’est pas une erreur de catégorisation.
Quand on travaille l’appropriation du savoir c’est les propriétés qu’on va observer comme la mémorisation à long terme.
On va utiliser un référent théorique et ce sont les propriétés mises en avant qui vont être importantes
Ex les quadrilatères
4 côtés carré rectangle losange
angles droits carré rectangle
4 côtés égaux : carré et losange.
Ex qu’est ce que la prise de conscience : entrée purement théorique.
Il faut justifier d’où l’on part.
Composants d’une problématique
1/ Le thème
2/ Théories et concepts qu’on pose
3/ Point particulier par rapport au corpus théorique
4/ Objet : problématique
Si on part d’une situation pratique, il faut d’abord décrire le contexte.
Etre simple sans être simpliste. Il faut parler avec les mots de l’ancrage théorique.
Il faut toujours faire quelque chose qui intéresse.
Il faut se désinvestir. Il y a toujours un point de vue ou une expérience en lien à la thématique.
Il ne faut pas dire ce que l’on pense avec le « je » mais avec le « nous ».
j’affine mon thème :
Qu’est-ce que je veux regarder ?
Qu’est ce que je veux savoir ?
Qu’est ce que je poursuis ?
Lors de la revue de question, on lit des livres, des articles, on les résume, on les annote, on dit ce qu’on en pense…
A posteriori on reprend toutes ces notes et de celles-ci va se dégager une récurrence, un objet de questionnement particulier, ce qui nous intéresse vraiment.
Tout ce qu’on formalise est une mémoire de réflexion pour la suite. On se rend compte en fin de thèse que cela avait une signification. C’est un fil conducteur.
Autre point important : l’utilité sociale de la recherche. A quoi cela va servir ? A qui ?
Quand on a élaboré la revue de question, on a fait une multitude de lectures et on a différents référents théoriques et modèles : on est embrouillé.
On constitue ensuite sa grille d’analyse. Voilà de quoi je vais me servir et pourquoi. Quand on a fait ça, on a fait le plus dur, même si on est dans la clinique.
Problématiser, c’est justifier la pertinence du modèle théorique que l’on a choisi.
Tout le monde doit pouvoir décrire le contexte dans lequel il travaille. On peut mettre des référents théoriques pertinents par rapport à ça.
Il ne faut pas un titre à rallonge.
Il faut la zone de connaissance, le contexte, la situation, le public à qui ça s’adresse.
Cela permet de travailler sur les trois éléments.
Le titre va s’affiner de la thématique à l’objet de recherche.
Exemple de thématique : Les affects dans la relation éducative
Contexte : une maison d’enfants
intérêt pour quel public?
réflexion sur sa pratique en rapport avec les affects en vue d’une relation éducative.
Construction de la personne dans la relation éducative.
Pour aider les éducs,
Enjeu à travailler sur les affects. Il est possible que cela vienne de processus inconscients.
Objet : réflexion sur la pratique
Grille d’analyse : les affects
Théorie :Kolb et Schön ont parlé de la réflexion sur la pratique.
Objet ?
Types de savoirs
Types de réflexion
Savoirs en action et savoirs sur l’action
Si quelqu’un travaille sur réflexion sur la pratique et affects, cela fait gagner du temps. S’il n’y en a pas, il faut construire la grille d’analyse. Travail sur entretien. Définir les affects, les catégoriser, comment les repérer dans le discours.
Réflexion sur la pratique : mettre en questions.
Analyse des termes on peut voir ce qui est de l’ordre du théorisé de ce qui ne l’est pas.
Savoir faire ? théorique ?
Possibilité pour les éducateurs spécialisés de théoriser leurs affects ?
Problématique : théoriser les pratiques
Est-ce que c’est pertinent de travailler sur les affects ?
Un outil observation pour avoir une distance ; quand on en parle, on n’a pas tous les mêmes hypothèses.
Quand on a l’objet, on a la méthodologie. Je la justifie par rapport à l’objet, la problématique,
1/ justification objet / problématique
2/ outils du recueil de données : questionnaire entretien observation
3/ Les biais : la présence du chercheur. En entretien, on doit y être. Pour un questionnaire, on n’est pas obligé d’être sur le lieu. Mais il peut y avoir des effets de perte.
Il peut y avoir l’effet Hawthorne (sur le groupe témoin).
Contrat méthodologique : il faut informer la personne : pourquoi on est là, sur quoi on travaille, l’anonymat.
la personne peut modifier son comportement mais elle est prévenue qu’elle est en situation d’expérience.
Effet Pygmalion : il vaut dans toutes les méthodologies.
Il faut indiquer les conditions de l’expérimentation.
Si le lieu n’est pas identique pour l’entretien, c’est un biais pour l’expérimentation.
…
4/ traitement des données
on a expliqué comment on a recueilli les données
on en fait le traitement.
une des seules parties objectives du travail.
Traitement à plat : question par question ; discours par discours…
Traitement croisé : est-ce que je peux mettre des choses ensembles : corrélations, analyses factorielles. On croise des variables, on part du simple pour aller vers le plus difficile.
…
5/ analyse et interprétation des données
On distingue l’analyse et l’interprétation des données.
Si les deux sont mélangés, on s’y perd.
On enchaîne ensuite sur l’interprétation.
Que veut dire la différence entre les deux groupes ? Est-ce lié au public ? A la présence du chercheur ?
6/ Discussion et perspectives
comment j’aurais pu faire autrement ?
Référents théoriques qui auraient pu éclairer autrement.
Ne jamais détruire son travail.
Perspectives pour l’année suivante. Peut-on étendre la méthodologie.
Y a-t-il un intérêt à travailler là-dessus ? Qu’est ce que je vais pouvoir observer ?
M1 : On peut faire une enquête exploratoire avec des bases méthodologiques. Il faut voir cela sur 2 ans.
s.simonian@educaix.com