les cours de master 1 à l'Université de provence
Actualité de la recherche
Didactique comparée
Christine Félix
11 10 06
Les didactiques du français refusent d’adopter le concept de contrat didactique et parle alors de concept d’interaction langagière. De même pour l’idée de transposition. Ils disent qu’en français, il n’y a pas de savoir savant. Qui peut dire que telle œuvre est un savoir savant ? Ils refusent aussi le concept de transposition.
En EPS,les didacticiens ne parle pas de savoir savants mais de savoir expert : manière que Zidane a de frapper dans un ballon.
Pendant très longtemps, les didactiques se sont refermées ; « nous ce qui nous préoccupe c’est le rapport aux objets de savoir », ils se sont définis en opposition aux pédagogues.
Se préoccuper de comment on fait une multiplication ou de la division, cela n’a qu’une portée très limité. Ne travailler que là-dessus, ce n’est plus possible. On se prive de tout ce que fait une classe, de toutes les difficultés d’élèves, des approches sociologiques. Cela doit venir travailler la question de la transmission des savoirs.
C’est important pour que les enseignants se sentent mieux et que les élèves apprennent mieux.
Les détracteurs reconnaissent une responsabilité technique, mais refusent tout un système de réflexion relativement à l’élève et à la façon dont il se construit en tant que sujet.
Les sciences de l’éducation sont détestées. Les gens qui sont là ne sont que des généralistes, et les intervenants ne sont que des spécialistes. Les psychologues et sociologues pensent qu’en sciences de l’éducation on touche à tout sans approfondir.
En sciences de l’éducation, les didacticiens sont critiqués. Didactique comparée : le danger est de vouloir quelque chose d’universel.
L’ambition de la didactique est toute petite : voir ce qu’il y a de récurrent dans les différentes didactiques. Pour dire ce qui est commun, il faut avoir identifié ce qu’il y a de spécifique.
Elodie : problèmes scolaires en 3ème A. Elle n’arrive pas à distinguer ce qui est spécifique de ce qui est général.
Si on fait un amalgame transdisciplinaire, on perd ce qui est spécifique. On oublie qui on est et on va à la catastrophe.
Il faut repenser la possibilité à l’enseignant de faire le travail en classe, plutôt que de le laisser à la responsabilité de l’élève. Le paragraphe fait à la maison n’est jamais corrigé : il n’y a qu’un corrigé type qui ne permet pas à l’élève de savoir si ce qu’il a fait est bon ou mauvais.
• responsabilité technique dans la transmission des savoirs disciplinaires
• réflexions : manières dont se construit le sujet dans les apprentissages
1er recherches : production privilégiant une entrée psychologique d’inspiration piagétienne, laissant de côté la question sociologique
Ex. : le temps didactique : place importante dans nos institutions de formation.
Notre point de vue : chaque fois que se nouent des relations autour d’un savoir : contrat didactique, temps didactique, ….
Comme à l’école : Chemin indiqué : TRANSPOSITION DIDACTIQUE
TRAVAUX DE RECHERCHE : Mise en place aide à l’étude
étude scolaire : publique : visible par l
étude scolaire : privée : échappe au regard de I
Mais pour personnelle qu’elle soit, cette étude n’en est pas moins aidée.
Une des aides principales que la forme scolaire apporte à l’étude : délimiter un espace où elle pourra être conduite avec profit.
• analyser le travail de l’élève du point de vue de ce qu’il fait et de comment il le fait
• analyser le travail de l’élève depuis les conditions mises en œuvre -ou non- pour que se déroule l’étude attendue
15. E : pour moi l’histoire c’est de la logique…c’est un événement qui en entraîne un autre… et donc il faut juste apprendre…se rappeler…et puis en histoire on peut pas s’entraîner…c’est pas comme en math…
16. R : non en histoire si on a décidé de s’entraîner on peut le faire…prendre des sujets type brevet et les faire…
17. E : en math on peut s’entraîner car c’est juste les chiffres qui changent en histoire…c’est jamais pareil…on peut pas réviser car on sait jamais sur quoi ça va tomber…ça change tout le temps
18. R : mais c’est exactement pareil…c’est toujours la même façon de faire…3 questions…3 documents 1 paragraphe…ensuite…bien sûr ce qu’il y a à l’intérieur des documents cela change mais on peut s’entraîner…c’est toujours la même méthode…la même technique…
19. E : les textes ils parlent pas toujours de la même chose…c’est toujours différent pas comme en math…quand on a compris une méthode c’est toujours la même…
20. R : d’abord ce n’est pas toujours des textes des tableaux des cartes…mais le travail est toujours le même et puis les travaux qu’elle donne à finir à la maison…c’est un entraînement…….
… pour reprendre ce que tu dis c’est comme les exercices en math…cela te permet de t’entraîner et de comprendre la leçon…de parler de la France après 45 et de voir les réformes mises en place par Mitterrand et le document 3 du contrôle il te permet même de comprendre que tous les Français ne sont pas satisfaits de ces réformes même si on a appris dans le cours que Mitterrand restera une figure emblématique de la V République… (rires)
26. R : […] essayer de participer en cours cela te permet de t’entraîner…de voir si tu choisis les bonnes informations pour argumenter la réponse…enfin si tu arrives à traiter la question…
27. E : ouais…mais maintenant j’écoute presque pas en classe…elle parle elle parle elle parle…puis après elle dicte alors des fois j’écris et je comprends même pas ce que j’écris et puis si on comprend pas…elle s’en fout…puis elle interroge toujours les mêmes…en début d’année…non…mais maintenant elle doit finir son programme et elle s’en fout de nous alors elle travaille qu’avec ceux qui veulent elle dit……moi des fois je voudrais répondre mais …
28. R : ce matin tu as demandé la parole et elle te l’a donnée
29. E : oui mais elle m’a pas laissée finir alors moi je sais toujours pas ce qu’il fallait dire………
31. R : ……je sais pas……que les élèves qui ont des difficultés…ils sont…ils se sentent …un peu seuls………je sais pas…de toute façon il faut apprendre en histoire…et en géo aussi…bon comme ailleurs mais…comment dire …
si on apprend pas les évènements…leurs dates…on ne peut pas faire de liens et expliquer pourquoi et comment ces événements ont eu lieu………je crois que le prof ne dit pas assez……je crois qu’Élodie…je crois que tu n’as pas assez appris pour……comprendre…c’est lié….
G. et là au niveau du travail à la maison…ils sont supposés faire quoi ?
I. pas grand chose parce que je leur donne beaucoup moins de travail qu’au début de l’année d’une part parce que je m’épuisais à vérifier que le travail était fait et il y a toujours des élèves qui ne font rien…euh d’autre part parce que ils ont du boulot ailleurs et que j’ai pas envie de les charger…ils ont régulièrement des contrôles….donc je donne … je donne très peu de travail… finalement …
I. mais n’est-ce pas important qu’ils aient du travail à faire à la maison en histoire/géographie ?
G. c’est ce que je me disais, ce que je pensais avant et puis c’était tellement la galère parce que si on leur donne du boulot faut vérifier qu’ils l’aient fait quand même…… si on vérifie pas, il y en a qui vont se décourager, qui vont dire à quoi ça sert et tout … et puis ceux qui ne le font pas, il faut donner des exercices, des sanctions, des heures de colle ….
……je me suis rendue compte qu’avant…quand je donnais du travail on passait l’heure à le corriger…alors on corrigeait le travail toute l’heure et à la fin de l’heure je redonnais du travail à faire à la maison et puis après en classe on recorrigeait et tout le temps comme ça…j’avançais pas … maintenant c’est plus confortable …. …
F. :….. parce que le devoir moi quand je donne un devoir j’attends même pas qu’il soit bien fait…. …de façon juste et correcte…où toutes les réponses soient justes… j’attends qu’il soit fait et qu’il y ait eu une tentative… qu’il y ait eu une prise de conscience de la difficulté d’être seul face à son travail…c’est tout …c’est à ça que cela me sert essentiellement…bon après c’est sûr quand je demande de lire un livre j’attends qu’il soit lu et à peu près compris…et là encore la lecture autonome même s’ils n’ont pas tout compris ce n’est pas grave…donc oui ils ont essayé…ils se sont posé des questions…ils me les posent et voilà…c’est du travail seul… c’est ça qui est important…
F. : …. le côté grave c’est de ne pas l’avoir fait de ne pas avoir essayé c’est ça que j’essaye de dissocier parce que c’est sûr que je travaillerais dans le huitième à Monticelli je te dirais…j’exige que… et il faut que…parce qu’ils ont des moyens de…tu vois ce que je veux dire ce sont des gamins qui sont entourés…encadrés…suivis à la maison et tout….là mon objectif il est moindre forcément…mon objectif c’est qu’ils essaient … donc effectivement de ne pas réussir ce n’est pas grave … et je crois que pour beaucoup d’élèves … euh … d’entendre toujours que si tu réussis pas tu es un demeuré…parce qu’ils l’entendent même à la maison ça…
• L'observation de l'activité d'enseignement des professeurs ouvre un espace de compréhension des conditions faites aux élèves pour qu'ils étudient.
• L'analyse de l'activité d'étude des élèves ouvre un espace de compréhension de l'activité enseignante.